« Même aujourd’hui, des cas de choléra persistent en mairie de Bujumbura en raison du manque de pratique du lavage des mains correct avec du savon et de l’eau propre », explique Jean-Marius Ndavyengenge.
Il rappelé que les cas de choléra n’ont jamais existé en période de pandémie grâce au fait de se laver correctement les mains avec du savon et de l’eau propre.
Et de demander aux journalistes et aux médias d’aider sa direction dans la sensibilisation de la population à cette belle pratique. Il a souligné que le choléra et la conjonctivite qui se propagent actuellement en mairie de Bujumbura sont principalement causés par le non-respect de cette pratique. Il donne des chiffres à l’appui.
En effet, 80 % des infections interpersonnelles, y compris ces deux maladies, sont transmises par les mains. En se lavant correctement les mains, 47% des maladies peuvent être évitées.
Une main infectée, quatorze contaminés possibles
M. Ndavyengenge informe qu’une main infectée peut transmettre l’infection à cinq nouveaux objets ou à quatorze personnes et qu’un employé de bureau entre en contact quotidiennement avec plus de dix millions de bactéries. Il insiste donc sur le fait que tous les Burundais doivent se laver les mains, en particulier avant de préparer la nourriture, de manger, de nourrir un bébé, après être allé aux toilettes, après avoir changé les couches des bébés, après toute activité salissante et de retour à la maison.
Une étude récente sur l’hygiène et l’assainissement au Burundi datant de 2014 a révélé que seulement 6 % de la population se lavait les mains correctement.