Mercredi 22 septembre 2021

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Flou autour d’une arrestation

29/07/2016 11

Jean Bigirimana, journaliste au Groupe de Presse Iwacu a été arrêté puis embarqué dans un véhicule le 22 juillet 2016 par des inconnus à Bugarama. La police et le SNR s’en lavent les mains. Tout porte à croire le contraire.

Le journaliste rédigeant un article.
Le journaliste rédigeant un article.

La nouvelle est tombée vers 16h13 vendredi 22 juillet par le biais d’un coup de fil d’une voix féminine. Elle a appelé Léandre Sikuyavuga, rédacteur en chef du Groupe de presse Iwacu mais a refusé de décliner son identité. « Votre gars vient d’être amené par des gens et je ne veux pas être mêlée à cette affaire. C’est ce qu’elle m’a dit », se souvient-il.

L’enlèvement

Alertée, Godeberthe Hakizimana, l’épouse de Jean Bigirimana, se rend le lendemain à Bugarama. La police judiciaire de Muramvya réfute les allégations selon lesquelles son mari serait dans un des cachots de la police. Plus tard, elle apprend que notre confrère a été embarqué à bord d’une camionnette du SNR (service national des renseignements) vers le chef-lieu de la province Muramvya. « Ce sont des gens de Bugarama qui me l’ont attesté », confie-t-elle.

Ceux-ci affirment avoir vu un homme mince, noir, de grande taille être embarqué par les gens qui roulaient dans un véhicule du SNR. « La description que ces gens faisaient était celle de mon mari et personne d’autre n’a été embarqué ce jour-là », laisse-t-elle entendre.

Sur les traces du dernier jour de liberté de Jean

Kamenge, quartier Gituro, 5h30 du matin. Jean Bigirimana se lève et commence à se préparer. « Il était normal à son départ de la maison vers 6h30», raconte son épouse. Il arrive au siège du Groupe de Presse Iwacu vers 7h00 et se met à lire des informations sur internet en attendant le début de la réunion matinale de 8h00.

Après la conférence de rédaction, Jean se rend au service chargé des finances pour le déblocage des frais de mission qu’il doit effectuer à l’intérieur du pays.

A 11h 30, il annonce son départ pour régler une « affaire personnelle » et quitte le Groupe de Presse. Les journalistes qui le côtoient ne le trouvent ni inquiet ni troublé. Ils ne savent pas qu’ils ne le reverront pas de si-tôt.

Vers 12h00, Jean Bigirimana arrive à la maison. Sa femme ne lui trouve rien d’anormal quand il lui annonce qu’il fait un saut à Bugarama. « Garde-moi au chaud un petit repas que je vais prendre à mon retour », annonce Jean à sa femme.

Entre 12h 44 et 12H 55 : On apprend grâce aux messages qu’il transmet à la rédaction d’Iwacu qu’il se trouve à la Gare du Nord. Il commente la hausse des prix de transport de Bugarama et Gitega. Ce sera son dernier message à la Rédaction.


L’enquête d’Iwacu

Plusieurs zones d’ombre et des questions entourent la disparition ou l’enlèvement de Jean Bigirimana.
Iwacu a le numéro utilisé par la femme qui a alerté Léandre Sikuyavuga,le rédacteur en chef. C’est une voix d’homme qui a décroché. Il a refusé de donner son identité et a dit être vendeur des crédits téléphoniques à Bugarama. Bien plus, il a nié connaître Jean Bigirimana. Toutefois, il a reconnu qu’une femme a utilisé son téléphone pour appeler une personne pendant une ou deux minutes : « Elle m’a payé et est repartie. » Iwacu a tenté de retrouver ce jeune homme mais en vain. Il a refusé de donner son adresse et a dit qu’il vivait dans un endroit difficile d’accès.

