Sécurité

Vendredi 5 juin : le bilan de la police, une trêve de trois jours, cinq membres du FNL pro-Rwasa arrêtés

07-06-2015

Mairie de Bujumbura : «  Pas de manifs »

Selon Pierre Nkurikiye, porte-parole adjoint de la police nationale du Burundi, il n’y a pas eu de manifestations dans tous les quartiers de la ville. « Des tentatives de rassemblement ont été rapidement étouffées par la police dans les quartiers de Musaga et Ngagara », précise-t-il. Il signale qu’après les opérations, aucun rapport de police ne signale ni de morts, ni de blessés.
Pour rappel : la croix rouge fait état d’un manifestant mort à Musaga par balle et un autre grièvement blessé. Il succombera de ses blessures à l’Hôpital Militaire de Kamenge.

Selon toujours Pierre Nkurikiye, les opérations policières ont aussi abouti à la saisie des cocktails Molotov, des bidons d’essence, du chanvre et des armes blanches.
Signalons que le commandant de la police de sécurité de roulage (PSR) a indiqué ce vendredi que le parking de l’ancien marché central est désormais opérationnel, même jusque tard dans la nuit. On rappellera que ce parking avait été fermé dans la foulée des manifestations pour cause d’explosions répétitives de grenades. A titre indicatif, au moins quatre vendeuses de fruits ont été soufflées le 22 mai.

Mugongomanga : 7 maisons brûlées

Selon le porte-parole adjoint de la Police, ce vendredi 5 juin les manifestants (des élèves, étudiants et fonctionnaires pour la plupart) venus d’Ijenda et de Muramvya ont mis le feu sur sept maisons (dont deux modernes).
D’après une source digne de foi, une des maisons appartiendrait au représentant communal du parti Cndd-Fdd.
Mugamba (province Bururi). Des manifestants ont tenté sans succès d’incendier la maison de l’administrateur.
Vyanda (province Bururi). Très tôt le matin, les manifestants ont posé des barricades sur toutes les routes menant au chef-lieu communal.

Manifestations : une trêve de trois jours

Pierre Claver Mbonimpa annonce ce matin sur la Radio Nationale la trêve pour les journées de samedi, dimanche et lundi.
Il indique que c’est une décision issue des concertations entre la société civile et les partis politiques. Raisons : « Il faut que chaque partie ait le temps de réfléchir sereinement sur la position à défendre lors du dialogue en vue ». Et d’ajouter que c’est une bonne occasion pour le président Nkurunziza de s’amender devant Dieu et de songer à déclarer qu’il renonce à briguer le troisième mandat.

Frédéric Bamvuginyumvira, vice-président du parti Frodebu ajoute que la trêve permettra aux familles éprouvées d’organiser des funérailles et de faire le deuil.

Kanyosha : la police arrête cinq membres du FNL pro-Rwasa

Christine Nduwimana (responsable de la ligue des femmes dans Imbo-Mirwa), Sylvestre Bukuru, Anne Marie Manirakiza et une certaine Elissa ont été appréhendés par la police ce matin au quartier Kigwati.
D’après Aimé Magera, porte-parole du Fnl non officiel, ces « Banamarimwe » sont maintenant en garde à vue au chef-lieu de la commune. Il n’indique pas les raisons ni les détails de leur arrestation.

« Le gouvernement parle des négociations alors qu’il continue à arrêter des gens ! Comment parler du dialogue quand continue la répression féroce des manifestations pacifiques !» s’indigne M. Magera. Il souligne que les Nations Unies et l’Union Africaine ont l’obligation de protéger la population. « Le monde devrait intervenir le plus rapidement possible pour arrêter cette folie meurtrière », conclut-il.

Une autre source parle de cinq personnes arrêtées à la 2ème avenue de Kanyosha ce matin. « Les policiers sont venus à bord de deux pick-up. Le véhicule de l’administrateur communal suivait. Ils voulaient arrêter Mwarabu, sobriquet de Népomuscène Nsekera, un membre du Fnl pro-Rwasa », confie la source. Puis de poursuivre que la police a alors arrêté deux femmes allaitantes dont celle de Mwarabu. Elle a aussi arrêté une autre femme et deux voisins.

