Notre journaliste Jean Bigirimana porté disparu depuis 3720 jours. Nous ne l'oublions pas.

L’heure de la rédemption a sonné.

Les Hirondelles avaient quitté Bujumbura la tête haute, les ailes déployées vers Lomé. Elles sont rentrées ce dimanche 27 septembre 2026 à 13h30, le cœur meurtri par un but cruel, concédé à Kégué. Mais, l'âme est plus indomptable que jamais, après un long exode de Lomé à Bujumbura via le ciel d'Addis-Abeba à bord d'Ethiopian Airlines. Pas une larme, pas un jour de repos. Dès 18h00, sous les feux d'Intwari, les Intamba Mu Rugamba ont renoué avec le gazon, crampons vissés sur la semelle. Car, à l'horizon se dresse l'ogre : l'Algérie. Mardi 29 septembre à 15h00, pour la deuxième journée des éliminatoires de la CAN 2027. Et, derrière elles, tout un peuple qui n'attend qu'une chose : la rédemption.

Le retour. De Lomé à Bujumbura
Ce n’était pas un simple atterrissage. C’était un retour au bercail.

Parties de Lomé le cœur lourd, après une escale dans le ciel d’Addis-Abeba, les Hirondelles ont atterri à Bujumbura ce dimanche 27 septembre 2026 à 13h30.

Sur le tarmac de l’aéroport Melchior Ndadaye, des visages fermés, des regards encore habités par la pelouse de Kégué. On y lisait encore cette défaite laissant un goût amer, ce 1-0 concédé face aux Éperviers du Togo lors de la première journée.

Une défaite qui pèse. Mais qui n’a en rien entamé la foi.

La reprise. Pas de répit pour les guerriers
Car le maillot national ne connaît pas de répit. Il ne connaît que le devoir.

À peine quelques heures après avoir foulé le sol natal, les hommes de Sangwa Patrick ont repris le chemin du labeur.

À 18h00 tapantes, ce même dimanche, le Stade Intwari s’est illuminé. Sous les projecteurs qui déchiraient le crépuscule de Bujumbura, les Hirondelles ont effectué leur première séance d’entraînement depuis leur retour.

D’abord une séance feutrée, faite de foulées légères et d’étirements pour chasser la fatigue du long périple. Puis, très vite, le cuir a roulé. Le ton est monté. Les consignes se sont faites plus tranchantes. On a revu les circuits, corrigé les placements, et surtout, on a inlassablement répété ce dernier geste, cette finition qui a si cruellement fait défaut à Lomé.

Il fallait exorciser le passé pour mieux préparer l’avenir.

L’échéance. Une montagne nommée Algérie
Et l’avenir, il a un nom : l’Algérie.

C’est une montagne qui se dresse devant le Burundi. Ce mardi 29 septembre 2026, à 15h00, ici même, au Stade Intwari, le Burundi affronte les Fennecs pour la deuxième journée des éliminatoires de la CAN 2027.

Cette CAN de l’Est, la nôtre, celle qui se jouera à nos portes, en Ouganda, en Tanzanie et au Kenya. Une CAN que tout un peuple réclame à cor et à cri et que Sangwa Patrick a promise, la main sur le cœur, d’aller chercher.

L’appel. Treize millions derrière onze hommes
Aujourd’hui, tout le Burundi a les yeux rivés sur le sélectionneur . Sur les Intamba Mu Rugamba .

Mais une promesse ne se tient jamais seule. Elle se porte à plusieurs.

Alors l’appel est lancé, non comme une simple invitation, mais comme une convocation patriotique.

Toi, Murundi, toi qui portes les Intamba Mu Rugamba dans ton cœur, ta place n’est pas devant un écran. Elle est à Intwari, mardi à 15h00. Viens être le douzième homme. Viens pousser, chanter, hurler, porter tes joueurs quand leurs jambes flancheront.

Et toi, fin connaisseur du cuir rond, dis-nous : quelle est, selon toi, la clé tactique que Sangwa doit actionner pour faire chuter le géant algérien ?

Les Hirondelles ne jouent pas à onze.
Elles jouent pour treize millions de Burundais.

 

Patrick Sota

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