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AU SILLON DE L’ESPOIR

Ce vendredi 24 juillet 2026, le siège de la Fédération de Football du Burundi s’est mué en sanctuaire. Dans la sobriété de ses murs, une rencontre s’est jouée, discrète en apparence, mais lourde de promesses pour l’avenir du ballon rond national

Le Général de Brigade de Police MUYENGE Alexandre, Président de la FFB, a reçu en audience Cayl Coetsee, éminence de la haute performance à la FIFA.

C’était une première. Une première empreinte laissée sur le sol burundais par l’homme venu ausculter les battements du football d’ici. Missionné dans le cadre du FIFA Talent Development Scheme, Cayl Coetsee n’est pas venu contempler. Il est venu sonder. Suivre le fil des projets, éprouver la constance des chantiers, et prendre la mesure du rêve que le Burundi tisse autour de sa jeunesse.

Dans le huis clos du bureau fédéral, les échanges ont dépassé le protocole. On y a parlé chiffres, certes, mais surtout visions. État d’avancement du TDS, architecture des centres de détection, trajectoires des jeunes talents appelés à devenir les porte-étendards de demain. Et puis, au détour d’une phrase, l’ambition suprême : la candidature de la FFB au FIFA Forward Programme. Cette clef qui pourrait ouvrir la porte à des infrastructures modernes, à des pelouses dignes, à une formation taillée pour l’excellence.

À l’heure de se lever, le spécialiste de la FIFA n’a pas dissimulé son admiration. Il a salué le labeur silencieux accompli par la FFB, cette obstination à cultiver les racines plutôt que de courir après les fruits. Et il a dit sa stupéfaction devant un autre trésor : la passion.

« La passion des Burundais pour le football », a-t-il confié, « n’est pas une rumeur. C’est une force. Un élan populaire, brut et sincère, qui, s’il est canalisé, peut porter ce pays vers des sommets insoupçonnés. »

Ainsi, au-delà des rapports et des tableaux de suivi, c’est une certitude qui s’est installée : le Burundi a du talent, il a du cœur, et désormais, il a les yeux du monde posés sur lui.

Le ballon a donc franchi le seuil des stades pour rouler jusque dans les bureaux. Et dans le sillage de cette audience, une porte s’est entrouverte. Celle d’un football burundais qui refuse de n’être qu’un espoir, et s’apprête à devenir une évidence.

Patrick Sota

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