Des zones d’ombre

Qui est cette femme ? Qui est ce jeune homme ? Pourquoi refuse-t-elle de donner son identité ? Pourquoi a-t-elle précisé qu’elle ne veut pas être mêlée à cette affaire ? Qu’a-t-elle vu ? Pourquoi qualifie-t-elle cet enlèvement d’affaire. Quels sont les liens entre ce vendeur des crédits et la dame qui a contacté Léandre Sikuyavuga ? Comment se fait-il qu’il se souvienne avec précision de la dame six jours plus tard alors qu’un vendeur de crédits est supposé voir des dizaines des visages par jour ?

Le fameux Abel

D’après nos sources, un certain Abel Ahishakiye, habitant la commune Bukeye a appelé Jean Bigirimana peu avant son enlèvement. C’est un informateur du SNR.

Contacté, il a d’abord nié connaître notre confrère en nous menaçant : « On ne meurt qu’une seule fois. Vivre ou ne pas vivre sur cette terre, revient au même. » Il s’est ensuite fait passer pour un certain Alexis Nimubona. A-t-il servi d’appât dans le guet-apens contre Jean Bigirimana.


La police s’en lave les mains

Pierre Nkurikiye : «Aucun corps de sécurité n’est impliqué dans cette affaire. »
Pierre Nkurikiye : «Aucun corps de sécurité n’est impliqué dans cette affaire. »

Le porte-parole de la police a indiqué ce mardi 26 juillet qu’aucun service des forces de l’ordre n’est impliqué dans cette affaire. C’est au moment où la famille et les collègues de ce journaliste récemment recruté par le Groupe de Presse Iwacu sont sans nouvelles de lui depuis vendredi 22 juillet dans l’après-midi.

Pour Pierre Nkurikiye, Jean Bigirimana qui aurait été arrêté par des éléments du SNR (Service national des renseignements) à Bugarama, n’a pas été du tout appréhendé par les forces de sécurité burundaise. «Aucun de ces corps n’a arrêté ce journaliste».

D’après lui, la police n’est pas au courant des mobiles ou motivations de cette arrestation ou de cet enlèvement. «C’est peut-être un cas de kidnapping réel par des criminels ou un kidnapping simulé. Nous avons beaucoup de cas de simulacre d’enlèvements pour faire endosser la responsabilité aux forces de l’ordre», s’est-il défendu.

Le porte-parole de la police n’a pas voulu s’exprimer sur un possible enlèvement par d’autres éléments incontrôlés.

Il s’est contenté de dire qu’il serait « difficile d’enlever quelqu’un à Bugarama » avec le nombre de forces de l’ordre déployées dans cette localité. «Nous avons des policiers, des agents du SNR, des militaires et même des ’’agents dormants’’ à cet endroit, un enlèvement ne peut pas passer inaperçu. Nous avons interrogé plusieurs sources, nous n’avons rien trouvé».


Des certitudes

Même si la police et le SNR à Muramvya affirment ignorer cette arrestation, c’est à Kibogoye dans cette même province que le journaliste Jean Bigirimana a reçu un dernier appel. C’était de la part de ses collègues. Sa voix était hésitante, bizarre, il répondait difficilement aux questions avant de raccrocher.

Pourquoi la police nie être au courant alors que des témoins à Bugarama affirment avoir assisté à son embarquement ? L’endroit grouille des policiers. Comment se fait-il qu’aucun agent n’ait rien vu ? Abel Ahishakiye est informateur du SNR. Pourquoi ce service nie avoir arrêté notre confrère alors que visiblement il est au courant de tout depuis le début ?

Les derniers éléments de notre enquête convergent vers le Service National de Renseignement. D’abord, il y a cette population du centre de Bugarama qui parle de ce véhicule du SNR qui a embarqué Jean. Ensuite, il y a cet Abel Ahishakiye de la commune Bukeye qui a appelé Jean Bigirimana peu avant son enlèvement.

Enfin, une source proche du SNR affirme qu’un haut gradé de ce service lui a avoué que notre collègue Jean est en vie et se trouve dans les mains des services de renseignements, gardé dans un endroit caché.

