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Vérité, Reconciliation, Justice

Buta, un crime gratuit

01-05-2014

Petite bourgade dans le sud profond, à 124 kilomètres de Bujumbura, Buta est nichée dans une sorte de vallée bordée par de belles collines …

Au dessus de l'autel dans la chapelle, un artiste a dessiné les visages des 40 séminaristes ... ©Iwacu

Au dessus de l’autel dans la chapelle, un artiste a dessiné les visages des 40 séminaristes … ©Iwacu

Buta, n’est pas très grand. Un séminaire réputé, un centre pastoral, quelques maisons de professeurs et des prêtres, le monastère fondé par l’ancien recteur du séminaire, le père Zacharie Bukuru. Et depuis ce terrible 30 avril 1997, ce « sanctuaire des martyrs de la fraternité », mémorial construit pour les gamins assassinés froidement par des rebelles du Cndd-Fdd.

Les quarante petites tombes blanches, bien alignées, scintillent dans la lumière du matin naissant. Un grand dessin du Christ, entouré par quarante figures de jeunes anges noirs, et une liste des 40 séminaristes tués, domine les petites tombes. Une même date revient sur toutes les croix : « Assassiné le 30 avril 1997». Moyenne d’âge : 20 ans. Des prénoms très « in », comme disent les jeunes. Jules, Patrick, Thierry… et même un prénom original : Lénine. Sûrement que le célèbre Lénine, anti clérical notoire, n’aurait pas apprécié que son patronyme soit porté par un curé. Mais le camarade moscovite peut dormir tranquille dans son sarcophage de verre. Le petit Lénine, le jeune séminariste de Buta, ne deviendra jamais prêtre. Il a été fauché, comme 39 de ses camarades un mercredi à l’aube.
« Sanctuaire des martyrs de la fraternité.» C’est un samedi matin. Le silence. Rien ne bouge, comme si Buta était hors du temps. De grands eucalyptus ondulent majestueusement. De temps en temps, des grognements de la porcherie du séminaire viennent troubler la sérénité des lieux.

Trois fois par semaine, mardi, jeudi et samedi, tôt le matin, des fidèles viennent dans une messe dite dans la petite chapelle attenante au mémorial. Ils arrivent silencieux, s’installent dans la chapelle aux larges vitres qui donnent sur les tombes. Au dessus de l’autel, un grand dessin des 40 martyrs.

Une attaque bien organisée !

Le père Zacharie Bukuru, était recteur du séminaire à l’époque des faits. Après le massacre, il a fondé un monastère, le seul du Burundi, et s’est retiré dans une vie de prière. Ses souvenirs sont intacts : « La première balle a été tirée vers 5H 30 du matin. De ma chambre, j’ai ouvert le rideau et j’ai vu dans la cour du séminaire des milliers de rebelles surarmés. Plus tard nous apprendrons que c’étaient trois bataillons qui ont déferlé sur Buta. »
Comme s’il voulait effacer de sa mémoire certains souvenirs, le prieur du monastère prend une profonde inspiration, joint ses mains et s’efforce de parler. « Ils étaient bien organisés, l’attaque avait été bien planifiée », dit-il.
En cet avril 1997, la guerre fait rage entre l’armée gouvernementale et les rebelles du CNDD-FDD qui multiplient des attaques contre les civils. Le gouvernement a décidé d’implanter des positions militaires pour protéger certains lieux publics : écoles, hôpitaux, usines, etc.

Le séminaire de Buta abrite bien une petite position militaire d’une dizaine d’hommes, des « SMO », comme on les appelle, c’est à dire des jeunes qui font le Service Militaire Obligatoire, donc peu aguerris au combat.
Le 29 avril 1997, la région bruissait de rumeurs d’attaque. Les séminaristes étaient inquiets. « J’ai demandé un renforcement de la petite position militaire affectée à Buta. »

Le Père Zacharie Bukuru ©Iwacu

Le Père Zacharie Bukuru ©Iwacu

Des commandos du camp militaire de Ngozi sont envoyés en renfort. Mais, ils décident de passer la nuit au chef-lieu de la province Bururi à neuf kilomètres de Buta. Cette nuit même, Buta est attaqué.
A 5 h 30, selon toujours l’ancien recteur, la petite troupe de militaires, positionnée d’ailleurs à un endroit peu stratégique, est vite mise en débandade. Elle se replie du côté des bâtiments où logent les prêtres. C’est d’ailleurs ce repli qui permettra au recteur et prêtres d’avoir la vie sauve. Mais la voie qui mène vers les dortoirs des enfants est libre. Les assaillants vont entrer sans encombre dans le bâtiment.

« Les Hutus d’un côté, les Tutsis de l’autre ! »

Le dortoir des « grands », (cycle supérieur), abrite près de 80 séminaristes. Les rebelles déboulent en tirant, c’est la débandade. Les jeunes se replient vers le fond du dortoir, se cachent sous les lits. Les assaillants somment les jeunes de sortir.
Les enfants, terrorisés ne sortent pas de leurs cachettes. « Nous allons vous découper un à un à la machette » lancent les assaillants.
Jean-Népo Bironkwa, aujourd’hui journaliste à la radio Bonesha, a survécu à l’attaque. Il avait 17 ans à l’époque et était en troisième scientifique. Il raconte : « Nous étions terrés sous les lits, mais quand ils ont dit qu’ils allaient nous découper à la machette, nous avons eu peur. Nous nous sommes dit : s’il faut mourir, mourrons au moins par balle. Et, un à un, nous sommes sortis, les mains en l’air. »
Les rebelles vont regrouper les enfants tremblants au milieu du dortoir. Là va se jouer une scène terrible. Le sommet de l’horreur.

