Le coup d’envoi à peine donné, l’air s’est chargé d’électricité. Le ballon, capricieux sur ce sable doré, ne voulait obéir qu’aux audacieux. Et audacieux, les Burundais le furent.
Quatre fois, le Burundi a fait chavirer le cœur de ses supporters. Quatre fois, un cri a déchiré la colline, mêlé au vent du lac. Une volée qui fend le ciel, un retourné acrobatique qui arrache un frisson, la joie pure, brute, à même la peau.
Mais l’Ouganda n’était pas venu en victime. Tenace, vaillant, il a répondu à chaque fois. Coup pour coup. But pour but. Jusqu’à ce tableau final, presque irréel : 4-4.
Un score de parité, oui. Mais quel match ! Un combat de gladiateurs pieds nus, où la sueur se mêlait au sable et où chaque arrêt du gardien ressemblait à un miracle.
Rien n’est joué, tout reste à écrire. Le destin de cette qualification se jouera là-bas, en terre ougandaise, lors de la manche retour. Il faudra avoir le cœur plus grand encore, les jambes plus légères et l’âme plus guerrière pour aller chercher ce billet pour la grande fête continentale, la CAN de Beach Soccer .
À Nyabugete, ils n’ont pas simplement fait match nul. Ils ont promis un retour.
Patrick Sota
Forum des lecteurs d'Iwacu
Charte des utilisateurs des forums d'Iwacu
Merci de prendre connaissance de nos règles d’usage avant de publier un commentaire.
Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Tout propos incitant à la haine, à la violence ou à la discrimination est strictement interdit.
Iwacu se réserve le droit de supprimer tout commentaire non conforme à la charte.