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Rédaction

Roland Rugero

Roland RugeroBiographie
Un parcours en dents de scie … Au début, je rêvais de devenir pilote. Puis j’ai chopé une myopie de taupe. Puis j’ai voulu faire la Physique. Alors que j’y étais presque (Polytechnique, Université du Burundi), le journalisme m’a rattrapé.
La scène : Antoine vient d’Europe, pour lancer le journal Iwacu. Il a lu qu’y a un jeunot de 21 ans qui vient de signer son premier roman, Les Oniriques. « Si tu es intéressé, sache que le test d’entrée est pour bientôt. Tu pourrais faire une belle plume pour le Service Culture … »
Quelques semaines après, quand je ressors de la salle de l’Université Lumière dans laquelle se passe le test, je pense que c’est cuit, tant ce que j’y ai découvert comme questions est loin de mes cours de Scientifique A au Lycée du Saint-Esprit (Maths-Physique). Qu’à cela ne tienne : je figure tout de même parmi la dizaine de recrues engagées pour l’aventure. Presque par défaut : « Tu es bon en culture générale, et en écriture. Mais il te faudra beaucoup de travail pour apprendre à écrire comme un journaliste et non comme dans un roman. Dès maintenant, tu dois lire, apprendre les règles du métier. Tu es le seul parmi tout le personnel à avoir fait les Sciences. «  C’est encore Antoine, en mai 2008.

Depuis, que des choses se sont passées ! J’ai rangé à côté les sciences dures pour les sciences sociales. Des nuits passées à apprendre, avec les moustiques de Bujumbura, comment ciseler un article. Le lancement du Prix Michel Kayoya, puis, récemment, de l’Andika Prize. L’incroyable équipe d’Iwacu (le rire est une règle), bigarrée, chacun avec sa liberté de conscience, sa place à conquérir, toujours et encore. Des voyages dans le Burundi-vert-bananeraie, hors du pays, de mémorables conférences de rédaction,  l’arrivée du web, la mise en place du forum des lecteurs en ligne (que de travail, de petites angoisses …), et surtout, des mentors sans pitié – « pour ton bien, jeune homme » (Antoine K., Jean L., Francis K., merci à vie).

Puis, au final, la possibilité d’allier le plaisir d’écrire aux exigences du métier, et ces lecteurs qui t’accostent, te félicitent, t’insultent, s’exclament, s’indignent, engagent discussion, ces yeux qui lisent tout de toi. Tout accueillir : c’est la beauté et la force de la démocratie.
Au final, l’impression de participer à la naissance de quelque chose.

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