Les rebelles demandent aux enfants de se séparer, « les Hutu d’un côté, les Tutsi de l’autre. » Pour toute réponse, les enfants se serrent les uns contre les autres, se tiennent les mains.
Les rebelles répètent l’injonction. Le groupe ne se dissout pas. Les jeunes Hutu et Tutsi terrorisés restent entremêlés. Jean-Népo Bironkwa témoigne. « Nous étions tremblants, collés au mur du dortoir. La femme qui commandait a répété trois fois la sommation. »
Face au refus des enfants de se séparer, froidement, la rebelle charge sa Kalachnikov. Et… elle se met à tirer dans le tas. Puis, un autre rebelle, dégoupille une grenade et la balance dans le groupe.

Un massacre de sang froid

C’est l’horreur. Du sang gicle, des corps déchiquetés volent. Les enfants qui ne sont pas directement tués s’éparpillent dans le dortoir, plongent sous les lits. Certains arrivent à s’enfuir en sautant par les fenêtres. Les rebelles vont prendre tout leur temps, décharger, recharger leurs armes, piller les pauvres effets des enfants.
Jean Népo n’a pas été atteint par les premières rafales. Blessé, il arrive à se réfugier sous un lit. Comme pour s’amuser, les rebelles tirent des rafales sous les lits. Une d’elle atteint Jean Népo aux jambes. Tibia et péroné sont broyés.
Un des assaillants, peut-être dépassé par la sauvagerie de ses camarades, va tenter de s’interposer, pour arrêter le massacre. Il est liquidé comme les séminaristes.

Puis, calmement, méthodiquement, les assaillants vont faire le tour du dortoir pour achever les blessés. Une balle dans la tête est tirée à bout portant aux blessés ou agonisants. Jean-Népo est gravement blessé mais vivant. « Arrivé au dessus de moi, un rebelle m’a vu baigner dans une mer de sang, il a dit « celui-ci est bien mort ». Il a continué sa tournée sans me tirer le coup de grâce. Un vrai miracle.» Le futur journaliste s’en tirera avec de graves blessures. Il restera plus d’une année hospitalisé, et fera de longs mois de rééducation. « J’ai eu beaucoup de chance. Je boite un peu, mes orteils ont perdu leur sensibilité, mais j’ai survécu », dit-il avec un léger sourire.

Les « grands » comme les « petits », tout le monde y passe …

Après avoir tué dans le dortoir des grands, les rebelles vont poursuivre leur besogne dans le dortoir des « petits ». Mais les gamins, mûs par une énergie du désespoir, ont fabriqué avec des draps une sorte de corde, brisé une fenêtre, et commencé à glisser le long du mur arrière du dortoir. Plusieurs enfants seront ainsi sauvés.
Mais les rebelles, postés sur Muzima, une petite colline qui domine l’école, vont découvrir le manège. De la colline, ils tirent sur les enfants comme sur des lapins. Ils tirent tellement sur le dortoir des petits avec une mitrailleuse dite MIAA (réservée à la défense anti aérienne) que les matelas prennent feu, les lits se tordent de chaleur. La corde salvatrice va se rompre.

Les enfants abandonnent la fuite par l’arrière du dortoir noyé sous une pluie de balles. Ils sautent dans la cour intérieure et tentent de fuir par les champs du séminaire. Les rebelles les poursuivent. Des corps seront retrouvés aux alentours des bois et champs qui bordent le séminaire. Mais, selon tous les survivants, c’est un vrai miracle que l’attaque n’ait fait que 40 victimes.

Des rebelles ivres de sang

D’après le père Bukuru, « les rebelles, ivres de sang, vont se replier vers 10 h30. Quand nous sortons de nos cachettes, dans le dortoir des grands, nous allons découvrir une vision d’horreur : des corps déchiquetés, des enfants gravement blessés, agonisants.»

L’abbé Léopold Mvukiye : « Dans le dortoir, nous pataugions dans un lac de sang. » ©Iwacu

L’abbé Léopold Mvukiye : « Dans le dortoir, nous pataugions dans un lac de sang. » ©Iwacu

L’abbé Léopold Mvukiye, très connu pour sa maîtrise de la médecine traditionnelle, lui aussi présent ce matin là, garde des souvenirs terribles : « Dans le dortoir, nous pataugions dans un lac de sang. Des corps en vrac. Certains enfants, tués à bout portant, étaient terriblement mutilés. Jusque tard dans la nuit, on a fait la toilette des morts, à la bougie, l’électricité avait été coupée, l’eau courante aussi, nous n’avions pas de matériel… »
Sa voix s’étrangle.

Des poursuites judiciaires impossibles…
Environ deux mois après le massacre, feu Mgr Bernard Bududira, alors évêque de Bururi, porte plainte contre le Cndd. Mais sans suite. Jusqu’aujourd’hui, aucune autre action en justice n’a été intentée contre cette hécatombe. Dans l’association des rescapés de Buta, « Lumière du monde », ils pensent qu’aucune juridiction ne peut, dans le contexte actuel, accepter cette plainte. « Les coupables de 1997 sont parmi les dirigeants actuels. Comme les autres, nous avons préféré attendre un tribunal spécial », indique Jean Népo Bironkwa, président de cette association. Mais, pour lui, le cas Rwasa n’est pas une recherche de la justice, sinon les poursuites auraient dû commencer par les massacres commis bien avant.
« Si nous portons plainte, alors qu’ils sont encore au pouvoir, nous risquons d’avoir d’autres problèmes. Déjà il a été difficile pour notre association d’être agréée, sous prétexte qu’il avait une composition ethnique. Nous préférons attendre la CVR », ajoute Emmanuel Nsabimana, responsable de l’association des rescapés de Bugendana. E.M

Le père Zacharie raconte qu’il était devenu comme fou. « J’errais tel un zombie, entre cadavres, blessés et agonisant. Complètement dépassé. » Le moine se souvient des derniers mots d’un gamin mourant, des paroles qui, dit-il, l’ont ressuscité. « Il s’appelait Stanislas, il m’a regardé avec sourire puis il m’a dit : « mon père, ils ont voulu nous séparer mais nous sommes restés unis. Il a fermé les yeux et il est mort. »

