Au cours de cette conférence publique des porte-paroles des institutions destinée aux journalistes et au public, les questions concernant la réouverture de la radio Bonesha FM a été évoquée. Agnès Bangiricenge, porte-parole de la cour suprême indique qu’il faut « attendre la fin des enquêtes. »
De son côté, Nestor Bankumukunzi, président du Conseil national de la communication , rappelle que la radio Bonesha FM a été suspendue pour avoir violé la loi. Selon lui, la radio Bonesha FM a saisi la Cour administrative et le CNC a comparu. Concernant le procès, tient-il à préciser, la sentence a été rendue il y a de cela quelques temps. « La radio Bonesha FM n’a pas eu gain de cause». Et de préciser qu’il ne reste que les formalités administratives. « Celui qui voudra bien consulter le libellé de ce dossier est le bienvenu ».
« Faux. Le CNC n’a pas eu gain de cause dans le dossier qui nous oppose », rétorque Léon Masengo, directeur de cette radio. Seulement, fait-il savoir, la Cour administrative a déclaré irrecevable le dossier par absence de la décision attaquée.
Selon ce directeur, le CNC doit donner officiellement et formellement une décision écrite. Un document exigé par la Cour. « Nous avions formulé une demande écrite. Nous sommes en droit de réclamer une réponse écrite ».
M. Masengo estime aussi que l’affaire n’a pas été analysée avec objectivité. La cour a déclaré le dossier irrecevable alors que l’affaire a été mise en audience publique.
Il précise qu’il va encore une fois saisir la Cour pour prouver que la fermeture de cette radio a été illégale. « Nous allons procéder par ce que l’on appelle « tierce opposition » pour montrer à la Cour administrative qu’il y a des détails que nous voulons qu’elle analyse ».
Et de rappeler que la décision apparaît explicite dans le communiqué final rendu public à l’issue de la réunion du CNC tenue du 22 au 23 février 2018 à Cankuzo. « Ce communiqué nous refuse l’autorisation d’exploitation d’une station radio alors que le même communiqué reconnaît aussi que notre dossier est conforme à la loi ».