« L’origine de l’incendie n’est pas vraiment connue jusqu’à maintenant. Mais, nous suspectons les fers à repasser avec du charbon de bois, ils peuvent être l’origine de cet incendie. Car je n’ose pas vraiment imaginer un incendie d’origine criminelle », a-t-il déclaré, à la presse sur place.
En effet, a-t-il motivé, « l’incendie s’est déclaré vers 7 heures. Il n’y avait personne qui était déjà dedans et tout était barré, il n’y avait personne à l’intérieur ».
Il a demandé à l’administration d’étudier, d’évaluer si dans l’avenir, il faut continuer à laisser au centre-ville les gens qui repassent les habits avec des fers à repasser avec du charbon. « S’il s’avère que ce soit l’origine de cet incendie, vous comprendrez que c’est vraiment imprudent ».
A cette occasion, M. Bazombanza, a apprécié le travail ’’abattu’’ par les forces de l’ordre : « Nous apprécions énormément l’intervention rapide de nos forces de l’ordre. Parce qu’ils ont pu maîtriser le feu. Vous voyez que n’eût été les interventions rapides, il y aurait eu des risques d’extension du feu du côté des bâtiments environnants comme celui des Dominicains et les autres immeubles ».
Appel à adhérer aux assurances, les constructions anarchiques décriées
« Nous demandons que tous les commerçants, tous les gens qui font leur commerce ici et les commerçants en général d’adhérer aux assurances. Nous avons plus d’une quinzaine d’assurance au Burundi », a-t-il appelé.
Selon lui, cela leur permettra d’être indemnisés une fois leurs marchandises ou produits décimés par des incendies. Un appel lancé aussi aux propriétaires des immeubles commerciaux.
Même s’il a félicité les forces de l’ordre pour leur intervention rapide et ’’efficace’’, il a demandé que les constructions soient suivies avec rigueur et qu’il n’y ait aucune construction ne remplissant les normes de sécurité autorisée au Burundi.
Elles ont selon lui gêné le travail des sapeurs-pompiers. « Au regard des bâtiments qui sont déjà construits ici au centre-ville, il y a probablement peu d’espaces où les camions peuvent passer. Je ne sais pas si on devrait les démolir mais je pense que nous devrions plus inviter les gens qui font de telles constructions à respecter certains standards ».
Comme une malédiction
Il y a un peu plus d’un mois, dans la nuit du 09 au 10 juillet 2026, le marché de Ngozi a pris feu laissant les commerçants dans la désolation. Une des victimes a même rendu l’âme. Son cœur aurait lâché suite à la catastrophe. Le gouverneur de Butanyerera Victor Segasago avait promis d’approcher les autorités gouvernementales pour leur venir en aide.
Le président de la Chambre basse du parlement burundais a quant lui mis la responsabilité aux commerçants qui n’ont pas pu acheter deux ou trois camions anti-incendie pour prévenir de telles catastrophes. Ils ont également été victimes de n’avoir pas fait enregistrer leurs marchandises auprès des institutions d’assurance.
Ce cas de Ngozi n’est pas un cas isolé d’incendie des marchés au Burundi. Il y avait de cela moins d’un mois, dans la nuit du 21 au 22 juin 2026, le marché des planches de Jabe en commune Mukaza de la province Bujumbura a été réduit en cendres par des feux d’origine inconnue.
En avril 2026, c’était le marché de Kinama au nord de la même capitale économique Bujumbura qui a pris feu. Quelques jours avant, dans la nuit du 29 mai 2026, c’était le marché de Cibitoke au nord-ouest du pays. Le 26 janvier 2026, le site commercial de planches situé près du marché dit ’’Kwa Siyoni’’ toujours dans la capitale économique burundaise avait connu le même sort.
La liste des marchés qui ont connu de tels drames est loin d’être exhaustive. Certains ont été touchés à plus d’une fois. Une situation qui laisse des pertes énormes chez les commerçants, mais aussi qui touche les acheteurs par le manque de produits sur le marché.
Le plus marquant de ces incendies reste celui du marché central de Bujumbura qui a été réduit en cendres le 27 janvier 2013 et qui n’est pas encore réhabilité jusqu’à ce jour. La question que se posait après le drame qui a eu lieu au marché de Ngozi surgit encore : qui est le suivant ?
Par
Rénovat Ndabashinze & Léonce Bitariho
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