Le père Zacharie Bukuru a été marqué par les dernières paroles du jeune séminariste. Pour lui, si les enfants s’étaient séparés, les conséquences auraient été encore plus tragiques. « Dans leur sadisme, les rebelles auraient peut-être demandé aux Hutu de tuer leurs camarades tutsi. ». Pour le moine, si les séminaristes hutu avaient rejoint les rebelles et laissé les Tutsi mourir seuls, la fracture ethnique aurait été irrémédiable dans la région. « Nous serions entrés dans un cycle de vengeance. Le sacrifice des enfants a désarmé tous les extrémistes. Devant le don suprême, tout le monde était obligé de s’incliner. »
Jean-Népo confirme : « C’était facile pour nos camarades hutu de sauver leur peau. Il leur suffisait de dire qu’ils étaient hutu et sortir du groupe. »

Les 40 enfants seront enterrés deux jours plus tard au séminaire même dans ce lieu qui deviendra « le sanctuaire des martyrs de la fraternité. »
Le père Zacharie Bukuru a fondé un monastère, dans ce lieu où des jeunes « ont bravé la mort par amour », il veut que cet endroit soit « un lieu de recueillement, de guérison de la mémoire, un lieu de réflexion ». Pour lui, en refusant de se séparer, les enfants ont lancé un grand message d’unité aux Burundais.

Jean-Népo Bironkwa ... Il a miraculeusement survécu ©Iwacu

Jean-Népo Bironkwa … Il a miraculeusement survécu ©Iwacu

Épilogue

Les anciens rebelles sont aujourd’hui au pouvoir. Ils n’ont jamais été inquiétés. La femme qui commandait l’exécution dans le dortoir est devenue une officier de l’armée, semble-t-il. Le porte-parole des rebelles, Jérôme Ndiho, qui a revendiqué l’attaque sur plusieurs médias internationaux, n’a jamais été inquiété aussi. Il poursuit tranquillement une carrière politique. Il est même devenu le « speaker » de l’Ombudsman burundais.

Le père Zacharie Bukuru prie et accueille sans distinction dans son monastère tous ceux qui veulent « faire halte, se reposer physiquement, se ressourcer spirituellement dans ce lieu chargé d’amour ». Jean-Népo et les autres survivants, Hutu et Tutsi, sont devenus médecins, agronomes… Tous, d’après le journaliste, « se débrouillent bien dans la vie. » Très unis, ils ont fondé une association et tous les 30 avril, ils font le pèlerinage à Buta pour « se recueillir sur la tombe de leurs camarades.
A Buta, les 40 jeunes séminaristes dorment pour toujours sous des tombes blanches, alignées, immaculées, défiant toutes les haines.

  44   Vos commentaires
  1. Munyamulenge

    @Federation: Pour ton information, dans le communiqué final sanctionnant le sommet des chefs d’Etats de l’EAC à Nairobi du 02 Mai 2014,utilisateurs du corridor nord, le 2ieme vice-President du Burundi, a réaffirmé que son pays adhère complètement à toutes les résolutions antérieures prises par les chefs d’Etats du bloc des enthousiastes( Kagame,Kaguta,Kenyatta,Kiir))(carte d’identité, visa unique,pipe line,chemin de fer ect..).La Tz continue à trainer les pieds, par ce que, il a un différend avec le Rwanda, et est plus actif dans la SADEC, plutôt qu’EAC.

    • Federation

      Merci mon cher @Munyamulenge pour ce partage.
      Je risquais de passer à côté de ce communiqué si tu ne m’en avais pas parlé … je donne le lien au cas d’autres voudraient y jeter un oeil! Effectivement, je suis content de voir et lire ceci, je cite : « Burundi confirmed its full participation in the following initiatives: Petroleum Products Pipeline, Commodities Exchange, East Africa Tourist Visa, Use of National ID,Voter and Student Cards, Single Custom Territory, Standard Gauge Railway, Oil Refinery, Defense and Security Cooperation, ICT and Financing. »
      http://www.newtimes.co.rw/news/index.php?i=15711&a=76530
      C’est une EXCELLENTE NOUVELLE!!! Enfin, at last …

  2. Munyamulenge

    @FEDERATION: Tu as raison. Nous demandons à nos chefs d’Etats d’accélérer le processus d’intégration économique et politique, pour que les tutsi et hutus, qui se haïssent, pourtant avec la même langue et culture, soient absorbés dans les 100 ethnies de l’EAC. C’est la solution durable

    • Federation

      @Munyamulenge:
      Pour le moment, sur papier en tout cas, sous le leadership du président (que je préfère qualifier de patriarche) Museveni, les choses semblent aller dans le bon sens. Petit à petit, les différents pays membres commencent à réaliser tout l’intérêt que cette UNITE, cette FEDERATION politique confère. Ne dit-on pas d’ailleurs que l’UNION FAIT LA FORCE. Je suis content de voir que la TZ et mon pays qui semblaient trainer les pieds adoubent et embrassent enfin ce magnifique projet comme l’atteste le 6ème point du récent COMMUNIQUE du 12ème sommet EXTRA-ORDINAIRE des chefs d’Etat de l’EAC, je cite : « 6. (…) The summit directed the council to initiate the process of drafting a CONSTITUTION of POLITICAL FEDERATION (…)” . Pour les détails, voir ici: http://www.eac.int/
      Bien sûr, je regrette la lenteur qui caractérise les dirigeants de mon pays parce que dans le même temps, nous voyons le TRIO VISIONNAIRE (KKK … -on pourrait même ajouter un 4ème K pour Kiir du Soudan du Sud qui en ce moment participe au 5th Northern Corridor Integration Projects summit à Naïrobi) prendre des actes concrets et salutaires pour l’avenir de l’EAC et de l’Afrique : visa unique, usage de la carte d’identité, projets d’infrastructures …