D’après la même source, Jean Bigirimana serait accusé d’effectuer des navettes à Kigali pour conspirer contre Bujumbura. « La personne qui nous a servi Jean est un de ses amis. Quand nous sommes arrivés pour l’embarquer nous l’avons trouvé en présence d’une autre personne qui elle, n’a pas été inquiétée».

Cette personne serait-elle la femme qui a appelé le rédacteur en chef d’Iwacu pour le prévenir de l’enlèvement de son journaliste ? Selon notre source, une personne a attiré Jean dans ce guet-apens et cette dernière serait Abel Ahishakiye.


Pour lire le portrait de Jean Bigirimana, cliquez ici : «Jean un journaliste courageux et un grand travailleur».


Appel poignant de l’épouse de Jean

Je m’appelle Godeberthe, j’ai 28 ans, je suis la mère de ces deux enfants Jean Don Douglas, 8ans et John Timmy Terry, 3 ans.

Depuis 6 jours, nous sommes sans nouvelles de Jean, mon mari, le père des enfants. De grâce, Jean est un homme bien, c’est un journaliste qui fait son métier. Il n’a jamais fait du mal à personne.

Je demande à ceux qui le détiennent de le libérer. Nous vivons dans l’angoisse. Pensez à moi, à ma famille et à mes enfants. Pour l’amour de Dieu rendez- nous Jean. Merci et Dieu vous bénisse.

Forum des lecteurs d'Iwacu

11 réactions
  1. RUGAMBA RUTAGANZWA

    @Ukuri Kubisi
    N’importe quoi… ! Tout ce que vus êtes entrain de raconter ici fonctionne seulement dans un pays de droit. Or, comme le disait il y a 2 jours un Membre de la Commission des NU contre la Torture quand cette commission rencontrait à Genève et interrogeait la délégation burundaise conduite par Mme L.KANYANA, la fameuse Ministre de la Justice, il y a une rupture complète de l’Etat de droit au Burundi. Malheureusement, Jean n’est pas la première personne à être enlevée. Plusieurs centaines d’autres innocents l’ont été dans les mêmes conditions avant lui et on ne les a jamais retrouvées alors qu’on savait pertinemment comment elles avaient été appréhendés, séquestrées puis probablement exécutés sans aucune autre forme de procès… ! Jean BIGIRIMANA ne sera donc probablement pas la dernière personne à être enlevée… ! Tant que ce pouvoir du CNDD-FDD aux abois sera là, ce genre de comportement inacceptable et revolant des forces de l’ordre et surtout du SNR, ne cessera pas.
    Alors UKURI KUBISI, cessez donc de nous expliquer longuement et « savamment » comment fonctionnent les services de renseignent des pays développés. Eux ce sont des démocraties alors que le Burundi est une République bananière et n’est en rien un Etat de droit, surtout depuis avril 2015

  2. Fofo

    Je voudrais d’abord dire “pole sana” chers amis mais gardez l’espoir! Pour des cas pareilles, il faut prier constamment et user bcp de sagesse dans vos enquêtes! Évitez de vous accuser (vous et la police), plutôt collaborer. Il est vrai qu’il y ait des policiers de mauvaise foi mais ce n’est pas tout le corps de police! Il y en a nombreux de bonne volonté qui peuvent vous aider à tracer votre confrère! Reconnaissez aussi que dans des situations de conflit politique plusieurs malfaiteurs se cachent derrière la politique alors que leur motivation est tout autre! Prions Dieu, Seul le Tout Puissant!

  3. Ukuri KUBISI

    @Venant !

    Permettez-moi de te dire qu’a lire votre commentaire, vous ne savez pas comment tous les services de renseignements au monde, que ce soit le SNR (Burundi), la CIA ( USA), le KGB (Russia), le DMI (Rwanda), le MOSSAD (Israel), Scotland Yard (UK), etc…. fonctionnent et operent. Laisse-moi te rafraichir la memoire que les agents ou officiers de ces services de securite sont des Officiers de la Police Judiciaire ou du Ministere Public ( parquet) et , a ce titre, sont revetus des pouvoirs d’ arrestation et d’ interrogation quitte a suivre les instructions et procedures judiciaires d’ instruire le dossier endeans un certain delai limite qui varie selon les pays(48 heures voire jusqu’ a une semaine) avant de transmettre le dossier au Ministere Public( Parquet ou Juge d’ instruction). Ce dont je suis d’ accord avec toi et qui est connu de tous, c’est que tous ces genres de service de securite ou Secret Services, quelle que soit leur denomination) sont rattaches, geres ou controles directement par les boss (Presidents) et sont munis des pouvoirs etendus sur toute la region(province) ou tout le territoire du pays dependamment de leurs points d’ attache.

