Mardi 18 janvier 2022

Politique

Commission d’enquête sur le Burundi : Son renouvellement divise

23/08/2018 Commentaires fermés sur Commission d’enquête sur le Burundi : Son renouvellement divise
Commission d’enquête sur le Burundi : Son renouvellement divise
D’après François-Xavier Ndaruzaniye, aucune raison ne peut expliquer le renouvellement du mandat de cette commission.

François-Xavier Ndaruzaniye, président de la ligue Izere, ONG locale pour la défense et la promotion des droits de la personne humaine, se dit contre la reconduction de la Commission d’enquête sur le Burundi. Il s’est exprimé ce mercredi 22 août dans une conférence de presse animée conjointement avec le président de l’Association pour l’assistance et la formation juridique du citoyen (AFJC-Berintahe).

Selon lui, aucune raison ne peut expliquer le renouvellement du mandat de cette commission. Le pays n’est pas en guerre. Le 3ème mandat ne fait plus l’objet de litige. Dans le discours de Bugendana, à la suite de la promulgation de la Constitution, le président Nkurunziza a annoncé qu’il ne sera pas candidat en 2020.

François-Xavier Ndaruzaniye soutient que la requête de reconduction de la commission soit considérée comme nulle et de nul effet. Certaines des organisations qui ont introduit la demande de renouvellement du mandat ne sont plus reconnues : «elles ont été rayées de la liste des organisations de la société civile œuvrant au Burundi». Pour rappel, certaines de ces organisations sont l’Aprodh, l’Olucome et Human Rights Watch.

En outre, M. Ndaruzaniye charge la commission d’enquête sur le Burundi de sortir des rapports politiquement orientés. A titre d’illustration, il évoque le rapport sorti le 30 septembre 2016. La commission a mené l’enquête à distance : «Ses membres ont seulement écouté les déclarations d’une partie de la population, surtout les réfugiés».

Néanmoins, il reconnaît que le Burundi n’est pas un pays de cocagne. «Tout n’est pas rose comme au ciel. C’est comme en Belgique, à Paris et aux Etats-Unis, des terroristes et voleurs tuent des gens». Et de souligner les coupables sont traduits en justice et punis conformément à la loi.

Gabriel Rufyiri, président de l’Olucome, assure que la décision du renouvellement ou non viendra du Conseil des droits de l’homme : «Personne ne pourra l’influencer».

Il conseille aux représentants des deux associations d’écrire au Conseil des droits de l’homme pour exprimer leurs doléances. Et s’ils le souhaitent, dit-il, ils peuvent demander leur participation à la prochaine session.

La 39ème session du Conseil des droits de l’homme se tiendra à Genève, du 10 au 28 septembre 2018. Le Burundi fera l’objet d’analyse au sujet du respect ou le non-respect des droits humains sur son territoire.

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