Notre journaliste Jean Bigirimana porté disparu depuis 3657 jours. Nous ne l'oublions pas.

Au coeur du pays/Commune Shombo : Des femmes et des jeunes en quête d’opportunités mais, …

Difficultés d’accès aux financements, absence d’infrastructures commerciales, manque de structures de soins de santé et d’eau potable sur certaines collines, conflits fonciers et familiaux… Tels sont quelques-uns des défis qui freinent l’épanouissement des jeunes et femmes de la commune Shombo, en province de Gitega. Ils appellent l’administration à trouver des solutions dans les meilleurs délais afin d’améliorer leurs conditions de vie.

Certaines femmes de la commune Shombo se plaignent du long parcours qu’elles doivent effectuer pour accéder aux soins de santé.

Le visage empreint de tristesse, Esther Ntahinkuye, habitante de la colline Kiguruka, en zone Munanira, raconte les difficultés auxquelles elle est confrontée.
« Je viens de parcourir plus de quatre kilomètres pour faire vacciner mon enfant. Malheureusement, nous n’avons même pas trouvé de vaccin. Les agents de santé nous ont demandé de revenir la semaine suivante en raison d’une rupture de stock »

Elle fait savoir que le centre de santé le plus proche se trouve près de la zone Shombo. Pour y arriver, elle doit parcourir plus de trois kilomètres. »

Marie Niragira éprouve les mêmes difficultés. Selon elle, l’administration devrait équiper et ouvrir l’hôpital communal dont les travaux de construction sont presque achevés.
« Nous étions heureuses lorsque les travaux de construction de notre centre de santé ont commencé. Aujourd’hui, les bâtiments sont là mais, nous ne savons pas ce qui bloque son ouverture ».

Selon un cadre de la commune Shombo, l’hôpital communal manque d’équipements.

Ces femmes trouvent que l’éloignement des structures sanitaires et le manque fréquent de médicaments compliquent davantage l’accès aux soins de santé pour les femmes et les enfants de la localité.

Une carence d’eau potable à Kiguruka

Un bidon de 20 l sur la tête, visiblement fatiguée, Rose Nibitanga, habitante de la colline Kiguruka, parle des difficultés qu’elle rencontre pour accéder à l’eau potable. « Chaque jour, je parcours environ deux kilomètres pour chercher de l’eau potable. C’est un trajet très pénible mais, nous n’avons pas d’autre choix ».

Elle fait savoir que l’eau puisée c’est pour boire uniquement car, elle est insuffisante au regard des autres besoins du ménage. Pour la lessive, la vaisselle ou d’autres travaux domestiques, informe-t-elle, les habitants de cette colline utilisent l’eau des marais et des rivières.

« Nous souhaiterions avoir une source d’eau potable plus proche de nos habitations car, les longues distances que nous parcourons nous épuisent et nous font perdre beaucoup de temps. »

Selon plusieurs femmes de cette localité, le manque d’accès à l’eau potable a de nombreuses conséquences sur la santé des habitants. Elles indiquent que certaines maladies liées à l’insalubrité comme la dysenterie et le choléra sont de plus en plus fréquentes.

Elles lancent alors un appel pressant à l’administration afin que l’accès à l’eau potable figure parmi les projets prioritaires de la commune.

« Nous pouvons vivre sans électricité, mais pas sans eau potable. L’eau est un besoin vital et urgent pour nos familles. Nous demandons à l’administration de trouver une solution dans les meilleurs délais afin de nous rapprocher des points d’approvisionnement en eau potable ».

Selon elles, l’amélioration de l’accès à l’eau potable contribuerait non seulement à réduire les maladies liées à la consommation d’eau insalubre mais aussi à alléger la charge de travail des femmes et des jeunes filles qui parcourent quotidiennement de longues distances à la recherche de cette ressource indispensable.

Ces femmes déplorent également le manque de soutien de la part de certains hommes dans les tâches ménagères. « Beaucoup d’entre eux passent leur temps à consommer des boissons fortement alcoolisées au lieu de nous aider dans les travaux du foyer. Nous espérons que l’interdiction de la vente de certaines de ces boissons par l’administration contribuera à améliorer la situation au sein des familles. »

Les conflits fonciers persistent

Séraphine Nicintije, 39 ans et mère de cinq enfants, est une habitante de la zone Nyabikere. Elle fait savoir qu’en raison de son handicap physique ainsi que de celui de son époux, la famille de ce dernier s’est appropriée les terres cultivables qui leur appartenaient.

