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Claus Niyukuri ouvre le score : Sarpsborg tient tête à Vålerenga et grimpe au classement

Norway Premier League. 19e journée il y a des soirs où le destin d’un match tient à un seul battement de cœur. Dimanche, Niyukuri Claus en a décidé autrement. D'une bourrasque, il a rendu de l’oxygène à Sarpsborg . Au bout de quatre-vingt-dix minutes âpres, écorchées, les verts et blancs ont arraché le nul face à Vålerenga . Deux partout. Un nul qui pèse, qui laisse des traces sur les cuisses et dans les têtes.

La déflagration à la 28ᵉ
Le jeu s’étirait, feutré, tendu comme une corde. Puis vint la rupture. À la 28ᵉ, sur un enchaînement limpide, Niyukuri Claus surgit de nulle part. L’attaquant burundais arma. Sec. Net. Le ballon finit sa course au fond des filets.
Premier frisson pour Sarpsborg. Première clameur. De Bujumbura aux tribunes scandinaves, le nom a résonné.

L’usure et la sortie
Vålerenga, blessé dans son orgueil, a mordu. le score a craqué, s’est recousu. 2-2.
Au milieu du vacarme, Niyukuri n’a rien lâché. Courses, pressing, duels. Il a tenu jusqu’à la 79ᵉ, quand le banc l’a rappelé. Il est sorti sous les applaudissements, le maillot collé, le regard vide d’effort mais plein.

Un point qui fait chemin
Avec ce résultat, Sarpsborg s’ancre à la 9ᵉ place.
24 points en 19 rencontres. Pas de miracle, juste du labeur. Dans une Eliteserien à 16 équipes où chaque point se gagne à l’ongle.

Loin du Lac Tanganyika, Niyukuri Claus continue de tracer sa route. Pas à pas. But après but. Sans bruit, mais avec obstination.

Le Burundi retient son souffle
Et maintenant, place à autre chose. À plus grand.
À la fin de ce mois, la patrie l’attend.
Les éliminatoires de la CAN 2027 approchent, et le nom de Niyukuri Claus circule déjà comme une promesse.

D’abord ce sera Lomé. Un déplacement rugueux face au Togo . Une chaleur collante, un stade qui gronde. Il faudra y planter les premiers jalons.
Puis Bujumbura. Le Stade Intwari face à l’Algérie. Devant les siens. Sous les chants, sous la pression, sous l’espoir d’un peuple.

On attend de lui qu’il porte le poids de l’enjeu. Qu’il transforme ses buts en frissons pour la nation.
Après sa prestation en Norvège, une chose est sûre : il arrive avec du feu dans les jambes.

 

Patrick Sota

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