    Donc, si Jean Bigirimana est detenu preventivement dans un des cachots du SNR , c’est pour des mesures d’ instruction du dossier en cours et il est plus que temps que son dossier soit transmis au Parquet et que l’ inculpe soit officiellement transfere a la prison apres ordonnance de mise en detention signe par un juge.

    • Jean Paul

      Premièrement, Scotland Yard n’est pas un service secret. Deuxièmement, les services secrets des pays dits développés sont régis par des textes légaux bien clairs et ne sont pas gérés par le “boss” comme vous l’affirmez. Troisièmement, garder un citoyen détenu incognito est une affaire des services secrets non encore développés qui ne sont ni régis par des textes légaux clairs et qui ne respectent pas les constitutions des pays où ils eouvrent: cas du Burundi

      • Micombero

        Tu es malade et deracine

    • venant

      @Ukuri Kubisi

      Merci pour vos explications. Cependant, le point crucial dans cette affaire est qu’il y a une forte probabilité qu’on ne retrouve plus jamais ce journaliste alors qu’il a été arrêté par le SNR. En Egypte, quand par malheur vous êtes un opposant et que vous répondez à une convocation du service national de renseignements ou que vous vous faites arrêter, vous êtes envoyé sans tarder ad patres (dans l’au-delà).

  4. venant

    La disparition de ce journaliste m’amène à me poser un certain nombre de questions sur la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire dans notre pays. D’après l’enquête menée par Iwacu, Jean Bigirimana aurait été arrêté et embarqué dans un véhicule par des éléments du SNR. En principe, l’arrestation aurait dû être suivie de détention et, le cas échéant, d’un jugement. Pourquoi ce journaliste n’a donc pas été présenté devant un juge? Probablement parce que les instances politiques et policières n’ont pas daigné le faire. En effet, les agents du SNR qui relèvent directement du président de la république n’ont rien à voir avec les autorités qui détiennent le pouvoir judiciaire.

    Pour éviter des cas pareils, les anglais ont voté en 1679 l’Acte d’habeas corpus qui obligeait tout officier de la Couronne qui détenait une personne de se présenter avec elle dans les trois jours devant le juge qui avait signé l’ ordonnance d’habeas corpus.

    Jean Bigirimana n’a pas eu de chance pour deux raisons (i) jusqu’à présent rien n’indique qu’un juge aurait émis contre lui un mandat d’arrêt sur la base d’un dossier bien étoffé et (ii) dans le même ordre d’idées, rien n’indique qu’un juge aurait délivré une ordonnance d’habeas corpus aux agents de la police présidentielle. Voilà donc une affaire soit disant criminelle qui n’est pas jugée par un juge et qui finit dans les mains des instances politiques et policières de notre pays. C’est vraiment dommage!

    Nous avons encore un long chemin à parcourir pour obtenir et jouir d’une liberté individuelle fondamentale que nos frères britanniques ont conquis de haute lutte depuis plus de 350 ans.

  5. Theus Nahaga

    Le SNR est un organe de l’Etat burundais. Pour l’instant Nkurunziza se prétend chef de cet Etat. Si le SNR est responsable de cet enlèvement, Nkurunziza devra un jour nous dire comment le SNR en est arrivé là. Il porte personnellement la responsabilité de cet enlévement et tout ce qui arrivera à Mr Jean Bigirimina sera imputable à Nkurunziza. Je rappellerai que Habré a été jugé, Nkurunziza lui-aussi pourra l’être un jour.

