La cérémonie a été marquée par une visite guidée du nouveau bâtiment administratif ainsi que la présentation du bâtiment touristique et éducatif. Des explications techniques ont également été fournies sur les différentes réalisations du projet avant une balade en bateau.
Ces infrastructures comprennent notamment des bureaux administratifs modernes destinés à permettre aux équipes de l’Office burundais pour la protection de l’environnement (OBPE) de travailler dans de meilleures conditions. Le parc bénéficie également d’infrastructures touristiques et éducatives dont un espace d’interprétation pour visiteurs conçu pour proposer une expérience à la fois immersive et éducative.
Des équipements techniques ont aussi été remis notamment des systèmes de surveillance digitale, des équipements de bureau, un système solaire pour l’alimentation de la salle des opérations, du matériel destiné au suivi écologique ainsi que des moyens de transport pour renforcer les patrouilles et la protection de la biodiversité.
Un atout pour le tourisme
Représentant le gouvernement burundais, Léonard Butoyi, assistant du ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage, a salué ce geste. Selon lui, ces infrastructures constituent une opportunité pour développer le tourisme dans le parc. « Je pense que c’est aussi un atout pour le gouvernement parce que ça va faire entrer les devises dans le pays. »
- Butoyi a également exprimé, au nom du gouvernement, sa gratitude aux partenaires techniques et financiers ayant contribué au projet « Améliorer l’efficacité du système de gestion des aires protégées pour la conservation de la biodiversité au Burundi ».
Il a expliqué que ces infrastructures nouvellement construites et équipées répondent à un besoin crucial de « doter notre parc d’un cadre de travail digne de ce nom pour les gestionnaires et d’équipements modernes pour l’accueil des visiteurs. »
Il a appelé à une gestion durable des ressources naturelles notamment à travers le respect des quotas de prélèvement et le développement d’activités alternatives tels que l’agroforesterie, l’apiculture et l’écotourisme.
Un partenariat exemplaire
Pour Emma N’Gouan-Anoh , représentante du Pnud au Burundi, les réalisations sont le fruit d’une collaboration entre le gouvernement et plusieurs partenaires.
« Nous célébrons aujourd’hui le résultat d’un partenariat exemplaire entre le gouvernement du Burundi, les partenaires techniques et financiers que sont la Belgique, l’Union européenne et le Pnud. »
Elle a remercié particulièrement la Belgique et l’Union européenne pour leur soutien technique et financier. Ces nouvelles infrastructures devraient, selon elle, contribuer à la pérennisation de la gestion et de la valorisation du Parc national de la Rusizi. « Nous espérons qu’elles pourront être bien utilisées, qu’elles pourront être durables au profit du pays, au profit des capacités du pays. »
Emma N’Gouan-Anoh a appelé à poursuivre les efforts en faveur de la conservation de cette aire protégée. « Continuons donc nos efforts pour préserver cet héritage exceptionnel que représente le Parc national de la Rusizi, au profit de nous tous et des générations futures. »

La Belgique réaffirme son engagement
L’ambassadeur du Royaume de Belgique au Burundi, Michaël Wimmer, a présenté le Parc national de la Rusizi comme un patrimoine dont la protection relève d’une responsabilité collective. « C’est un patrimoine mondial que le Burundi prend la responsabilité de protéger de manière admirable avec le soutien des partenaires. S’il y a le soutien des partenaires, c’est aussi parce que nous avons une responsabilité collective envers notre planète et c’est cette responsabilité collective que nous assumons aujourd’hui. »
La Belgique contribue à hauteur de 4 millions d’euros au programme « Dukingire ibidukikije » pour la période 2023-2027. Selon Michaël Wimmer, cette contribution traduit l’engagement de son pays en faveur de la conservation de la biodiversité, de la gestion durable des ressources naturelles et de l’amélioration des conditions de vie des communautés vivant à proximité des aires protégées.
L’implication des communautés, une condition de pérennité
Du côté de l’Union européenne, Ivo Hoefkens, chef de coopération à la Délégation de l’Union européenne au Burundi, a insisté sur la nécessité d’associer les communautés locales à la protection de l’environnement. « Pour que ce genre de projet puisse réussir, il faut bien qu’on associe les communautés locales pour qu’elles puissent voir l’intérêt de la protection de leur environnement et en tirer bénéfice. »
Le programme « Dukingire ibidukikije » représente un financement de 25 millions d’euros avec une contribution de 20 millions d’euros de l’Union européenne, aux côtés de la Belgique et du Pnud. Pour Hoefkens, cet engagement témoigne de l’importance accordée à la protection de l’environnement et au développement durable au Burundi.
Le Parc national de la Rusizi s’étend sur 10 673 hectares. Classé site Ramsar depuis 2002, il abrite une faune et une flore diversifiées notamment des hippopotames, des crocodiles et plus de trois cent cinquante espèces d’oiseaux sédentaires et migrateurs.
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