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Sécurité

Le Président : «Vous avez 15 jours pour vous rendre »

Le Président : «Vous avez 15 jours pour vous rendre »

Le Président : «Vous avez 15 jours pour vous rendre »

Cet ultimatum a été lancé ce mercredi 1 juin à Muyange dans la commune Mugamba en province de Bururi au sud du Burundi par le chef de l’Etat aux groupes rebelles qui pullulent dans cette région. Elle est devenue, ces derniers jours, le théâtre d’attaques, d’assassinats et d’arrestations massives.

«Nous donnons 15 jours à tous les malfaiteurs de se rendre et de remettre leurs armes. Au cours de cette période, nous demandons aux forces de sécurité d’accueillir à bras ouvert ceux qui se rendront », a martelé le président de la République du haut d’une camionnette, sous bonne garde. La population venue écouter ce message était essentiellement composée d’élèves.

Passé ce délai, le président Nkurunziza a averti que les forces de l’ordre auront deux mois pour ratisser la région, traquer et mettre hors d’état de nuire ces ’’malfaiteurs’’ comme cela a été fait dans Bujumbura rural en 2010.

«Vous connaissez ces gens qui perturbent la sécurité, ce sont vos frères, il faut les appeler et leur conseiller de se rendre », a lancé le chef de l’Etat après une réunion de sécurité tenue avec des responsables administratifs et des forces de l’ordre.

D’après le gouverneur de la province Bururi, 11 civils ont été tués par des hommes armés depuis janvier 2016, 36 malfaiteurs ont été également tués et une centaine a été interpellée.

  8   Vos commentaires
  1. barundi

    heeee ngo barindire amatora milele na milele?irya nimvugo yokwihebuza abarundi bari mukangaratete ariko Imana yamye izigama uburundi na mugamba w’inka izokwama ituzigama!tuzokwama twanka iyo msndat y’inkorabara!no au 3e mandat!!!!!!

  2. roger crettol

    Sérieux comme un pape.

    Héhé – ces deux semaines font un peu figure des 40 jours bibliques : un laps de temps aussi mythique qu’indéterminé.

    Et puis, je note que le président en exercice fait là preuve d’une grande générosité : il *donne* ces deux semaines. Moi, je me demande où il a bien pu les prendre – elles vont certainement manquer dans le budget d’un ministère.

    Par ailleurs, notons que la poursuite de criminels fait de surprenants progrès : on a récemment renvoyé de leurs classes trois cent élèves qui avaient eu l’indécente idée de gribouiller dans un de leurs livres scolaires – à la place où figurait l’effigie du président. Imaginez ! Le Président n’aurait plus pu visiter ces classes sans devoir affronter des sourires narquois. Même le CNARED n’aurait pas osé penser à une action aussi scandaleusement subversive. A juger par cette classe d’élèves, le Burundi est perdu.

    Dans mon Europe arriérée, les coupables auraient dû copier – disons cinq cent fois – la phrase : « Je manifesterai en toute occasion un respect sans faille pour les Autorités et le Président. »
    Mais voilà : cinq cent phrases, cela représente peut-être dix feuilles, et trois cent coupables, cela fait en tout trois mille feuilles. Et quand on tient compte des difficultés de distribution de matériel scolaire au Burundi, on se rend compte que cette punition était inapplicable.

    C’est bien dommage. Ces trois cent coupables n’auront pas saisi quelle règle ils avaient enfreint. On leur a juste demandé de livrer les meneurs. Valeur pédagogique ?

    JerryCan

    • Ayuhu Jean Pierre

      Merci Roger pour ton humour ….de couleur pour ne pas dire noir!
      Du serieux de temps en temps. S’il vous plait!

      • roger crettol

        Ah oui … pour le sérieux, voyez le travail du photographe de presse accompagnant l’article qui commente le discours de Son Excellence le Président de la République – j’ai fait mes cinq cent lignes, mon respect est assuré.

        http://www.arib.info/index.php?option=com_content&task=view&id=15022&Itemid=1

        Décodez l’attitude et le langage corporel du sujet principal. Abstenez-vous de commenter, même à voix basse, sous peine de représailles contre vous-même et votre entourage.

        IWACU est une publication précieuse. Ni vous ni moi ne voulons embarrasser la modération …

  3. RUGAMBA RUTAGANZWA

    Au lieu d’apaiser, il menace. Président Fondateur semble oublier que quand le peuple est aculé, dos au mur, a cause notamment des exactions d’une police qui apparemment est au-dessus de toutes les lois, il ne lui reste plus aucun autre choix que se défendre. J’ajouterai aussi que la violence appellera toujours la violence et que tout cela va tomber sur la tête de ceux qui sont en charge de la sécurité des Burundais au premier rang duquel Mr NKURUNZIZA, évidemment.

  4. Jereve

    Se pourrait-il que Nkurunziza ne se rappelle plus les ultimatums similaires lancés contre lui quand il était dans la brousse avec ses rebelles ? Ces menaces n’ont eu aucun effet, sauf malheureusement augmenter le nombre de victimes et de morts. Si les positions ont changé, le monde n’a pas changé. Il le sait pertinemment; alors pourquoi perdre sa salive?

    • Peter James

      @ jereve,

      Ntiwihende ubu abanyagihugu barahabona.
      Mu mpande zose z’igiguhu.
      Bazosidukana niyonka mu kurwanya abashaka kubasubiza mu ntambara.
      Nkurunziza yabakuye mu buja kandi ntibazobusubiramwo you know that as well.

    • Bakari

      @Jerêve
      Vous me rappelez une chanson que j’aimais bien quand j’étais jeune: « Les temps changent » de MC Solar

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