Lydia Maximus a tiré sa révérence. Cette grande dame avait derrière elle une longue carrière politique, menée en militante socialiste : ancienne échevine, puis première échevine de la commune de Willebroek, ancienne sénatrice et députée au Parlement flamand, ancienne déléguée auprès du Conseil de l’Europe, ancienne vice-présidente de l’AWEPA et titulaire de nombreuses distinctions, dont celle de Chevalier de l’Ordre de Léopold.
Son nom n’est pas inconnu de la classe politique burundaise. Émissaire pour les pourparlers de paix du Rwanda et du Burundi, elle fut particulièrement active pendant les années de crise, après 1993, et tout au long des longues négociations d’Arusha.
Femme de paix et de dialogue, dotée d’un carnet d’adresses considérable, elle connaissait les méandres de la politique burundaise. Elle était écoutée et respectée.
Pour ma part, après plus de vingt ans de relations, j’avais découvert une femme profondément éprise de paix — non seulement pour le Burundi, mais pour le monde.
À Jean, son mari, à ses enfants et à toute sa famille, j’adresse mes condoléances émues.
Qu’elle repose dans cette paix qu’elle a toujours espérée.
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