Comme son époux est très âgé, ses deux premiers fils issus de son premier mariage avec une femme aujourd’hui décédée, se sont accaparés de l’ensemble du patrimoine familial. Selon Séraphine Nicintije, ces deux demi fils disent que les enfants qu’elle a eus avec leur père n’ont aucun droit à l’héritage.

« J’ai décidé de porter l’affaire devant la justice afin que mes droits me soient reconnus. Les juges ont prononcé le verdict et m’ont attribué une parcelle ».

Cependant, se lamente-t-elle, ces deux demi fils ont refusé de la lui retourner.  Elle évoque des cas de corruption. « Comme je n’ai pas les moyens financiers nécessaires, chaque fois que les juges viennent pour exécuter la décision, ils reçoivent des pots-de-vin et rebroussent chemin sans même arriver sur le terrain. »

Mme Nicintije craint pour sa sécurité. Elle reçoit de temps en temps des menaces de mort de la part de ses deux demi fils.

« J’ai passé toute la saison des pluies sans cultiver quoi que ce soit. Ils m’ont menacée de mort si jamais ils me voient cultiver dans cette parcelle. Je suis pauvre. Les juges m’ont demandé 50 000 BIF pour venir faire exécuter le jugement, mais je ne dispose pas de cette somme ».

Elle demande l’intervention de l’administration afin que la décision de justice soit effectivement appliquée et qu’elle puisse récupérer sa terre à cultiver.

Les conflits conjugaux ne manquent pas

Des femmes qui viennent de puiser de l’eau pour leurs ménages.

Selon plusieurs femmes, le phénomène des unions libres demeure courant dans leur localité. Elles affirment que pendant la période de la récolte du riz, certains époux changent de comportement et se rendent sur d’autres collines ou dans d’autres zones pour contracter de nouvelles unions.

Sous couvert d’anonymat, N.N. informe que son époux l’a abandonnée l’année dernière pour aller se remarier ailleurs.

« J’ai traversé des moments très difficiles. Je me rendais régulièrement au tribunal de résidence afin que justice soit faite car, il avait emporté tous nos biens et m’avait laissée seule avec les enfants ».

Elle fait savoir que la justice a tranché en sa faveur. Son mari a été contraint de restituer les documents des parcelles qu’il avait emportés. Cependant, déplore-t-elle, jusqu’à aujourd’hui, les conflits au sein de ce ménage persistent.

Elle appelle l’administration à renforcer les séances de sensibilisation auprès des familles, estimant que celles-ci constituent le socle du développement de la commune. « Lorsque les familles vivent dans l’harmonie et se développent, toute la commune en tire des bénéfices ».

Elle demande aux responsables chargés des questions familiales au sein de l’administration de multiplier les activités de sensibilisation afin d’éradiquer les conflits conjugaux car, leurs conséquences touchent non seulement les épouses mais aussi les enfants.


Gatara face à un cortège de défis

Peu d’infrastructures, faiblesse de la production agricole, difficultés d’accès aux services sociaux de base et tensions sociales. Sur cette colline, les jeunes et les femmes se disent préoccupés.
Anastasie Nizigiyimana : « La colline fait face aussi à une pénurie sévère d’eau potable »

Anastasie Nizigiyimana est la cheffe de cette colline. Parmi les cinq élus collinaires, elle est la seule femme.

Selon elle, sa colline vit principalement de l’agriculture et de l’élevage. Le maïs, le riz et les haricots figurent parmi les cultures les plus pratiquées. Malgré la fertilité du sol, la cheffe de colline regrette une diminution de la récolte à cause du manque criant d’engrais chimiques produits par l’entreprise Fomi.

La colline fait face en outre à un phénomène inquiétant à savoir les violences basées sur le genre. « Durant la matinée, je me suis occupée à traiter une situation où le mari avait enfermé son épouse pour le lyncher. Dieu merci, j’ai empêché le pire de se produire ».

Les femmes tiennent tout de même debout

Mme Nizigiyimana trouve que les relations extra-conjugales sont à l’origine de la recrudescence des violences basées sur le genre dans les ménages. Cependant, elle assure que ces violences n’entravent pas les progrès que les femmes réalisent en faveur de leur développement.

