Après leur victoire 2-0 à Bujumbura, ils ont parachevé l’ouvrage ce samedi 12 septembre, au Stade Amahoro, d’un succès 1-0.
C’est Ahmed Salem M’Bareck qui a gravé son nom sur la feuille de match, d’une réalisation venue plomber un peu plus les maigres espoirs burundais. 43ème.
Une première mi-temps de maître
Dès l’entame, l’écart de classe s’est imposé. 1-0 à la pause, et la sensation d’un match déjà plié. Al-Hilal tenait le ballon, dictait le tempo, avançait ses pions avec la sérénité de ceux qui connaissent la carte.
En face, Aigle Noir, recroquevillé en bloc bas, semblait moins préoccupé de renverser la montagne que de limiter la casse. Un seul tir cadré, arraché dans les arrêts de jeu du premier acte : maigre butin.
Fallait-il alors s’enfermer, quand deux buts vous séparent du salut ?
Fallait-il attendre, le dos au mur, jusqu’au dernier coup de sifflet ?
Le football, parfois, exige l’audace des désespérés. Celle-là, on ne l’a pas vue.
L’ombre d’un passé plus lumineux
Car la vérité est cruelle : cette équipe n’avait ni le relief ni la densité de celle de l’an passé. La copie rendue n’était pas à la hauteur d’un représentant du Burundi sur la scène continentale.
Des enchaînements qui s’étiolent après trois passes. Des intentions louables mais sans tranchant. Des corps présents, mais une âme absente.
Peut-on rêver d’Afrique avec un football qui bégaye ?
Une seconde période en gestion
La seconde période a pris des allures de formalité. Les Soudanais, conscients d’avoir déjà franchi le tour suivant, ont levé le pied. Et c’est dans cette accalmie qu’Aigle Noir a enfin osé lever la tête.
62ème minute : coup-franc lourd, trajectoire venimeuse, claquette décisive du gardien d’Al-Hilal en corner. Ce fut l’éclair, la seule véritable frisson dans une fin de journée pâle.
Deux ou trois autres incursions ont brièvement inquiété, mais chaque fois le portier soudanais s’est dressé, impérial.
Même en ralentissant, Al-Hilal n’a jamais perdu la main. Défensivement irréprochable, tactiquement adulte, il a terminé cette campagne sans encaisser le moindre but. De la maîtrise, de la froideur, de l’expérience.
Épilogue
Ainsi s’achève le voyage d’Aigle Noir. Valises bouclées, tête basse, mais le front encore haut.
Aigle Noir rentre. Al-Hilal, lui, avance. La Ligue des Champions n’attend pas.
Patrick Sota
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