La désertion massive des enseignants et du personnel public burundais, avec près de 1 800 départs recensés depuis août 2025 et 47 docteurs partis des universités depuis 2020, atteint un niveau jugé alarmant par les autorités, les syndicats et les analystes. Tous pointent des salaires insuffisants, la cherté de la vie et une crise économique plus profonde comme principales causes de cet exode vers l’étranger. Face aux risques graves pour l’éducation et les services publics, des réformes globales et urgentes sont réclamées pour freiner la fuite des compétences.
Mi-février 2026, le Burundi accède à la présidence tournante de l’Union africaine. Une responsabilité majeure pour un pays aux ambitions diplomatiques affirmées. Quelles retombées politiques, diplomatiques, économiques et sociales peut espérer le pays ? Dispose-t-il des capacités nécessaires pour assumer cette charge dans un contexte régional tendu, notamment dans la région des Grands lacs ? Peut-il jouer un rôle crédible dans la gestion des crises africaines ? Le politologue Guillaume Ndayikengurukiye décrypte les enjeux, les défis et les opportunités de ce mandat.
La question des menaces visant certains hauts responsables publics refait surface et alimente les débats politiques et institutionnels. Ces derniers mois, certaines autorités ont affirmé être victimes d’intimidations dans l’exercice de leurs fonctions. Les acteurs de la société civile dénoncent l’existence d’un État dans l’État et de groupes qui exerceraient des pressions sur les autorités.
Le congrès du CNDD-FDD tenu le 25 janvier 2026 à Gitega a confirmé la reconduction de Révérien Ndikuriyo à la tête du parti au pouvoir. Un choix de continuité qui divise la classe politique burundaise. Si certains y voient une décision logique, d’autres alertent sur ses implications pour l’avenir de la démocratie. Pour eux, c’est le sacre du statu quo.
Le 29 janvier, l’Association burundaise des écrivains a organisé le vernissage du roman L’amant de maman, la nouvelle œuvre de l’écrivaine Jeanne d’Arc Nduwayo. La cérémonie, placée sous le signe de la littérature et de la réflexion sociale, a réuni un public varié composé de passionnés du livre et de la lecture, d’étudiants, de professeurs, de journalistes ainsi que de responsables administratifs et politiques, tous venus découvrir cette œuvre audacieuse.
La désertion des enseignants burundais vers l’étranger atteint un niveau alarmant et fragilise l’ensemble du système éducatif, de l’école primaire à l’Université du Burundi. En cause, des salaires jugés insuffisants pour faire face au coût de la vie. Faute de perspectives, certains enseignants s’exilent vers Dubaï ou, par défaut, vers des pays voisins comme le Malawi et la Zambie. Un phénomène national qui inquiète élus et syndicats, désormais en quête de solutions urgentes.
Pour le professeur économiste Jean Ndenzako, ce phénomène migratoire révèle une dynamique qui dépasse la simple mobilité professionnelle. Pour lui, c’est une véritable fuite du capital humain, au cœur même de l’appareil éducatif, qui fragilise les fondations du développement national.
Ces derniers jours, des autorités burundaises font face à de sérieuses difficultés dans leur communication officielle. Sur des dossiers hautement sensibles, notamment la guerre à l’Est de la République démocratique du Congo et les relations diplomatiques avec le Qatar, des propos contradictoires émanant des hautes institutions de l’État ont semé le trouble, tant à l’intérieur du pays que sur la scène internationale.
L’année 2025 a été marquée au Burundi par une situation sécuritaire tendue, dominée par la guerre dans l’Est de la RDC, les bombardements transfrontaliers, l’afflux massif de réfugiés. À ces défis régionaux se sont ajoutés des incidents internes liés au contexte électoral, des violences politiques, des attaques ciblées ainsi que des atteintes à la sécurité des journalistes et des responsables politiques.
Dans la province de Burunga, la CVR est confrontée à des conflits fonciers complexes hérités des crises passées, dont plus de 35 000 dossiers non clôturés par la CNTB. Ils mêlent terres d’exilés attribuées à des tiers, compromis contestés et ventes illégales de biens par certains rapatriés, dans un contexte de manque de personnel. Par ailleurs, le caractère non susceptible de recours des décisions de la CVR n’est pas accueilli à l’unanimité.
Le 17 décembre 2025, un atelier de validation du document de « Stratégie nationale de Lutte contre la Corruption » a eu lieu dans la capitale politique Gitega. Ce texte comporte 6 axes stratégiques notamment la restauration de la culture d’Ubuntu. Pour la société civile et les économistes, l’élaboration d’un document stratégique constitue certes une étape importante, mais elle reste insuffisante si elle n’est pas soutenue par une volonté politique forte.
La province de Burunga fait face à de multiples défis qui fragilisent le système éducatif. Les abandons scolaires, les départs d’élèves vers l’étranger et les grossesses précoces. À cela s’ajoutent Autant de difficultés qui menacent l’avenir scolaire comme le départ de 305 enseignants, la dégradation des infrastructures et le manque de matériel, dont 73 981 bancs-pupitres, affectent gravement l’apprentissage