http://www.iwacu-burundi.org/wp-content/uploads/2016/12/DG-Advisor-USAID-9-o-20-DEC.pdf
Santé

Virus Zika : le Burundi est-il à l’abri ?

19-03-2016

Récemment, un cas du virus Zika a été détecté en Afrique du Sud. Le ministère de la Santé publique tranquillise, mais appelle à la vigilance.

Dr Thaddée Ndikumana, porte-parole du ministère de la Santé publique, recommande l’usage de la moustiquaire imprégnée d’insecticides pour se prévenir contre le virus Zika.

Dr Thaddée Ndikumana, porte-parole du ministère de la Santé publique, recommande l’usage de la moustiquaire imprégnée d’insecticides pour se prévenir contre le virus Zika.

« Actuellement le virus Zika n’est pas encore observé au Burundi même si le moustique qui le transmet vit dans la région tropicale dont fait partie le Burundi », rassure Dr Thaddée Ndikumana, porte-parole du ministère de la Santé. Alors que la malaria sévit dans différents coins du pays, il fait savoir que le vecteur du virus Zika n’est pas le même que celui responsable du paludisme. Néanmoins, Dr Ndikumana affirme que les symptômes du Zika et de la malaria sont identiques : la fatigue, les maux de tête, les frissons, etc. Selon l’OMS, ces symptômes peuvent être traités avec les médicaments courants contre la douleur et la fièvre : du repos et beaucoup d’eau.

«Il n’existe actuellement aucun traitement ni vaccin contre la maladie », signale cette agence onusienne, qui précise que ce virus se transmet par une piqure du moustique Aèdes. Et Thaddée Ndikumana, le porte-parole du ministère de la Santé publique, de signaler que les complications ne sont pas encore bien connues, hormis celles liées aux enfants nés de mères atteintes du virus, comme la microcéphalie.

Comme le Burundi est situé dans la zone tropicale, le ministère de la Santé publique conseille à la population burundaise, notamment les femmes enceintes, de continuer à utiliser la moustiquaire imprégnée d’insecticides. « Les ménages doivent combattre les eaux stagnantes puisque les armes de lutte contre la malaria sont les mêmes que celles contre le Zika », a conclu le porte-parole dudit ministère.


Le moustique Aèdes

Seule la femelle pique, se nourrissant de façon intermittente et de préférence sur plusieurs personnes. Rassasiée, il lui faut trois jours de repos avant de pondre ses śufs. Ceux-ci peuvent survivre jusqu’à un an sans eau. En présence d’eau – une quantité réduite d’eau stagnante suffit -, les śufs se transforment en larves puis en moustiques adultes. Le moustique s’infecte en piquant un porteur humain du virus.

On distingue deux types de moustique Aèdes capables de transmettre le virus Zika. Le plus souvent, le virus est propagé par Aedesaegyptidans les régions tropicales et subtropicales. Aedesaegyptine peut survivre dans les zones à climat plus tempéré. Le virus peut aussi être transmis par Aedesalbopictus qui, lui, est capable d’hiberner et de survivre dans des zones plus tempérées.

Incapable de voler sur des distances supérieures à 400 mètres, le moustique Aèdes peut être transporté involontairement par l’homme d’un endroit à un autre (à l’arrière d’une automobile, sur des végétaux). S’il peut survivre à la température du lieu de destination, il est alors théoriquement capable de s’y reproduire et d’introduire le virus Zika dans des zones précédemment exemptes. (Source : OMS)

  1   Vos commentaires
  1. Mugunza

    Quid d’une forme de maladie appelée tout simplement malaria dans les collines temperées du Burundi alors que c’est un phénomène nouveau? Et des moustiques visibles dans ces régions, phénomène récent également? Aux responsables de la santé Publique de vérifier en détail s.v.p, sinon bonjour dégats sur dégats!!

Publicité