  3. Pamphile Butoke

    Monsieur Jean Pierre,
    je te remercie pour au moins avoir reconnu que parmi les rebelles il y en a qui ont caches et sauve les seminaristes.
    Cependant votre intervew me parait bisaute.De part mes propres investigations j’ai appris avec un certain sentiment de soulagement que plus de 9 seminaristes en cachette plus de trente min apres le coup ont ete sauves par d’autres rebelles. Ces seminaristes auraient alors transporte les effets militaires des smo en fuite. La suite on ne la connait pas. Ont ils fui par apres ou executes.
    Il faudrait demander au Seminaire si leurs corps sont parmi les 40 tombes ou si du moins il y a eu
    des portes disparus. L’honnete intellectuelle l’exige.
    Quant au gouverenement il ne peut pas demander pardon pour un cas isole et l’Accord d’Arusha est clair. Qu’on ne se precipite pas tot ou tard la realite et sur les coupables et sur les promoteurs des crimes odieux seront connus.
    Mais d’ores et deja et pour la salut de ton ame tu remarques avec le temps que le crime de Buta n’etait pas un plan du mouvement rebelle mais une bavure regrettable a elucider.
    Incriminer gratuitement un pouvoir pour des raisons sentimentales et ethniques te rend coupable devant Dieu. Et tu le regretteras plus tard.
    Et a part la diabolisation dont certains internautes et les medias se rendent maitres a chaque fois qu’on commemore le carnage, j’ai l’impression que Ndiho Jerome n’a jamais revendique l’attaque.
    Mais un certain Nephtali qui lui aussi se trouvait quelquepart en Europe ou en Amerique.
    Sur les radios j’entendais Ndiho tenter d’expliquer a ceux qui ne veulent rien entendre ce qui s’est passe.
    Le lynchage mediatique est un simple signe du s/developpement culturel et mental.

    • Mutu

      «…que le crime de Buta n’etait pas un plan du mouvement rebelle mais une bavure regrettable a elucider…» On devrait punir de tels propos, il devrait y avoir une loi au Burundi qui t’interdit de sortir des anneries pareilles. Pourquoi alors Ndiho a revendiqué l’attaque si c’était une bavure. Pourquoi tant de haine, pourquoi n’-t-on pas sanctionné ces maudits criminels ? Tout simplement parce qu’ils partagent la meme ideologie, celle d’éliminer les tutsis pour acceder au pouvoir. Maintenant c’est éliminer l’opposant pour accéder au pouvoir. Chassez le naturel et il revient au galop. Ils paieront un jour.

  4. Auguparadiso

    Jewe numva ivyahitiye mu gihugu cacu Burundi ari vyinshi. Muguhoza ababuze ababo, nashaka gusaba iwacu izatohoze ubuhamya bw’abenegihugu biciwe muri 65, 69, 72, 88, canke 93 niyindi myaka yaciyemwo hagati na hagati maze turabe ababonye amabi canke abahuye nakaga kabi kabishe. La solution iriho: itegeko rijanye nukuri no guharirana ryaratowe, nibaza ko tuzokumva menshi. Mon opinion nuko kuvuga Buta nahandi nahandi, ntibisumba ivyashitse muburundi hose ku mabi yakozwe nabitwa Abakomagu, bahonyeje imbaga y’abahutu kandi sindumva gushika uyu munsi canke ngo nsome kuma sites aho bibuka ubwicanyi ibinywamaraso vy’abakomagu n’urwaruka rwabo bakoreye abahutu mu mpande zose z’uburundi. Muri make aho igihe kigeze, nukuvugisha ukuri maze umututsi akemera ko ivyabashikiye byatewe nimitima yabo mibi yo gushaka guhonya abahutu no kwigungira ku butegetsi. Aujourd’hui, tubanye neza mais nibareke kwigira les seules victimes depuis que le Burundi est burundi. Birababaje.

  5. BARINDAMBI Sosthène

    Dukora Musenga, Dusenga Mukora.

  6. RIP

    Mr Kaburahe, ces 40 séminaristes de Buta tués 1997 ont eu l’honneur d’être enterrés dignement parmi les leurs, ce qui n’a pas été le cas pour les plus de 300 000 victimes innocentes hutues massacrées en 1972 par le Président tutsi Micombero et sa clique. On cherche toujours à savoir où toutes ces âmes innocentes ont-elles pu finir mais en vain… Et je me demande sincèrement combien de hutus le Burundi compterait aujourd’hui, si le Cndd-Fdd n’avait pas pris leur défense à partir de la Kibira? 15% de la population ou tout simplement 0% vu que leur extermination était devenue comme une tradition pour tout régime uproniste pro-tutsi qui prenait le pouvoir.

    • C’est vraiment ridicule et honteux de voir certains qui veulent à chaque justifier un massacre par un autre comme si un massacre annule un autre ou qui tend tout simplement à dire qu’on ne devrait pas considérer un tel massacre de l’autre ethnie par qu’il ya eu moins de morts que le sien ; vraiment ridicule de voir des gens instruits raisonner de la sorte.
      Est-ce qu’ils se sont vengés des tueurs de 1972 en tuant ces élèves ? Comme tu sembles être intéressé par les chiffres, combien tutsi compterait le Burundi s’il y avait pas eu notamment le génocide de 1993 ainsi que les massacre qui ont suivi dont celui de Bugendana ?

      Arrêtons toujours de faire croire que l’autre est plus mauvais que soit en se fichant du mal des autres et c’est pour cela que moi je suis tout à fait contre cette CVR inutile qui n’aboutira à rien ou qui condamnera ceux dont le pouvoir voudra condamner (vu qu’ils ont été les seuls à voter pour et que les membres seront nommés par décret) car seule la vraie justice aurait été plus bénéfique pour que les innocents badasubira kuzira ivyo abo basangiye ubwoko bakoze.
      Apres le dernier vote à l’assemblée concernant le CVR, la vrai question est de savoir qui veulent pas cette justice et pourquoi ? Par la réponse tu sauras que les auteurs du mal viennent de tous les ethnies et que les bourreaux atari abo bonyene wari wasimbiyeko.CQFD

      Cordialement,

      • RIP

        @Nzobandora
        «combien de tutsi compterait le Burundi s’il n’y avait pas eu notamment le génocide de 1993 ainsi que les massacres qui ont suivi dont celui de Bugendana ?»