Sur cette colline, indique-t-elle, plusieurs femmes sont en effet regroupées dans des cirques de solidarité et des coopératives.
Parlant de la coopérative Sangwe de la localité, elle a fait savoir que cette dernière a été récemment dotée de nouveaux responsables pour atténuer les tensions liées à la mauvaise gestion des fonds de la coopérative. « Après avoir reçu les dix millions, des tensions ont éclaté lors de l’achat des porcs. Ils n’ont pas survécu et ceux qui les avaient reçus n’ont pas remboursé l’argent alors qu’il s’agissait des fonds destinés au développement de la coopérative ».

La colline fait face aussi à une pénurie sévère d’eau potable. Très peu de personnes y ont accès. Quant à l’électricité, elle indique que seuls les ménages au bord de la route ont ce privilège. « Sur cette colline, nous n’en avons pas. J’espère que le gouvernement le fera dans les meilleurs délais ».

Au moment où le train pour l’élection présidentielle de 2027 est déjà en marche, la cheffe de la colline indique que seul le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, est actif sur le terrain.
Elle regrette en outre que les femmes élues ne soient pas considérées au même degré que les hommes. « On entend des hommes qui disent que les femmes sont incapables. C’est regrettable ».

Sans financements, point de développement

« Il ne peut pas y avoir de bonnes récoltes sans l’urée. Et cette année agricole, c’est pire »

Constantin Nyabenda, 20 ans, est un agriculteur de la colline Shombo. Il se réjouit du nouveau découpage administratif qui a permis le raccordement à l’électricité et la réhabilitation de la route menant au chef-lieu de la commune. « Nous espérons que nous aurons une route macadamisée pour permettre la mobilité des biens et des personnes ».

Il affirme que dans cette région où l’agriculture et l’élevage constituent les seules sources de revenus pour la population, la pénurie d’engrais chimiques est un coup dur pour eux. « Beaucoup d’entre nous n’ont rien reçu. Il ne peut pas y avoir de bonnes récoltes sans urée. Et lors de cette année agricole, c’est pire », s’indigne M. Nyabenda tout en précisant que les engrais chimiques ont été donnés aux plus nantis au détriment des plus pauvres.

Concernant les financements des jeunes à travers le PAEEJ, M. Nyabenda regrette que beaucoup de jeunes n’y aient pas accès. Il lance un appel au gouvernement burundais afin de créer des opportunités pouvant permettre l’épanouissement des jeunes. « Nous voulons la multiplication des institutions de micro-crédits pour permettre aux plus pauvres comme nous de nous en sortir ».

Prosper Ndayihimbanze, un jeune agriculteur, fait le même constat. Il déplore l’absence du PAEEJ dans sa localité. Selon lui, plusieurs jeunes ont des projets qui nécessitent des financements.


Une commune sans marché d’écoulement

Dans la commune Shombo, les jeunes font face à un manque criant d’opportunités économiques. Les femmes, quant à elles, redoublent d’efforts pour écouler leurs produits dans une localité dépourvue de marché. Eloignée des grands centres de négoce, le commerce y demeure une activité particulièrement difficile.
Le commerçant Oscar Hatungimana dans sa boutique

Le centre de Shombo ressemble actuellement à un vaste chantier. La seule route reliant le chef-lieu communal au reste de la province est en pleine réhabilitation. Des ouvriers s’activent à aménager les caniveaux à l’aide des pierres et du ciment. Pendant la saison sèche, la poussière envahit les lieux au point de rendre la respiration difficile. Les visiteurs occasionnels se couvrent souvent le nez pour se protéger.

Dans une petite buvette où est vendu du vin de maïs, deux jeunes hommes discutent devant un grand fût rempli d’une boisson blanchâtre. Il s’agit de l’ « umugorigori », une boisson traditionnelle très prisée dans la localité.

Parmi eux figure Félix Ndayisenga, 28 ans, un jeune cultivateur et éleveur de porcs. Après avoir terminé l’école primaire en 2015, il est parti en Tanzanie où il a travaillé pendant cinq ans dans l’agriculture.
« À mon retour, j’ai investi le capital que j’avais épargné dans l’agriculture et l’élevage, des activités que je maîtrise bien. Aujourd’hui, ma femme, mon enfant et moi ne manquons de rien ».

