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Trésor Mossi : L’Émissaire des Collines tenterait les Aigles

Sous la voûte indigo du crépuscule de Bujumbura, un murmure a traversé les travées rutilantes du Stade Intwari. Et a fait irruption. Trésor Mossi s’est présenté. Déjà auréolé du maillot des Intamba mu Rugamba, le stratège de 25 ans a foulé la pelouse des Aigles Noirs, non en visiteur, mais en prétendant. Au menu de cette séance : forger l’acier nécessaire pour affronter un géant, Al Hilal du Soudan, exilé paradoxal du Nil qui dispute désormais son football dans l’arène de la Rwanda Premier League.

Un curriculum orfévré aux quatre vents
Ce milieu de terrain, architecte et métronome, ne débarquerait pas les mains vides. Son odyssée footballistique ressemble à un périple initiatique.
Des plaines verdoyantes de la Belgique avec le KVC Westerlo en deuxième division, aux fournaises du Congo sous la tunique du DC Virunga. Plus récemment, il aurait poli son art dans les steppes lointaines de l’Azerbaïdjan, au Sumqayit FK en troisième division.

Chaque escale aurait trempé son tempérament, affûté sa vision, ciselé cette élégance austère propre aux grands régisseurs d’entrejeu.

L’alliance de l’Architecte et des Aigles
Que viendrait donc quérir Mossi au nid des Aigles ?
La réponse se lirait dans l’urgence et la noblesse du défi. Aigle Noir, sentinelle du football burundais, s’apprête à livrer une joute d’une autre envergure. Et pour terrasser un tel colosse, il faut plus que de la fougue. Il faut de la science, de la mesure, de l’inspiration.

Mossi, lui, serait de cette trempe. Joueur de rupture et de liaison, il incarnerait cet architecte du jeu qui dicte le tempo, qui cisèle la passe décisive, qui transformerait le chaos en symphonie. Sa présence à l’entraînement ne serait pas anodine : une offrande, une proposition, un serment tacite.

Le verrait-on endosser définitivement le noir et blanc pour conduire les Aigles dans cette épopée continentale ?
Nul ne le saurait encore. Mais une chose est certaine : face à Al Hilal, il faut des guerriers. Mossi aurait l’étoffe.

À Bujumbura, on retiendrait son souffle. Le Soudan est loin. Mais Intwari, ce soir, aurait des allures de destin.

Par Patrick Sota

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