11 ans après l’incendie du marché central, la nature a repris ses droits. Des arbres géants laissent penser à une grande forêt une au milieu du centre-ville. Plusieurs observateurs et acteurs déplorent la passivité et l’inaction du gouvernement.
Après l’investiture du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en tant que champion de l’agenda Jeunesse, paix et sécurité de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye, président du Burundi, lors d’une conférence de presse, s’est entretenu avec la jeunesse congolaise. Un rendez-vous qui aura été marqué par sa sortie virulente contre le voisin de l’autre rive de la Kanyaru. Pour bon nombre d’observateurs politiques contactés, compte tenu du contexte, des propos malvenus.
Les habitants de la colline Gasenyi, commune Buganda en province de Cibitoke, s’inquiètent d’un langage accusateur contre un groupe donné. Pour eux, les auteurs cachent leurs responsabilités et visent leurs intérêts. Cette situation provoque la haine et la violence.
Un nouveau Code électoral est en cours d’élaboration. La caution a été revue à la hausse, le nombre de suppléants augmenté, les propositions des partis politiques n’ont pas été prises en considération…, le projet de Code électoral, qui doit cependant passer au Parlement pour approbation, suscite déjà le débat. Les politiques dénoncent « un projet de Code électoral qui consacre un recul de la démocratie ».
Du 4 décembre au 6 décembre, le Burundi a accueilli la 15ème édition du Forum des marchés publics des pays de la Communauté Est-Africaine sous le thème : « Améliorer la commande publique en mesurant la performance, le secteur des marchés publics face à tous les défis ».
Dans son discours d’ouverture, marquant l’ouverture de la semaine dédiée aux héros de la lutte pour la paix et la démocratie, le 16 novembre, le président de la République, sur un ton ferme, a rappelé que l’ennemi du pays n’est plus à chercher ailleurs. Au contraire, il se trouve parmi eux, n’hésitant pas à détourner les deniers publics, à spolier autrui, etc. Sous le seul prétexte qu’il aurait combattu. Une sortie qui a eu du mal à passer pour certains de ces combattants de la démocratie. D’un autre côté, les politiques interrogés demandent que cette fermeté dans les paroles se traduise en actes concrets.
La brouille entre les deux pays est complètement finie. L’ambassadeur de Belgique au Burundi a même annoncé un nouveau programme de coopération au Burundi à hauteur de 150 millions d’euros. Un signe concret de l’amélioration des relations entre les deux pays.
Entre les jeunes militants du parti au pouvoir et ceux de l’opposition, la cohabitation n’est pas toujours sereine en période d’avant et pendant les élections. Parfois, des tensions éclatent entre ces jeunes. Les jeunes de la commune Busoni, province Kirundo, s’expriment.
Selon les contextes, les leaders peuvent tenir des discours triomphalistes contre leurs adversaires. Selon Hélène Mpawenimana, docteure en communication, enseignante-chercheuse et chef de département et de journalisme à l’Université du Burundi cette situation présente un risque pour la société.
Vente clandestine de nombreux médicaments, l’automédication, vente de produits pharmaceutiques périmés ou mal conservés par des pharmacies, indisponibilité de certains produits… Entre autres défis qui hantent ce secteur. Le ministère de la Santé est appelé à faire un suivi régulier et un contrôle rigoureux pour trouver des solutions.
Le Burundi a connu des crises cycliques. Plusieurs milliers des Burundais ont été forcés à l’exil. À leur retour, leurs terres étaient occupées par d’autres. Les litiges fonciers entre rapatriés et résidents sont des défis majeurs dans la commune Nyanza-lac.
De la Mairie de Bujumbura en province Cibitoke en passant par les provinces Gitega Rumonge, l’accès à l’eau potable est problématique. La population ne sait plus à quel saint se vouer. Où se situe le problème alors que la ville de Bujumbura se trouve au bord du lac Tanganyika, un grand réservoir planétaire d’eau douce ? Le ministère en charge de l’Hydraulique reconnaît cette carence d’eau potable. Pour y faire face, les investissements privés dans ce secteur s’avèrent nécessaires. Quant à la Regideso, elle prévoit d’investir 60 milliards de BIF dans le secteur pour l’année 2023-2024.