        Mu vyukuri ufatiye kuri abo batutsi uvuga bapfa, woshaka ugashirako n’abatutsi bariko baravuka aujourd’hui, ils ne pourraient pas dépasser le 15% de la population burundaise puisque vous n’acceptez jamais dans vos rangs des enfants nés des tutsis et d’autres ethnies, que des tutsis pure laine seulement! Aho niho muburira amanota yose sur le plan ethno-socio-politique à l’avantage évidemment de l’ethnie hutue qui considère à part entière sien, tout enfant de sa lignée qu’il ait du sang tutsi, twa ou étranger…

        • Mutu

          Wewe iyo 15% urazi neza ingene bayiharuye ? Ko baharura inka umuntu afise kugira bamwite umututsi, hama bace batoza ikori, wibaza yuko barikuronka abatutsi bangana iki? Ntanumwe yabishaka, faites tes recherches. Faisons le décompte aujourd’hui et partons avec les vrais chiffres.

      • Shaka

        Uhenda nde???

      • Shaka

        @Nzobandora

        Uhenda nde ???

  7. Jean-Pierre

    J’ai personnellement intervewer qutre des rescapés et je garde un souvenir poignant et digne de ces enfants. Ce que les gens ne savent pas, en pillant les biens que possédaient les séminaristes, les assassins du CNDD-FDD ont exigé aux enfants de les aider à transporter le butin. Les « défenseurs de la démocrtie » (comme il se le proclamaient) avaient alors demandé séparément aux jeunes si ils étaient Tutsi. Les enfants avaeint alors juré qu’ils étaient tous Hutu et c’est comme cela qu’ils ont eu la vie sauve. Un autre m’a raconté qu’au moment où on leur faisait la chasse, un assaillant est tombé sur un élève et lui dit de se cacher et de faire le mort parce qu’il ne voulait pas que son sang le poursuive. Pour finir, c’est tout de même honteux que le pouvoir actuel issu de la rebellion responsable de ce massacre n’ait jamais songé demander pardon même du bout des lèvres. Est-ce que Nkurunziza et les siens n’ont aucun remord? C’est vrai que d’autres non plus n’ont jamais demandé pardon. Mais tout au moins ils ne gouvernaient pas la Sainte Bible dans la main.

  8. Aaron

    Abicanyi nyabicanyi i i Burundi ntimwitege ko hari ico bazoba, Erega barakomeye rwose muvyemere canke mubihakane. None ko bamye ari indongozi zigihugu bakaba mu bahutu no mu batutsi bakaba nubu aribo bica bagakiza buzuye mu nzego zikomzkomeye zifise ijambo. Nubwo irya CVR yohurikiramwo ubwoko bwose, imigambwe yose, amashirahamwe yose, Je vous le dis quebazohishiranira (se couvrir ) ntihagire ikintu kinini mwiteze Guko nibo bazokwishiriramwo abo bashaka, kandi barazinanye. Mbega intwaro itishe ni iyahe. Mbega ntimwumvise Ntibantunganya avuga ngo barakwiye guhanuza tous les anciens presidents kandi aribo resnponsable y’amabi yose yabaye mu gihugu bakaturyanisha abahutu nabatutsi. abarongoye igihugu nibo bari bakwiye kubazwa ubwambere na mbere amabi yose uburundi bwaciyemwo. Mugabo abazohasiga amajigo uzosanga ari abantu batobato.

  9. Quitrompequi

    Nimwacira umukenke ba Sekuru wa Rewmbw na Buzukuru ba Simbananiye amahoro azotaha i Burundi.

  10. Coldman'Zi

    Mu kirundi, « kirazira kuririra canke gushinyaguriza ku muvyimba ». Ingendo yo kwikika mu kiza/genocide n’ayandi mabi kugira umuntu yigarurire intwaro, vyarahitiye. Ku bwanje, umuntu akivyitwaza no kuguma abishir’imbere, nibaza ko ari ka gatimatare n’inzankano mu barundi arondera.

  11. Pamphile Butoke

    Que le Bon Dieu ait leurs ames!
    La question de la juste transitionnelle sera tres compliquee dans notre pays tant que les burundais ne veulent pas adopter une culture de verite.
    J’ai meme l’impression que l’emotion meme chez nos pretres joue plus que la raison pourtant enseigne a travers la bible.
    Je parie que quand toute la verite sur les crises cycliques qui ont endeuille le Burundi seront connus de par tout le monde( comme le massacre des etudiants hutus de Kiremba a 5km de Buta en 1972, les massacres selectifs de l’elite hutu en1972 etc) le cas de Buta sera marginal. Et les vrais coupables ne seront peut etre pas ceux decrits regulierement et en boucle par les medias.
    Comment expliquer autrement qu’une intervention militaire de Ngozi passe la nuit a Bururi alors que les rebelles depuis deux jours controlaient Inanzerwe(10 km de Buta) et avaient meme coupe l’antenne officielle!
    Comment expliquer que 2 bataillons decides a massacrer les eleves(si c’est le cas) n’ont tue que 40 en moins de 10 minutes alors que les smo avaient fui!
    Bironkwa dit que rien ne va avancer sur le plan judiciaire car les coupables sont au pouvoir. Pense t il un seul instant que les orphelins de 1972 qui ont pris les armes attendent toujours que justice soit faite pour leurs chers disparus.
    Heureusement que toute l’Eglise Catholique ne pense pas ainsi.
    Buta comme tant d’autres bouchers ont besoin d’etre eclaires. Pour Dieu un seminariste tutsi ou hutu tue injustement vaut la meme chose qu’un autre etre humain tue dans les memes conditions;tous sont des martyrs. Et Dieu seul qui sait sonder nos ames sait qui est coupable et qui a besoin de se repentir.
    Encore une fois que Dieu sauve les ames des burundais!
    Amen!