Le porte-parole adjoint de la police parle de quatre hommes et d’une femme arrêtés,  hier vendredi et aujourd’hui. Il confirme qu’ils sont gardés à la commune Kanyosha. Selon Pierre Nkurikiye, ceux qui ont été arrêtés hier dressaient des barricades et en profitaient pour rançonner la population. Les autres faisaient du porte-à-porte pour la collecter de l’argent, un carnet de quittances à la main. « Ils ont eu le malheur d’aller demander de l’argent chez un policier qui les ont arrêtés », dit-il. C’est alors qu’ils ont cité une dame qui distribuait les carnets de quittances. « C’est une dame qui préparait des repas pour les manifestants », indique le porte-parole adjoint. Chez le voisin de cette dame, la police a saisi des catapultes.

 

  5   Vos commentaires
  1. une ceni misogyne et monoethnique! mais je manque de mots pour critiquer… Ainsi je reste bouche bée…! je déplore la présence de certains diplomates occidentaux qui participent dans ces réunions. une façon pour moi de légitimer une organe qui ne plus crédible. remplacer d’abord les déserteurs car les décisions se prennent à 4/5. puis revenez avec le programme et calendrier.

  2. Emwe ivyo biganiro bitanguye nabi,ngo arekure mandat,ivyo biganiro ntibitubuze amatora!!Mbega ayo mazu ariko araturigwa,batoteza abayabamwo,iyo niyo myiyerekano y’amahoro,ni ingwano!

  3. Monsieur Mbonimpa pense à Dieu pour régler son histoire de 3ème mandat ! Et Monsieur Bamvuginymvira veut que les familles éprouvées organisent les funérailles et faire le deuil.
    C’est grave ! Cela voudrait dire que le week end prochain il y aura une autre trêve pour organiser les funérailles de ceux qu’on va envoyer à la mort après lundi ? Tôt ou tard ces textes (constitution) seront révisés ou modifiés. Quel scandale ! Nous sommes en train de mourir pour quelque chose qu’on peut modifier quand on veut .

     » Pierre Claver Mbonimpa annonce ce matin sur la Radio Nationale la trêve pour les journées de samedi, dimanche et lundi.
    Il indique que c’est une décision issue des concertations entre la société civile et les partis politiques. Raisons : « Il faut que chaque partie ait le temps de réfléchir sereinement sur la position à défendre lors du dialogue en vue ». Et d’ajouter que c’est une bonne occasion pour le président Nkurunziza de s’amender devant Dieu et de songer à déclarer qu’il renonce à briguer le troisième mandat.

    Frédéric Bamvuginyumvira, vice-président du parti Frodebu ajoute que la trêve permettra aux familles éprouvées d’organiser des funérailles et de faire le deuil. »

  4. Uwubizi

    @Iwacu
    Vous sous-titrez  » Manifestations : une trêve de trois jours »
    Mais il paraitrait qu’ il n’ y a plus trève de 3 jours car Pacifique vient de le justifier en écrivant sur Facebook : « …l’ idée de prolonger la trêve jusqu’à lundi ne peut plus tenir après la provocation du Conseil National de Sécurité de ce vendredi qui appelle à la normalisation de la situation du pays à partir de ce lundi comme si la raison de la contestation a disparu. Nous considérons cela comme du mépris envers le peuple. Le conseil n’arrête pas une manifestation qu’il n’a pas appelée en ignorant complètement l’objet de la manifestation…. »

  5. abdoul

    « Mugongomanga : 7 maisons brûlées »

    Qui avait dit « Manifestations pacifiques? Décidément vous n’avait pas assez de force morale pour chasser le pouvoir par na non violence. Retournez à vos livres pour puiser chez Martin Luther King et Gandi!

    « D’après une source digne de foi, une des maisons appartiendrait au représentant communal du parti Cndd-Fdd »

    Merci beaucoup de l’information. On comprend que cette raison suffit pour exiler une famille entière! Qui a dit intolérance politique?
    Ou bien alors certains malin veulent provoquer une réaction en chaine, dans l’espoir de voir le chaos s’installer pour pouvoir en profiter?

    « Frédéric Bamvuginyumvira, vice-président du parti Frodebu ajoute que la trêve permettra aux familles éprouvées d’organiser des funérailles et de faire le deuil. »

    Ah bon? C’est tout ce que vous pouvez offrir aux familles éprouvées par les actions que vous avez provoquées(Bien sûr , puisque vous les arrêtez et les relancez quand vous voulez!)
    Merci beaucoup, chers compatriotes plus patriotes que les autres!

Publicité