    • Ukuri KUBISI

      @Theus Nahaga,

      Encore faudra-t-il prouver sans le moindre doute que c’est bien le SNR qui l’a enleve et assassine (qu’ a cela ne tienne !!!!) et que c’ est bien Mr Nkurunziza qui a ordonne son arrestation et assassinat !!! Dans ce cas le, il sera penalement pousuivi, car “la responsabilite penale est strictement personnelle”. Dans le cas contraire, s’ il adevenait que ce journaliste soit assassine par l’ un ou l’ autre agent du SNR, mais sans l’ordre venu directement du President, je ne vois pas en quoi NKurunziza serait-il poursuivi en lieu et place de l’assassin ???? Cela va sans dire que dans ce dernier cas, l’ Etat Burundais sera civilement responsable et condamne a verser les dommages et interets ( car l’ agent du SNR aurait commis un meurtre en agissant dans le cadre de ses fonctions) !!!! C’est ce que dit le droit en cette matiere. Bonne comprehension, Mr Theus.

      • Theus Nahaga

        Si le SNR détient cet homme, alors, le gouvernement Burundais sait où se trouve cet homme. Nkurunziza se dit chef d’Etat, il doit se porter garant de la sécurité de cet homme. Il est grand temps que ceux qui se disent chef d’Etat se rappellent que cela n’est pas seulement le prestige, les honneurs et le confort matériel, mais aussi responsabilité. Un régime qui laisse ses organes torturer et même tuer les citoyens ce régime est responsable, non seulement moralement mais aussi sur le plan judiciaire. Habré vient d’être jugé pour les crimes commis par ses agent des renseignements. Nkurunziza pourrait un jour être poursuivi pour ce que font les agents du SNR. Il est le chef suprême du SNR et il porte la totale responsabilité de ce que font les agents du SNR.

      • ALICE KANYAMANZA

        @Ukuri KUBISI
        “Encore faudra-t-il prouver sans le moindre doute que c’est bien le SNR qui l’a enleve et assassine (qu’ a cela ne tienne !!!!) et que c’ est bien Mr Nkurunziza qui a ordonne son arrestation et assassinat !!! Dans ce cas le, il sera penalement pousuivi, car « la responsabilite penale est strictement personnelle ».

        Cessez de défendre l’indéfendable svp. Et le principe de la responsabilité politique? Cela ne vous dit rien? Habré n’a pas tué ou torturé personnellement les milliers de Tchadiens pour lesquels il a été poursuivi et condamné. Habré a simplement ordonné à ses services de renseignement de le faire et il leur a assuré l’impunité totale jusqu’au jour J… ! Au Burundi cela se passe chaque jour que Dieu a fait depuis avril 2015 au su et au vu de tout le monde. Sinon où est passée Charlotte MUGWANEZA, où est HAFSA MOSSI, pourquoi la famille du journaliste NKEZABAHIZI, femme enfants y compris une mineure a été exécutée, que cachent les fosses communes aux alentours de Bujumbura etc….la liste n’est malheureusement pas exhaustive… ! Et quand la Commission des NU contre la Torture vous pose des questions précises mais troublantes sur ces exactions, la Ministre KANYANA préfère faire l’école buissonnière ou alors fuir car n’ayant rien à dire. Que dirait-elle, en effet, quand elle est là au Gouvernement juste comme un faire valoir et une simple exécutante du CNDD-FDD sans aucun pouvoir de décision… ? Seulement ce qu’elle ne sait pas c’est que le Tribunal Pénal International l’interrogera en premier lieu comme témoin et surtout comme responsable de non-assistance à peuple en danger… ! Qu’elle ne pense pas une seule fois que la justice internationale l’épargnera… !
        Non UKURI KUBISI, ce qui se passe dans ce pays dépasse l’entendement mais croyez-moi les auteurs de ces exactions le payeront devant les juridictions nationales ou internationales. Le monde, qui est devenu un petit village, avec les technologies de l’information et de la communication, vous observe et vous ne vous en sortirez pas, croyez-moi… !

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