  12. justemoi12

    Si le message de ces jeunes pouvait servir d’exemple aux Burundais, notre pays le Burundi guerrirait. Demandons à ces frères qui nous ont précédé d’interceder pour nous au près du Père celeste.

  13. Citoyen

    Le message d’amour finit toujours par passer….. même noyé dans un flot de balles et de haine. Que Dieu accorde un repos éternel a ces enfants.

  14. Racso69

    Kaburahe écrit: »La femme qui commandait l’exécution dans le dortoir est devenue une officier de l’armée, semble-t-il. » Quant à Karayenga, il écrit: « il semble donc que la femme qui commandait les assaillants était en fait une hutu rwandaise et portait le prénom de Modeste. » et plus loin: « Modeste qui aurait été abattue à bout portant au pied d’un arbre sur les rives de la rivière. »
    Qui de ces 2 journalistes notoires donne la vraie version sachant que pour le citoyen lambda la version de Kaburahe montre que les « assassins » sont récompensés?

    • Quitrompequi

      la vraie version se trouve dans l’usage du conditionnel

  15. tuvugukuri

    Moi j aurai aimer que Ndiho s exprime a ce sujet puisque il l a reconnu publiquement sur les ondes des radios.
    SVP Mr. Kaburahe cherch une interview a Mr,Ndiho Jerome.

  16. MBIKIJE

    @KARAYENGA ATHANASE,

    Merci Mr Athanse KARAYENGA pour ces informations aussi importantes les unes que les autres. La façon dont « ces buveurs de sang » jusqu’à en être ivres ont opéré, ressemble à s’y méprendre aux stratégies des tueurs en séries des Ex-FAR et autres Interahamwe de sinistres mémoires…! Tout le monde sait que pendant cette terrible guerre entre les rebelles du CNDD-FDD allié aux reblles du FNL-PALIPEHUTU et les ex-FAB, les rebelles attaquaoient essentiellment les cibles civiles dont malheureusement le séminaiure de Buta et d’autres cibles citées par d’autres internautes….! ‘J’espère que ce beau pays ne revivra plus jamais ça même si ce qu’on ontend, rapporté par les N.U. ne va pas dans le sens de ce que je souhaite.

  17. birababaje kubona abantu nkabo babashimira bakabashira unzego z’umutekano ubwo umutima ntusimba.N’ivtabaye kuri lycée musema le09/11/2001 ari ku wagatanu aho uwitwa rumbeti yategeka ngo « brûler tout » aho abanyeshure batwawe nk’imbohe abandi bakiigwa mu nzira ntivyirengagizwe,birababaje kubona n’ubu atagikorwa ngo bibuke abo bose

    • Uwarugwanye

      Abo bantu Rumbete yabwira ngo « brûlez tout » wotubwira ko bari aba rebelles canke aba FAB? Erega uko niko la vérité imenyekana. None i Buta ntitwamenye abakozeyo ibara ku bibondo vyahiga? En attendant la vrai CVR, abarundi barashobora gucira umukenke abigira intama kandi ari imfyisi. Ahubwo harakabaho ino canal ya IWACU pour y dire certaines vérités vraies qui fâchent.

  18. Uwarugwanye

    La vérité est presque connue. Il reste à savoir comment l’exploiter et à quelles fins. Cessons de spéculer sur qui a fait quoi dans ce pays où tout le monde connaît tout le monde. Un exemple, quand le carnage de Buta fut consommé tambours battants, tout l’Etat-major des FDD était là. Il assurait directement le commandement des opérations. Qui était à sa tête? Et ses adjoints? Et celui qui a revendiqué le crime, bien que tentant de dédouaner les criminels? Si vous répondez clairement à ces trois questions par des noms précis, Nzojibwami Augustin et Festus Ntanyungu vont se la fermer et auront moins d’arrogance dans les débats. Le club du grand nord brandit ces questions pour les mettre à genou dans la cour des grands où ils se sont invités.

    • Busyuwundiburoroha

      si tu oses me donner aumoins quelques noms des responsables des puchtistes de 1993, massacre que la plupart d’entre nous, nous avons vécu, tu pourras connaître la vérité sur ce Buta! Les sans échecs qui brûles les Hutu dans les pneus dans les rue de Nyakabiga, Ngagara…ce n’était pas tambour battant!!!!!!!!!!!!Sans parler des hécatombes de 65,72,88…! N’était-ce pas soleil levant ou tambour battant!!!!!!!!!!!!Pour les Hutus qui périssent , c’est un petit vent qui souffle pour agrementer l’ambiance des Tutsi. Soyons justes, naîtres et équitables uand on traite un sujet délicat de même!!!!!!!!!!!

  19. Munyamulenge

    Quelqu’un peut –il m’éclairer, le pourquoi le parti CNDD-FDD au pouvoir depuis 10ans,n’avait jamais mis en place la CVR, pourtant prévu dans les accords d’Arusha? Les internautes Hutu évoquent souvent sur ce site, les souffrances des rescapés hutu des massacres de 1972 et meurtre des étudiants hutu, à l’université du Burundi en 1995.Pourquoi,le président Peter, lui-même rescapé de l’UB, ne veut pas de juste pour tout le monde Hutu et tutsi. A quand la comparution d’Agaton RWASA et Pasteur HABIMANA , tous leaders historiques du FNL-PERIPEHUTU, planificateurs des massacres des femmes et enfants Banyamulenge de GATUMBA, n’ont-ils toujours pas inquiétés par la justice Burundaise ?VIVE L’IMPUNITE AU BURUNDI.L’ONU est incapable de rendre justice. Le génocide pourrait avoir lieu en Centrafrique et au Soudan du Sud, sous les yeux de cette communauté internationale.
    QUI VIVRA VERRA.

