Sécurité

Bujumbura : 6 morts et 9 policiers blessés dans des attaques simultanées dont celle au domicile du maire

Pierre Nkurikiye : «Au vu de ce qui s’est passé, le désarmement forcé va se poursuivre.»

Pierre Nkurikiye : «Au vu de ce qui s’est passé, le désarmement forcé va se poursuivre.»

Selon le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye, ces différentes attaques perpétrées dans la nuit de dimanche à lundi 16 novembre, et même ce matin, ont fait des victimes et des dégâts à Bwiza, à Rohero, à Musaga, Mutakura et Buyenzi et Kamenge.

A Bwiza, le porte-parole de la police parle de 3 criminels tués vers 22 heures lors des échanges entre une patrouille policière et un groupe de criminels armés à la 4ème avenue. Il indique qu’il y a eu 2 blessés. Ces criminels se cachaient dans des encoignures des maisons. Mais des sources sur place signalent 4 morts dont 3 dans la boîte de nuit appelée Escotis située à la 4ème avenue. Il s’agit d’un client, d’un cuistot et d’un veilleur de nuit.

La résidence du maire visée

A Rohero, Pierre Nkurikiye souligne une attaque perpétrée chez le Maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa. La maison ainsi qu’un véhicule sont criblés de balle. Ces criminels armés ont attaqué cette résidence à la mitrailleuse et ont lancé 3 grenades. Dans le salon, les murs portent plusieurs impacts de balle, une d’elle a traversé un ordinateur portable, un explosif communément appelé ’’slim’’ s’est encastré dans un mur de la chambre à coucher des enfants.

Mais c’est le domicile du voisin du maire de la ville, qui a subit le plus de dégâts. Les murs sont criblés de balle, dans son salon une balle a traversé un téléviseur. «Ma maison a été attaquée à la mitrailleuse mais je pense que c’est plutôt le domicile du maire de la ville qui était visée. Avant d’ouvrir le feu, ces hommes armés ont été entendus en train de discuter et de se demander si c’était la vraie cible. Ils ont dirigé leur attaque vers la maison du maire quand la police assurant sa garde a tiré et c’est là que ces hommes armés, venus à bord d’un véhicule, se sont mis à mitrailler la résidence de Freddy Mbonimpa», précise-t-il. Ce matin, plusieurs autorités dont le ministre de la Sécurité publique sont passées réconforter la maire. Sa famille était sous le choc.

Kinanira, une position militaire attaquée

A Musaga, raconte le porte-parole de la police, un élément de police en faction tout près du bar appelée ’’Kwa Vyisi’’ a été la cible d’une attaque vers 23 heures, c’est à la 24ème avenue. Un policier a été tué sur le champ et un autre a été blessé.

Cibitoke, une patrouille policière attaquée

D’après Pierre Nkurikiye, à Mutakura, des policiers en patrouille à la première avenue ont été attaqués à la grenade. «Comme bilan, il y a eu 4 policiers blessés dans cette attaque lancée à 20 heures.» Des sources sur places indiquent qu’il y aurait eu des morts au cours de cette attaque.

Un lundi détonnant

Selon le porte-parole de la police, une attaque lancée par des hommes armés sur une moto a fait 5 blessés dont 3 policiers, ce lundi matin tout près des bureaux de la zone Kamenge. Des témoins parlent d’un policier tué et de 2 policiers blessés. Non loin de là, à la Gare du nord, un autre policier a été blessé dans une attaque à la grenade. Une autre grenade a été lancée à Ruvumera dans le quartier Buyenzi sans faire de dégâts.

Pierre Nkurikiye signale également 2 grenades lancées à Musaga ce lundi matin tout près du marché par des inconnus. «Il n’y a pas eu de victimes encore moins de dégâts. Les forces de l’ordre traquent ces criminels armés.»

Selon des sources sur place, une réunion entre le ministre de la Sécurité publique avec les habitants de ce quartier, était prévue à cet endroit attaqué à la grenade. Quelques tentes étaient déjà érigées.

Plusieurs jeunes gens ont été arrêtés par les forces de l’ordre ce matin quelques minutes après l’explosion de ces grenades. Ils étaient rassemblés en face des bureau de la zone Musaga.

D’après le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye, ces attaques simultanées prouvent que la population civile n’est pas encore complètement désarmée malgré les opérations menées par des forces de l’ordre la semaine dernière dans divers quartiers. «Au vu de ce qui s’est passé, les forces de l’ordre vont redoubler d’efforts et continuer leur mission bien que le bilan du désarmement forcé ait été satisfaisant.»

  9   Vos commentaires
  1. Charlotte Kamikazi

    Jpierre, la Guerilla n’a jamais porté fruit au contraire endeuille le pays. Si tu était suffisament intélligent tu allais penser à ta progéniture au lieu de lancer des mots qui n’ont aucune valeur morale. Dire que ces malfaiteurs qui se battent avec la police, que demain ils pouront diriger un gouvernement : m’enfin tu es devenu complétement dingue!!! va te faire consulter chez un psychiatre parce que dans ta tête ca ne va plus.

    • Jamahaar

      @Charlotte Kamikazi, il n’y a pas de difference entre ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui avec ceux qui les combattent pour le retour de la democratie et le respect de la Constitution du Burundi et les les Accords de Paix inter-burundais d’Arusha violes par le regime actuel.Au debut, chaque individu ou groupe d’individus qui ne sont pas d’accord avec les tenants du pouvoir sont toujours appeles des « insurges », « rebelles », « assaillants », etc et ce n’est que plus tard qu’ils se veront attribues le statut de « combattants de la liberte », de la democratie et des droits de l’homme et par consequent, des partenaires avec qui il faut negocier.Il faut seulement donner le temps au temps.

  2. Vuvuzela

    Ce policier a besoin d’aide pour fuir le pays car il doit etre moralement torture.
    En disant cela j’ai suppose qu’il est humain comme nous, mais qu’il doit mentir devant les medias tous les jours!
    Ayons pitie de lui.

    • maso

      lessez-voir ils ont tirés sur des gens qui reclaments leurs ilest ci -tot ils veronts

  3. Honest

    Que Dieu vous aide!

  4. Kimaranyi

    Je pense que comme le chantait Alpha Blondy il faut tirer le diable par la queue et s’attaquer au vrai problème plus tôt que de passer à côté de la source réelle du mal burundais . La solution du problème burundais proviendra du dialogue inclusif entre les vraies parties au conflit sinon comment notre police pourra t elle désarmer une population qui est Armée par les mêmes forces de l’ordre? Et à voir la pauvreté vers laquelle le gouvernement illégal et illégitime est en train de conduire notre pays même ceux qui détiennent les armes légalement finiront par les vendre pour avoir quoi mettre sous la dent

  5. ABO BICANYI BICA ABANTU BINZIRA KARENGANE NONE NKO GUTERA GRENADE MUKABARE NI POLITIQUE NYABAKI? NI MANDAT NYABAKI.IMANA IZOBAHANA NABI KUKO MURA BAKOZI BA SATANI.KANDI MUTIHANYE
    MUZO RINBUKANA NAWE.

  6. mupira

    Pauvre Nkurikiye!!!

    • JPierre

      Last April, people were protesting in peace across Burundi.Today, some Burundians got weapons to protect themselves against the evil man, in a few months, those people will be the government. Wait and see. Nobody can stop a revolution that draws sympathy from all over the world.

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