Un curriculum orfévré aux quatre vents
Ce milieu de terrain, architecte et métronome, ne débarquerait pas les mains vides. Son odyssée footballistique ressemble à un périple initiatique.
Des plaines verdoyantes de la Belgique avec le KVC Westerlo en deuxième division, aux fournaises du Congo sous la tunique du DC Virunga. Plus récemment, il aurait poli son art dans les steppes lointaines de l’Azerbaïdjan, au Sumqayit FK en troisième division.
Chaque escale aurait trempé son tempérament, affûté sa vision, ciselé cette élégance austère propre aux grands régisseurs d’entrejeu.
L’alliance de l’Architecte et des Aigles
Que viendrait donc quérir Mossi au nid des Aigles ?
La réponse se lirait dans l’urgence et la noblesse du défi. Aigle Noir, sentinelle du football burundais, s’apprête à livrer une joute d’une autre envergure. Et pour terrasser un tel colosse, il faut plus que de la fougue. Il faut de la science, de la mesure, de l’inspiration.
Mossi, lui, serait de cette trempe. Joueur de rupture et de liaison, il incarnerait cet architecte du jeu qui dicte le tempo, qui cisèle la passe décisive, qui transformerait le chaos en symphonie. Sa présence à l’entraînement ne serait pas anodine : une offrande, une proposition, un serment tacite.
Le verrait-on endosser définitivement le noir et blanc pour conduire les Aigles dans cette épopée continentale ?
Nul ne le saurait encore. Mais une chose est certaine : face à Al Hilal, il faut des guerriers. Mossi aurait l’étoffe.
À Bujumbura, on retiendrait son souffle. Le Soudan est loin. Mais Intwari, ce soir, aurait des allures de destin.
Par Patrick Sota
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