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Le Sommet Africa Forward : la concrétisation de partenariats équilibrés et tournés vers l’avenir entre le continent africain et la France

Près de dix ans après le discours du Président de la République Emmanuel Macron à Ouagadougou, qui a posé les bases d’un renouvellement des relations entre la France et les pays africains, le Kenya et la France co-organisent le sommet Africa Forward les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi.

Ce renouvellement s’appuie sur des relations partenariales d’égal à égal, fondées sur des intérêts partagés et des résultats concrets. Ainsi depuis neuf ans, de nombreuses initiatives ont été mises en œuvre : fin de notre présence militaire permanente et fermeture des bases au Sénégal, Tchad, Gabon et en Côte d’Ivoire privilégiant les actions de formation (21 écoles nationales à vocation régionales (ENVR)) ; soutien à la représentativité du continent africain dans les instances internationales ; mobilisation de nos partenaires avec l’organisation de sommets en faveur de l’essor économique du continent (Conférence sur le financement des économies africaines en 2021 et Sommet de Paris pour un Nouveau Pacte financier mondial en 2023), de la lutte contre le réchauffement climatique (One Forest Summit au Gabon en 2023), du renforcement de la souveraineté alimentaire (initiative Food & Agriculture Resilience Mission en 2022), ou encore de la production de vaccins en Afrique (Forum mondial pour la souveraineté et l’innovation vaccinale en 2024).

De la même manière, la France a su regarder son passé colonial en face, avec la volonté d’avancer dans un esprit de dialogue. Le travail de mémoire sur les actions de l’Etat et de l’administration française a été lancé partout où il était souhaité, et un mouvement sans précédent sur les questions de restitution des biens culturels a été engagé.
Au Burundi, l’engagement renouvelé de la France se traduit par un partenariat équilibré, diversifié et mutuellement bénéfique.

Le soutien à la société civile burundaise, la francophonie et le sport sont des axes fondamentaux de coopération pour la France. La réhabilitation en zone rurale de centres de lecture et d’action culturelle, l’accompagnement du Comité national olympique et des fédérations sportives vers la performance et le sport de haut-niveau, le soutien au tissu associatif burundais dans les domaines du développement local et de l’autonomisation économique et sociale des femmes sont autant d’exemples qui illustrent la diversité et la vitalité des liens d’amitié entre la France et le Burundi.

La France est aussi un acteur engagé dans la promotion de la culture au Burundi. L’Institut français du Burundi met en œuvre un important projet de professionnalisation et d’intégration sur les marchés internationaux de jeunes artistes et créateurs burundais, notamment dans les secteurs de la danse contemporaine, de la création à destination du jeune public, de l’humour, de la musique et des arts visuels.

Dans les domaines de l’éducation et de la santé, la France est un partenaire majeur du Burundi à travers plusieurs projets financés par l’Agence française de développement (AFD) et élaborés avec les ministères compétents. Le programme PAQABU, mis en œuvre par l’AFD sur un financement du Partenariat mondial pour l’éducation, contribue à renforcer la formation des enseignants burundais, en faveur d’une éducation inclusive et de qualité pour tous. Le programme Amagara Yacu vise à améliorer concrètement l’accès des populations, en particulier les plus vulnérables, à des soins de qualité, tout en renforçant la résilience du pays face aux risques sanitaires. Enfin, également active dans le secteur de l’énergie, l’AFD co-finance avec la Banque mondiale le projet ASCENT, qui permettra de développer l’accès à l’électricité au Burundi.

Dans la même dynamique, le sommet Africa Forward, accueilli et co-présidé pour la première fois avec un pays anglophone, incarnera la profonde transformation des liens que la France a initiés avec les pays africains depuis bientôt 10 ans, fondée sur une reconnaissance assumée du passé et sur la volonté de construire des partenariats équilibrés et projetés vers l’avenir.

La France, le Burundi et les pays d’Afrique francophone ont tout intérêt à développer leurs liens économiques avec de nouveaux partenaires issus du continent, tout en entretenant les liens d’amitié existants. La francophonie, que nous avons célébrée récemment avec le gouvernement burundais, ne s’est quant à elle jamais aussi bien portée : le français est désormais la quatrième langue la plus parlée dans le monde, avec près de 400 millions de locuteurs. Et le Burundi reste le fer de lance de la francophonie dans la sous-région.

Ce sommet sera l’occasion de démontrer l’engagement de la France, du Burundi, du Kenya et des pays africains pour accélérer les investissements croisés tout en construisant et finançant des solutions concrètes aux défis communs : renforcement des systèmes de santé, souveraineté alimentaire, compétitivité dans le domaine du numérique, accès à l’énergie et connectivité. Il sera l’illustration de la richesse et de la diversité des relations entre le continent africain et la France, qui se tissent autour d’une pluralité d’acteurs – Etats, entreprises, jeunesses, artistes, diasporas, avec une place centrale accordée aux jeunesses et au secteur privé.

Les résultats du sommet, tournés vers l’action et construits avec l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement du continent, permettront de consolider les liens qui unissent l’Afrique et la France, et de nouer des partenariats tournés vers l’avenir.
La France et le Burundi seront ensemble à Nairobi.

Jérémy Grand, chargé d’affaires a.i de l’ambassade de France au Burundi

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