    • kalenzo

      « VIVE L’IMPUNITE AU BURUNDI »…Chez toi, AU RWANDA, la justice règne quoi??! Occupe-toi de ton pays et on s’occupe du nôtre…Merci

  20. Bimenyimana

    Iyo mwumvise bahayagiza abahoze ku rugamba ba mwibuka les massacres des innocents comme ceux de Buta, Teza, Butezi, Bugendana et autres. Les braves héros de cette guerre pour la défense de la démocratie sont notamment ceux qui ont massacré en quelques heures plus de 600 veuves et orphelins Tutsi dans le camp des déplacés de Bugendana. Les assaillants étaient armés de fusils d’ assaut et de grenades offensives, les victimes quant a elles étaient armées de mottes de terre. A l’issue des combats acharnés, ce sont les rebelles du CNDD qui ont finalement gagné. La démocratie a été ainsi défendue et restaurée.

    • Bukuru Asmani

      Jewe nzobareke muyadonde ,kuko bamwe muri mwe mwandika ntangorane n’imwe mwahuye nayo,akavuzwe na Kizito Mihigo kugisobanuro c’urupfu na Ndadaye Melchior,urupfu n’urupfu nta nyagupfa nta nyagukira twese twaripfuza kugumana n’Abana bacu , Abavukanyi bacu,n’Abavyeyi bacu mais,urupfu rwarabahitanye kuva 1965,1969,1972,1988,1991na 1993 n’abandi twabuze tutanka,jewe mpora ngenda ngahagarara ah’umuhisi NDADAYE M.yahoz’aba nkaraaaaaaba maze nkicya n’intuntu nkegurwa n’akabonge,kuko ndavye birya bihangange vy’incabwenge nca mbona ko banyarucari bahahoneye kubeb’ubutegetsi! birababaje basi mwibuke ko mairie ya Buja yagarukiwe n’umuhisi Cdt BAVUGUBUSA Célestin batazira van dame nahone baramwihendako ngo n’Umuhima nawe yava Gitega bitebe bitebuke ntan’umwe atazobazw’ivyo yakorey’inzirakarengane,maze dusigare mu Gihugu kizir’amaraso n’akarenganyo dufatanye munda mumoko yoooose,mumigambwe yoooose,NB.hatarimw’Abahima kuko barafis’ibibi vyinshi bakoze bataravy’ubwoko .

      • Bite? ibya Kizito Mihigo ubizanye ute? vuga ibyabaye muli petit séminaire.
        urakoze

  21. Justice

    Quand Est-ce qu’on fera mémoire de nos enfants lâchement assassinés à l’université du Burundi? Quand Est-ce qu’on fera mémoire et traduira en justice les bourreaux de tout intellectuel Hutu y compris les enfants du primaire de 72? Quand Est-ce qu’on fera mémoire de toutes ces victimes Hutu et Tutsi ensembe sans distinction comme si il y a des vies et des vies de seconde catégorie au Burundi.

    Mr KABURAHE comment se fait-il que votre journal ne déploie pas la même énergie pour parler des victimes de la barbarie humaine qui a emporté nos enfants de l’université du Burundi? Parce que c’était des Hutu? C’est cette justice de deux poids deux mesures qui fait que la haine ne s’éteigne jamais au Burundi et c’est inacceptable.

    Toutes les victimes suite à la sauvagerie burundaise d’où qu’elle vienne doivent être commémorées de la même façons et les victimes qui qu’ils soient doivent être traduits en justices.

    • Yulu

      Pour ton information, parmi les victimes de Buta il y a bel et bien des enfants hutus!

  22. Munyamulenge

    Bravo au groupe de presse Iwacu. Votre journal est lu dans toute la région des grands Lacs, région ayant connu des tueries depuis les années d’indépendance. Honnêtement, je suis ému par le meurtre sauvage de ces jeunes, écoliers, et qui n’avaient rien de responsabilité de la mauvaise gouvernance de l’époque. Mais, un détail frappant dans ce récit,, est la similarité des massacre du « séminaire Buta(BURUNDI) » et de « l’école secondaire Nyange, au sud-ouest du RWANDA ».Dans les deux cas, les assaillants avaient demandé aux élèves, de se séparer entre Hutu et Tutsi, puis le refus catégorique des élèves de se séparer, puis suivi de fusillade en masse.
    Conclusion :
    1. Une idéologie génocidaire l’origine de ces massacres des innocents, a survécu dans le Rwanda et au Burundi depuis des années,
    2. Les rebellions burundaises des années 1990, ont été formées, à l’école des extrémistes du régime de Habyarimana. C’est la justification du mode opérationnel de ces anciennes rebellions burundaises et FDRL (rebelles rwandais à l’est de la RDC),
    3. Une nouvelle génération des jeunes, qui refusent la politique divisionniste, en refusant de s’identifier suivant l’étiquette ethnique (hutu,tutsi,twa),mais plutôt en citoyen Burundais ou Rwandais, comme nos sociétés vivaient avant la colonisation.
    4. L’impunité dont jouissent les auteurs de ces massacres, mais qui ont plutôt, été promis aux postes des responsabilités au Burundi, conduira à une réconciliation de façade (de la poudre aux yeux), car le volet justice a été oublié.
    N.B. Ne me demandez jamais de me taire sur un sujet, qui dépasse les frontières burundaises, car le Burundi est dans l’EAC et la CEPGL.