Son parcours illustre la détermination de nombreux jeunes de la commune qui, faute d’opportunités locales, sont contraints de chercher du travail à l’étranger avant de revenir investir dans leurs régions d’origine.

Des commerçants confrontés à une clientèle insuffisante

Assis dans sa boutique presque vide, Oscar Hatungimana, 30 ans, attend d’éventuels clients. Quelques bouteilles de jus garnissent les étagères tandis qu’un grand fût d’« umugorigori » occupe une place centrale dans l’établissement.

Selon lui, cette boisson constitue la principale source de revenus des vendeurs de boissons alcoolisées de la commune.
« Les boissons vendues dans des bouteilles en plastiques, qui étaient autrefois très répandues, ont été interdites sur notre colline après avoir provoqué de nombreux conflits familiaux ».
Malgré son activité commerciale, M. Hatungiman estime que les revenus restent très limités. « Il n’y a pas suffisamment de clients pour développer le commerce ou envisager son expansion. »

Comme beaucoup d’autres habitants, il parvient difficilement à subvenir aux besoins de sa famille tout en espérant des lendemains meilleurs.

Le jeune commerçant pointe du doigt également le manque de soutien dont souffrent les entrepreneurs locaux.
« Les jeunes qui entreprennent ici ne peuvent pas facilement solliciter un appui financier auprès des autorités. Nous avons l’impression que personne ne nous fait confiance ».

Il plaide pour la création d’une coopérative destinée à récupérer les jeunes non qualifiés afin de leur offrir un cadre légal et un accompagnement professionnel.
« Beaucoup de jeunes qui n’ont pas poursuivi leurs études vivent dans la pauvreté. Pourtant, ils possèdent un potentiel important qui mérite d’être valorisé ».

Un frein hypothéqué

Libérate Nzisabira en train de vendre des cacahuètes au centre de Shombo

Au centre de Shombo, plusieurs femmes vendent des cacahuètes sur des étalages de fortune installés devant un bâtiment en construction qui va bientôt servir de magasin. Les ouvriers travaillant sur la route constituent l’essentiel de leur clientèle.

Libérate Nzisabira, la plus âgée des vendeuses, ne cache pas son inquiétude. « Notre commune ne dispose d’aucun marché. Nous ne cessons pas de nous plaindre mais, les autorités semblent rester sourdes à nos préoccupations. »

Elle explique que les commerçantes sont régulièrement contraintes de quitter les lieux lorsque les travaux reprennent ou lorsque le propriétaire du bâtiment se présente.

Pour elle, l’ouverture prochaine du magasin risque de les priver définitivement de leur espace de vente.
« C’est ici où convergent les habitants de la commune et se trouvent les clients. Si nous sommes chassées sans une solution alternative, ce centre perdra toute son animation commerciale ».

La commerçante estime qu’un chef-lieu communal comme Shombo devrait disposer d’un marché dynamique permettant la vente de produits variés.
« Même les producteurs de légumes ou de tomates peinent à trouver un endroit où exposer leurs récoltes ».

À ses côtés, une jeune vendeuse partage le même constat. « Sans marché et sans activités commerciales diversifiées, le développement de notre commune risque de rester une simple illusion ».

Les femmes rencontrées au centre de Shombo lancent un appel unanime aux autorités locales afin qu’un marché soit aménagé dans les plus brefs délais.
« Nous avons des produits à vendre. Mais, comment faire connaître nos récoltes si nous ne disposons pas de notre propre marché ? ».


Interview avec Spès Nizigiyimana : « Les responsables scolaires veillent à ce que les enseignants soient ponctuels et assidus au travail. »

Représentativité des jeunes et des femmes dans les organes de prise de décisions, projets prioritaires de développement, protection de l’environnement…, Spés Nizigiyimana, cheffe du département de la planification, du suivi-évaluation et des finances communales, fait le point.

Quid de la situation géographique de la commune Shombo ?

La commune Shombo fait partie des neufs communes qui composent la province de Gitega. A l’est se trouve la commune Ruyigi de la province de Buhumuza. Au nord se trouve la commune Karusi. Au sud, il y a la commune Gitega. Au nord-ouest, elle est frontalière avec la commune Tangara de la province de Butanyerera. A l’ouest se trouve la commune Bugendana.  Elle compte 12 zones et 64 collines.

