Forts de cette démonstration, les Intamba Mu Rugamba U20 , ces fauves juvéniles parés de nos couleurs sacrées, ont livré une nouvelle partition d’une beauté insolente face aux Harambee Stars U20 du Kenya. Score final : deux buts à zéro. Une sentence aussi nette qu’un baiser volé.
Et au cœur de cette épopée tanzanienne, un seul nom, scandé comme un poème : Amini Nshimirimana.
Dès la onzième minute , tel un éclair fendant la nue de Dar es Salaam, il a jailli. Un geste pur, ciselé, instinctif. Le filet a frémi. Le banc a chaviré. C’était le premier frisson.
Puis vint la longue attente, cette tension amoureuse qui fait battre les tempes. Le Kenya poussait, espérait, mais se heurtait à un mur d’abnégation, à une forteresse de vaillance tissée par les Hirondeaux burundais.
Et à la soixante-dixième minute , l’apothéose. Amini, encore lui, tel un amant qui revient tenir sa promesse, a scellé le sort de la rencontre d’une seconde offrande. Un doublé. Un chef-d’œuvre de sang-froid et de grâce.
Sacre suprême, il fut désigné Homme du Match. Une évidence.
Par cette victoire éclatante arrachée en terre tanzanienne, le Burundi s’ouvre les portes du dernier carré de la CECAFA U20. Plus qu’une qualification, c’est un espoir fou qui renaît. Car au bout de cette demi-finale se profile le Graal : la CAN U20.
On n’y est pas encore ! Mais il faut y croire dur comme fer !
Patrick Sota
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