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Sécurité

«Tous les récents actes de criminalité n’ont rien à voir avec les motivations politiques»

31-05-2016
OPPI Pierre Nkurikiye

Pierre Nkurikiye lisant le communiqué de presse sur la criminalité récente

Le ministère de la Sécurité publique a sorti ce lundi 30 mai un communiqué où il s’insurge contre ceux qui devancent le cours normal des enquêtes.

Selon cette déclaration du ministre Alain-Guillaume Bunyoni lu par le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye, d’après les enquêtes déjà menées, ’’ces actes criminels -assassinats, enlèvement et jets de grenades-, constatés ces derniers jours sont essentiellement motivés par des règlements des comptes entre particuliers’’. Le ministre de la Sécurité publique affirme sans donner de preuves que ces actes de criminalité ’’n’ont rien à voir avec les motivations politiques que les mauvaises langues prétendent leur attribuer’’.

Ainsi, insiste ce communiqué, ’’le ministère condamne avec énergie toute personne qui, devançant le cours normal des enquêtes, s’adonne à attribuer chaque acte criminel à qui elle veut pour justifier son penchant, ses intérêts et convictions politiques à peine voilés’’.

Ce communiqué met sur le banc des accusés le correspondant de RFI, ’’Esdras Ndikumana et certains activistes des réseaux sociaux dans le but de diviser les Burundais et promouvoir le crime et la violence’’.

Suite à ces crimes, indique Pierre Nkurikiye, ’’le ministère a dépêché des unités spécialisées d’enquêtes de la police qui sont à l’oeuvre pour faire toute le lumière sur ces actes, rechercher et traduire les auteurs devant la justice au plus vite possible’’.

Le ministère de la Sécurité publique recommande à la police de prendre toutes les dispositions nécessaires pour mettre fin à cette criminalité sans délai.

Dans ce communiqué, le ministre Alain-Guillaume Bunyoni salue ’’tous les partenaires de sécurité pour leurs efforts dans le maintien de la sécurité publique qui s’améliore au jour le jour’’.

Le ministère de la Sécurité publique n’a pas donné de précisions sur ces récents actes de criminalité qui ’’n’ont rien à voir avec les motivations politiques’’.

Parmi les tous derniers crimes, il y a cet assassinat mercredi 25 mai à Ngagara au Quartier II du colonel Lucien Rufyiri, un ex-Fab, devant le portail de sa maison. La police affirme qu’un conflit foncier est à l’origine de ce crime, écartant vertement tout mobile politique.

L’autre atteinte aux droits de l’Homme la plus récente est l’enlèvement jeudi 26 mai à Kamenge de l’officier de police Jérôme Ndikuriyo (OPC II). C’est un groupe d’hommes à bord d’un véhicule aux vitres teintées portant une plaque d’immatriculation de type ’’IT’’ qui a commis cet acte. La police n’a pas précisé le mobile de cet acte.

  5   Vos commentaires
  1. Kimaranyi

    Ntahitangiye je vais répondre à tes interrogations
    C’est quoi? Ça tu as trouvé Violences,assaillants,viols, vol ect
    Par qui ? Réponse :par la police de Nkurunziza et Bunyoni
    Pourquoi ? Réponse :pour un mandat maudit ,illégal et illégitime brigué pour la simple raison de continuer à piller le pays et mettre à genoux tout le peuple burundais

  2. kissinger

    Rindire gato nimwashikirwa muzoca muvuga muti : Ehhhehhhee bwabundi ni politique

    • Bakari

      @kissinger
      Bwabundi nawe uri mu birirwa baranigagura abantu?

  3. John

    Quelle diversion! S’il est vrai que le ridicule ne tue plus au Burundi, ce Ministre devrait quand même se garder de prendre les gens comme des cons. Time will tell comme disent les autres…

  4. Ntahitangiye

     » Le ministre de la Sécurité publique affirme sans donner de preuves que ces actes de criminalité ’’n’ont rien à voir avec les motivations politiques que les mauvaises langues prétendent leur attribuer’’.

    Regardez mon commentaire sur l’article  » Arusha II promet mais.. »

    Ici vous dites que le Ministre de la sécurité ne donne pas de preuves. Si ceux qui ont des motivations politiques ne disent rien ou ne revendiquent rien, comment peut-on différencier leurs actes de ceux des voleurs, des règlements de compte etc..?
    Encore on dira qu’il faut un dialogue inclusif pour arrêter les violences. Mais lesquelles , faites par qui et pourquoi ? Il y a des questions incontournables pour un dialogue: C’est quoi ? Fait par qui ? Pour quelle raison ?
    Dans le cas du Burundi:
    1) C’est quoi ? :Réponse: ce sont les violences, assassinats, etc
    2) Faits par qui ? Inconnus
    3) Pourquoi ? Inconnu
    Quelqu’un va-t-il porté la responsabilité de ces crimes en cachette à Arusha ?

    ARRETONS DE TUER INUTILEMENT NOS FRERES !!!!!!!..

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