« Les montants collectés restent en deçà des prévisions malgré les efforts de l’État », alerte le ministre des Finances Alain Ndikumana. « À quel moment allez-vous commencer à payer des impôts ? », s’interroge le président Évariste Ndayishimiye. Entre insuffisance des recettes et dénonciation des privilèges fiscaux, la question de la mobilisation des ressources internes s’impose comme un défi majeur.
La baisse des recettes fiscales au Burundi relance le débat sur l’inefficacité du système de collecte, souvent attribuée à des problèmes techniques.
Pour Jean Ndenzako, le véritable enjeu se situe ailleurs, notamment dans les exonérations sélectives qui fragilisent l’assiette fiscale. Il identifie les causes structurelles qui expliquent l’érosion des recettes publiques.
Le rejet de la candidature d’ex président sénégalais par l’Union africaine a déclenché un ’’affrontement’’ sur X entre Olivier Nduhungirehe, chef de la diplomatie rwandaise et Willy Nyamitwe, le représentant du Burundi auprès de l’UA, révélant de profondes divergences sur la procédure suivie.Au moment où le ministre rwandais des Affaires étrangères dénonce une crise provoquée par le président en exercice de l’UA, le diplomate burundais défend une démarche conforme au mandat et aux règles de l’organisation.
Les porte-paroles des institutions de l’État ont organisé, le 27 mars 2026 à Kayanza, une émission publique afin de répondre aux questions qui préoccupent la population burundaise. L’essentiel des réponses s’inscrit dans une logique de tranquillisation. Bon nombre d’entre eux expliquent que le gouvernement est à l’œuvre pour trouver des solutions aux problèmes. Beaucoup d’observateurs déplorent des réponses échappatoires et s’interrogent sur la portée réelle du rôle des porte-paroles.
Une ordonnance conjointe des ministères de la Justice et des Finances impose désormais l’obtention d’un titre foncier sécurisé. Les tarifs varient selon les catégories, allant de 150 000 BIF par are pour la catégorie A à 12 000 BIF pour la catégorie E. Une échéance de paiement est fixée au 30 avril 2026. Cette décision suscite de vives réactions chez les propriétaires, les militants de la société civile et les responsables politiques, qui la jugent coûteuse et arbitraire.
Concubinage, insuffisance des fertilisants, chômage, manque d’opportunités, …, tels sont, entre autres, les défis auxquels font face les femmes et les jeunes de la commune Gisuru, province Buhumuza. Néanmoins, certains parviennent à voler de leurs propres ailes. Dans l’administration, on note des avancées significatives en matière de développement de la femme et des jeunes.
Mars 2026, le Burundi célèbre 34 ans d’existence de la Constitution de 1992, pilier du multipartisme. Au moment où le président de la République parle des avancées démocratiques et d’une liberté d’expression effective, des analyses et des réactions politiques révèlent plutôt un recul du processus de démocratisation.
Violences basées sur le genre, insuffisance ou manque de fertilisants, chômage, … telle est la situation que vivent les femmes et les jeunes de la commune Ruyigi, province de Buhumuza. Tout en reconnaissant qu’ils sont représentés politiquement, ils plaident pour une amélioration de leur quotidien. De son côté, l’administration communale appelle à leur forte implication dans la défense de leurs droits.
Chaque année, le 8 mars est célébré avec éclat. Pagnes uniformes, défilés et moments de convivialité marquent cette journée dédiée aux droits des femmes. Pourtant, derrière cette ambiance festive, une réalité plus discrète subsiste : celle des femmes rurales, souvent absentes des célébrations mais au cœur des défis quotidiens.
Le président de la République, Évariste Ndayishimiye, a affirmé que la démocratie a enregistré des progrès notables au Burundi, soulignant qu’aujourd’hui personne ne craint de s’exprimer librement. Il l’a déclaré le 10 mars 2026 lors d’une réunion d’évaluation administrative liée à la Vision Burundi 2040-2060.
Alors que certains hommes déclarent vivre le calvaire dans leurs foyers affirmant que leurs plaintes se heurtent souvent à des obstacles administratifs, voire ignorées, le chef de l’Etat n’a pas compati au contraire, il leur demande d’être à la hauteur de toutes les épreuves. C’était à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.
La désertion massive des enseignants et du personnel public burundais, avec près de 1 800 départs recensés depuis août 2025 et 47 docteurs partis des universités depuis 2020, atteint un niveau jugé alarmant par les autorités, les syndicats et les analystes. Tous pointent des salaires insuffisants, la cherté de la vie et une crise économique plus profonde comme principales causes de cet exode vers l’étranger. Face aux risques graves pour l’éducation et les services publics, des réformes globales et urgentes sont réclamées pour freiner la fuite des compétences.