Elle s’étend sur trois régions naturelles, à savoir Kirimiro, Bweru et Buyogoma. La commune a une population de 253 934 habitants dont 117 580 hommes et 136 354 femmes.

Quelle est la représentativité des femmes dans l’administration ?

Au niveau de la commune, l’administrateur communal a quatre conseillers dont une seule femme. Sur les onze départements qu’elle compte, un seul est dirigé par une femme. Mais, au niveau des chefs de services, il y a plusieurs femmes. Les zones Rusi, Rusamaza et Nyabikere sont dirigées par les femmes. Une seule colline, Gatabo, est dirigée par une femme.

Qu’en-est-il des jeunes ?

Ils sont suffisamment représentés. A y regarder de très près et sans risque de me tromper, la plupart des responsables ont moins de 40 ans.

De quoi vit la population ?

La population vit essentiellement de l’agri-élevage et du commerce. D’autres exercent les services publics. Il y a des cultures vivrières, des fruits et des légumes ainsi que des cultures d’exportation tel que le café à qui s’est ajouté l’avocat qui occupent aussi la population.

Qu’en est-il des projets prioritaires de développement ?

Les projets élaborés sont orientés vers le développement de la population. Nous mettons en avant l’intérêt des citoyens et l’augmentation de la production.

Concrètement….

Nous avons aménagé et réhabilité les sources d’eau potable dans toutes les douze zones pour améliorer la santé de la population. On n’en dénombre au moins trente-six sources d’eau aménagées. En plus, nous encourageons la population à utiliser les semences sélectionnées pour augmenter la production.

Nous avons réhabilité les routes et tracé de nouvelles pistes reliant les collines et les zones. Nous avons entretenu les routes existantes en y mettant de la carrière sans oublier la construction et la réhabilitation des ponts.

Chaque citoyen a été appelé à planter au moins dix avocatiers et à creuser des compostières afin d’avoir du fumier organique à utiliser pendant la saison culturale C.

En outre, la commune a réhabilité les écoles et les latrines sans oublier la construction des latrines par exemple aux Ecofo Maramvya I et II. Au lycée communal de Gihogazi, les latrines ont été réhabilitées. Nous avons réhabilité l’Ecofo Nyamariba et parachevé la construction de l’Ecofo Muhigo à Bukirasazi.

Dans le cadre d’améliorer l’hygiène et l’assainissement, il a été exigé à la population l’installation des poubelles dans les lieux publics, les marchés et autres centres de rassemblement.

Dans le domaine de l’éducation, l’ex-province de Karusi dont la commune Shombo faisait partie se classait première à plusieurs reprises au concours national et à l’examen d’Etat, qu’est-ce qui explique cette performance ?

(Rire). D’abord, nous assurons un encadrement de proximité qui est fait par les responsables scolaires et l’administration. Les responsables scolaires veillent à ce que les enseignants soient ponctuels et assidus au travail

Il y a le suivi et l’encadrement des apprenants qui est aussi assuré par l’administration dans le cadre de la trilogie administration-responsables-parents.

Il y a aussi les évaluations continues dans le cadre du réseau scolaire pour préparer les apprenants aux évaluations nationales.

Où en êtes-vous avec la fabrication et la distribution des bancs-pupitres ?

Le projet avance normalement. Une partie de la somme reçue a été utilisée pour la fabrication des bancs-pupitres. Le marché a été octroyé. Nous avons déjà réceptionné et distribué 300 bancs-pupitres dans différentes écoles les plus nécessiteuses. Le travail continue et ceux qui ont gagné le marché sont à l’œuvre.

Comment se présente l’entreprenariat des jeunes ?

Certains sont dans les coopératives et dans les associations. D’autres travaillent individuellement. Le PAEEJ a déjà financé pas mal de projets.

Qu’en est-il de la protection de l’environnement surtout la lutte contre les feux de brousse durant cette période d’été ?

Tout juste, nous étions dans une réunion de sensibilisation pour lutter contre les feux de brousse. Les mesures arrêtées sont, en autre, le traçage des courbes de niveau dans les meilleurs délais pour protéger les boisements.

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