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Vingt milliards de BIF pour la gestion des urgences climatiques

C’est l’enveloppe prévue pour la gestion des effets du phénomène El-niño annoncé par l’Ifebu. Jérôme Niyonzima, secrétaire général et porte-parole du gouvernement, l’a souligné le mardi 29 septembre 2026 lors d’une émission publique des porte-paroles des institutions à Ngozi. D’autres actions sont également prévues.

« Qu’est-ce que le gouvernement est en train de faire pour faire face aux conséquences du phénomène El-niño ? », a voulu savoir une des journalistes présents sur place. En plus des moyens financiers déjà prévus, Jérôme Niyonzima a évoqué des séances de sensibilisation déjà en cours à l’intérieur du pays. L’objectif est d’encourager la population à prendre des mesures préventives. D’après lui, parmi les actions planifiées figurent notamment le traçage des courbes de niveau, l’aménagement des zones à risque ainsi que leur identification et leur cartographie. Il a par ailleurs mentionné que le budget prévu pourrait être revu à la hausse si la situation l’exige.

Toujours dans le cadre des actions préventives, il a fait savoir que le gouvernement prévoit également la construction des routes pavées dans les différentes villes. Ce qui permettra, selon lui, de mieux canaliser les eaux et de limiter les risques liés aux inondations.

Il a reconnu l’existence d’infrastructures publiques dans certaines zones exposées aux risques climatiques. Pour lui, des activités sont en cours pour renforcer leur protection.

M. Niyonzima a informé que depuis l’année dernière, un budget a été prévu et alloué à l’Office burundais de l’urbanisme, de l’habitat et de la construction (Obuha) et à l’Agence routière du Burundi (ARB) pour la réhabilitation et l’aménagement des infrastructures destinées à protéger les populations contre les effets du changement climatique.

Le porte-parole du gouvernement a aussi parlé de la création d’un comité interministériel pour définir les modalités d’intervention dans les différents secteurs. Il devra notamment déterminer les études à réaliser ainsi que les moyens nécessaires pour intervenir efficacement en cas de catastrophe.

Il a ainsi appelé l’Igebu à assurer un suivi quotidien de la situation et à publier régulièrement des bulletins météorologiques. Ce qui pourra permettre aux autorités de prendre les décisions nécessaires au moment opportun.

Le ministère chargé des infrastructures est également invité à mobiliser les moyens nécessaires, notamment les engins mécaniques susceptibles d’être utilisés lors des interventions d’urgence. « Une partie de ces équipements est déjà disponible. »

Un appel aux partenaires et aux journalistes

M. Niyonzima a également interpelé les partenaires. « Le gouvernement entend par ailleurs renforcer les partenariats avec les organisations et organismes actifs dans le secteur humanitaire. » L’objectif est de pouvoir apporter rapidement une assistance aux personnes qui seraient touchées par d’éventuelles catastrophes. « Les autorités compétentes devront également identifier et cartographier les zones les plus vulnérables afin de faciliter les interventions préventives et, si nécessaire, l’évacuation des populations exposées. »

Il n’a pas manqué de lancer un appel aux journalistes et aux communicateurs. Pour lui, il n’y a pas raison de trop s’inquiéter et s’alarmer. Il faut plutôt rassurer la population et ne pas créer un sentiment de panique. D’après lui, ce n’est pas pour la première fois que le Burundi connaît des catastrophes naturelles. « Il faut éviter de diffuser des informations susceptibles de provoquer la panique chez la population. »

Il souligne la nécessité d’anticiper les éventuelles conséquences du phénomène El Niño, tout en évitant des propos alarmistes.
Interrogé sur le fait que la mise en place du comité interministériel tarde, il a indiqué qu’il devrait être mis en place prochainement avant de tranquilliser ceux qui habitent dans des zones à risques. « Si la situation l’exige, des mesures d’évacuation et de délocalisation pourraient être prises pour mettre à l’abri les habitants. »

Nancy Ninette Mutoni : « Le président de la République demande aux autorités administratives de veiller à ce que, dans tous les quartiers, les canaux d’évacuation des eaux soient aménagés et dégagés»

Nancy Ninette Mutoni, porte-parole du président de la République est elle aussi revenue sur les inquiétudes que suscite le phonème annoncé par les experts.

Selon elle, le chef de l’Etat demande aux agriculteurs de prendre des mesures pour protéger leurs champs agricoles contre les inondations et les glissements de terrain. « Il les encourage notamment à mettre en place des haies antiérosives et des courbes de niveau afin de réduire la pression des eaux et d’éviter que les eaux torrentielles n’emportent les cultures » avant de souligner que les effets liés aux changements climatiques ne concernent pas uniquement les agriculteurs. L’ensemble de la population burundaise doit aussi participer au curage et au traçage des canalisations, particulièrement dans les zones urbaines.

Aux autorités administratives des centres urbains, le président Ndayishimiye demande de veiller à ce que, dans tous les quartiers, les canaux d’évacuation des eaux soient aménagés et dégagés afin de permettre une bonne circulation des eaux.

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