    • Federation

      @Munyamulenge
      Entièrement d’accord avec vous! Vous faites bien de rappeler le cas de cette « école secondaire Nyange, au sud-ouest du RWANDA » , à laquelle fait aussi écho Athanase Karayenga plus bas.
      Nos pays sont des JUMEAUX et il va de soi que nous scrutions la dynamique dans sa globalité… Je vous rejoins à 100% … mon pseudo en témoigne d’ailleurs ! Je pense que seule la FEDERATION de nos pays membres de l’EAC nous permettra de dépasser cet antagonisme Hutu-Tutsi … en se fondant dans la multitude de groupes ethniques de la sous-région.
      Comme je le dis souvent, on peut essayer de ne s’occuper de son propre pays, mais les gens acquis à l’idéologie génocidaire nous rappellerons toujours notre destin commun comme l’illustre très bien le massacre: « Titanic Express » du 28 Décembre 2000
      [http://en.wikipedia.org/wiki/Titanic_Express_massacre] dans lequel 21 personnes périrent INDEPENDAMMENT de leur NATIONALITE (BDI, RWA, RDC) mais UNIQUEMENT à cause leur identité commune!
      Il nous faut combattre TOUS ENSEMBLE cette IDEOLOGIE GENOCIDAIRE.

  23. ITEKA RYACU

    Et ce sont les gens qui ont fait cela qui nous gouvernent. Ceux qui ont tué le plus grand nombre de gens sont devenus des « généraux », des ministres, des ambassadeurs voir même sénateurs ou dépités. Ni ba GAHINI……….
    Le pire est à venir avec la formation des Imbonerahamwe en RDC. NDIHO qui a revendiqué cette attaque est porte parole d’une institution. Shame on you CNDD FDD killers.
    Hama ngo mwiteze iterambere mutwangwa n’abakoze amaraso bavumwe.

  24. C’est vraiment triste.Au Burundi, les differentes guerres civiles qui ont endeuille le pays ont fait des victims innocents dans toutes les ethnies. ce qui me gene, ce que a certaines dates une ethnie se presente comme eternelle victime sans le moindre soucis de se souvenir des victime de l’autre ethnie!1Une memoire vigilante extremement selective qui n’arrange pas les choses. Mon souhait est que les Burundais organisent une journee commemorative pour tous, ce plus logique et c’est plus conciliateur.

  25. Uwumukama

    A quand les assassins de ces innocents vont-ils reconnaître leur crime ignoble et demander pardon? Je m’adresse particulièrement à Ndiho Jérôme et à la dame qui commandait ces assassins: « les faits sont têtus », disait notre voisin du nord. Vous pouvez aujourd’hui échapper à la justice que vous taillez à votre mesure, mais il y a une justice que vous n’échapperez jamais. Maintenant des âmes saintes au près du Père céleste crient: « Ndiho Jérôme, madame …. et toute la bande qu’elle commandait en 1997 sont des criminels sans nom ». Le Père entend les cries de ses enfants, le mieux pour vous serait de reconnaître le crime et de demander pardons pour vous réconcilier avec le ciel, les rescapés de ce massacre qui sont des témoins à vos charges et tout le peuple burundais épris de paix.

  26. Federation

    « C’était facile pour nos camarades hutu de sauver leur peau. Il leur suffisait de dire qu’ils étaient hutu et sortir du groupe. »

    TOUT EST DIT DANS CETTE PHRASE : l’idéologie génocidaire que véhiculent certains et l’HUMANITE qui reste malgré tout … Seul signe qui nous permet de garder espoir!
    Merci pour ce magnifique témoignage!
    PLUS JAMAIS CA!

    • Pour compléter le témoignage bouleversant d’Antoine Kaburahe, je voudrais porter à la connaissance des lecteurs de ce site qu’une équipe de la télévision flamande belge (VRT) a effectué un reportage sur le massacre de Buta dans le cadre de la recherche des restes de Ntare V.

      Le documentaire a été diffusé en Belgique il y a deux ans. Dans ce documentaire, l’équipe de la VRT a donné la parole à une mère tutsi et un père hutu qui ont perdu deux enfants parmi ces séminaristes. Leurs témoignages sont très poignants mais très dignes. Ils insistent sur le message de fraternité entre des jeunes hutu et tutsi qui ont accepté la mort pour sauvegarder l’unité du Burundi.

      Pour votre information également, il semble que la femme qui commandait les rebelles qui ont massacré les séminaristes exactement comme le relate l’abbé Zacharie Bukuru dans son livre remarquable et qu’Antoine Kaburahe résume avec précision, il semble donc que la femme qui commandait les assaillants était en fait une hutu rwandaise et portait le prénom de Modeste. Ce qui suppose que parmi des assaillants rwandais faisaient partie du bataillon qui a attaqué le séminaire de Buta.

      Le détachement de l’armée burundaise qui a passé la nuit à Bururi est venu au secours du séminaire de Butare, malheureusement trop tard. Cependant, il aurait réussi à regrouper tous les assaillants à l’aide d’un hélicoptère notamment et à les pousser dans la rivière Jiji où ils se seraient tous noyés.

      Sauf Modeste qui aurait été abattue à bout portant au pied d’un arbre sur les rives de la rivière. Après l’attaque du séminaire de Buta, les militaires de l’ancienne armée burundaise (FAB) qui ont combattu les assaillant auraient donné à la rivière Jiji le grade de Colonel.

      Une enquête plus approfondie permettrait de vérifier ces faits. Probablement que la Commission Vérité et Réconciliation permettra aux parents des martyrs de la fraternité et aux rescapés d’éclairer cette attaque qui rappelle en effet celle de Nyange, un autre établissement scolaire au Rwanda où des jeunes ont mis en échec le projet de séparer les Hutu et les Tutsi avec le même le même héroïsme qui force le respect.

      Athanase Karayenga

      • citoyen

        Finalement,les jeunes Sont plus forts moralement que leurs parents,si o, considere les deux cas: Buta(Burundi), (Nyange)Rwanda. Raison pour laquelle Il faudrait les ecouter souvent et prendre en compte leurs suggestions,surtout en peacebuilding,pour le cas d,espece. Bravo mes chers seminarostes.vous etes grands

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