Alors que la campagne d’enrôlement des électeurs pour les élections de 2025 a débuté ce mardi 22 octobre 2024, la participation semble disparate dans les différents centres d’enregistrement visités à Bujumbura. Il n’y a pas encore d’engouement.
Dans le quartier Nyabagere de la commune urbaine de Ntahangwa dans la capitale économique Bujumbura, des constructions anarchiques de maisons perturbent la circulation des passagers et surtout des automobilistes. Avec le projet de réhabilitation des routes en marie de Bujumbura, ces maisons risquent d’être démolies dans l’avenir. Les habitants craignent pour leur sécurité.
Plus d’une dizaine d’élèves des établissements à régime d’internat sont retournés chez eux. Pour cause : des maladies liées aux mains sales suite à pénurie d’eau persistante nord de la capitale de Bujumbura consécutive à une panne survenue sur un gros tuyau de la Regideso. Le ministre de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines tranquillise.
Alors que l’ambiance pré-électorale était, en 2019, relativement de mise, la situation n’est pas la même à la veille des élections de 2025. À environ huit mois des élections législatives, communales et sénatoriales, Iwacu a approché certains chefs des partis politiques. Ils expliquent ce manque d’engouement aujourd’hui.
Le projet The Great Spine of Africa, mené par la fondation américaine Wilderness Project, offre au Burundi une opportunité unique de mieux protéger ses ressources en eau, en particulier la source méridionale du Nil. Cette initiative allie science et collaboration locale pour prévenir les inondations, promouvoir la reforestation et renforcer un développement durable.
Malgré leur engagement lors du dernier Recensement Général de la Population, de l’Habitat, de l’Agriculture et de l’Élevage (RGPHAE), des milliers d’agents recenseurs ne sont pas encore payés. Désespérés, ils ruminent leur colère. Un mois après leur mission, ces agents dénoncent l’inaction.
Des réseaux inconnus organisent des déplacements d’enfants mineurs burundais vers la Tanzanie. Ceux-ci sont contraints de travailler dans des conditions inhumaines. Exploités dans des chantiers et des champs, ces enfants ne sont pas scolarisés et sont exposés aux abus dans l’indifférence générale.
Ce lundi 21 octobre, le Burundi a commémoré, pour la 31ème fois, l’assassinat du président Melchior Ndadaye, héros de la démocratie. Dans son homélie, l’abbé Félix Fupi a appelé les Burundais à s’éloigner de l’avidité.
Bien que le train conduisant aux élections de 2025 soit en marche au Burundi, certains acteurs politiques s’inquiètent de « l’incohérence » entourant les lois électorales. Selon eux, il y a des dispositions qui portent à confusion ou qui se contredisent. Si aucun ajustement juridique n’est fait à temps « il y a risque de chevauchements lors de l’encadrement et de la conduite des élections ».
Dans la cadre de la commémoration des 31 ans de l’assassinat de Melchior Ndadaye, le premier président démocratiquement élu au Burundi, son parti, Sahwanya Frodebu critique la gestion des élections de 2025 par la CENI et en appelle à l’unité des partis pour un scrutin transparent en 2025.
Un pays ne peut pas se développer sans électricité. Le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des Mines, Ibrahim Uwizeye a invité les entrepreneurs à investir dans le secteur de l’électricité.
La Journée mondiale de l’alimentation a été célébrée ce mercredi 16 octobre 2024, dans la province de Rutana. « Droits aux aliments au service d’une vie et d’un avenir meilleur. Ne laisser personne de côté », tel est le thème choisi. Cet événement a rappelé l’importance vitale de l’alimentation, classée parmi les besoins fondamentaux de l’être humain, après l’air et l’eau.