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Politique

Journée internationale des personnes disparues/ Ligue Iteka : 303 cas de disparition de Claudette à Jean

31/08/2016 Abbas Mbazumutima 4
Des véhicules aux vitres teintées souvent pointés du doigt dans l’enlèvement des personnes
Des véhicules aux vitres teintées souvent pointés du doigt dans l’enlèvement des personnes

Ce sont là les chiffres enregistrés par cette organisation de défense des droits de l’Homme. Et c’est depuis l’enlèvement, le 10 décembre 2015, de Mme Marie-Claudette Kwizera, trésorière de la Ligue Iteka, jusqu’à la disparition, le 22 juillet 2016, du journaliste Jean Bigirimana du Groupe de Presse Iwacu.

Selon Anschaire Nikoyagize, président de la Ligue burundaise des droits de l’Homme, Iteka, ces chiffres sont très alarmants. L’APRODH estime à plus de 2.000 cas, le nombre de personnes disparues depuis l’éclatement de la crise actuelle en avril 2015. Cette association pour la protection des droits humains et des personnes détenues pointe du doigt les forces de l’ordre et surtout des agents du SNR (Service national de renseignements) mais également des groupes armés.

D’après Jean Baptiste Baribonekeza, président de la CNIDH (Commission nationale indépendante des droits de l’Homme), pour la plupart des cas allégués de disparition, il n’y a pas de preuves tangibles pouvant incriminer les forces de l’ordre. Il ne reconnaît que 19 cas de disparition forcée enregistrés l’année dernière. Son organe ne nie pas qu’il y ait d’autres cas pour cette année.

La Ligue burundaise des droits de l’Homme, Iteka appelle le gouvernement burundais ’’à mettre fin à ces crimes et à punir leurs auteurs qui sont majoritairement les agents du SNR d’après les rapports des différentes institutions et ONGS locales et internationales’’.

Cette organisation de défense des droits de l’Homme demande à la CPI d’accélérer l’analyse des dossiers lui soumis et de procéder aux inculpations qui s’imposent.

Elle interpelle le Groupe travail des Nations Unis sur l’enlèvement et les disparitions forcées pour mener une enquête sur ce phénomène de disparition au Burundi vu son ampleur inquiétante.

Pour la Ligue Iteka, Bujumbura doit ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Il l’a déjà signée en 2007.

Forum des lecteurs d'Iwacu

4 réactions
  1. Felix Muhire

    Nous avons besoin de savoir les noms et les collines natales de ces disparus. Cette information n’est pas claire.

  2. Nduwayo Christine

    Je suis d’avis aussi qu’il faut publier les noms et même les photos, pour que quiconque à pu rencontrer une des personnes déclarées disparues puissent se manifester et aider ainsi la ligue ITEKA et les familles des disparues.
    Il peut tout simplement arriver qu’en cas d’enlèvement, quelqu’un ait assisté à cet acte et ça peut donner des pister pour retrouver ou la personne sensée avoir disparue ou la personne qui l’a enlevé.
    Merci.

  3. Inyankamugayo

    Et celles de 1972, 1988, 1993-2002?

    Jewe nibaza ko hoba kubabarira mu kivunga, hanyuma tukibagira ako kabi kabisha ko gutarika mu nda.

  4. Cyrus

    Je suis et j’habite à l’étranger. Vous dites 303 disparus, veuillez annexer la liste car je doute que certains sont à côté de nous, je crois qu’on peut les retrouver. La liste s’il vous plait! On doute de la véracité de votre informations, on connait les burundais!

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