Editorial

Une synergie inquiétante

Antoine KaburahePetit à petit la vérité commence à filtrer sur les événements de Cibitoke. Laissons de côté, pour le moment, l’identité de ces rebelles que tous les services de renseignements du pays n’arrivent pas à nommer. Nous continuerons nos investigations. Et nous y arriverons.

Arrêtons-nous sur trois faits graves qui ont eu lieu :

Premièrement, cette synergie rapportée par plusieurs sources. Militaires, policiers et …Imbonerakure ont collaboré dans la traque, puis la liquidation des rebelles. D’après les enquêtes menées par nos journalistes, malgré les dénégations outrées qui ne vont pas manquer de fuser, lors des attaques de décembre, des personnes arrêtées, désarmées, ont été froidement liquidées. Les actes posés par ces trois groupes portent un nom : crimes de guerre.

Deuxième fait grave : les événements de Cibitoke ont montré que de nombreuses armes pullulent au sein de la population. « Dès le déclenchement des attaques, des Imbonerakure, des administratifs ont sorti des armes comme par enchantement et opéraient ostensiblement aux côtés des militaires et des policiers », affirment de nombreux témoignages. Question : la présence d’armes chez les civils est-elle circonscrite uniquement à Cibitoke ? Qu’en-est-il dans les autres provinces ? Deux corps de sécurité, armée et police, ont accepté de « travailler » avec des civils armés. C’est très grave.

Enfin, l’information qui circulait jusque-là sur les réseaux sociaux a quitté la blogosphère : dans une déclaration assumée et distribuée sur toutes les collines, le parti au pouvoir en province de Bubanza a accusé ouvertement « la société civile et certains médias d’être derrière l’attaque de Cibitoke. »

A la veille des élections et par les temps qui courent, cette grave accusation peut sonner une chasse aux sorcières…

  23   Vos commentaires
  1. ntahimpera

    Monsieur Kaburahe, bonjour
    tout d’abord vous ne pouvez pas parler de « crime de guerre » ce n’importe quoi . Est ce qu’il y a eu une guerre ? laquelle? Et entre qui ? Autre attitude de votre part qui m’ inquiète par ce que vous devez être neutre en tant que journaliste or vous defendez déja les rebelles au mépris des soldats nationaux morts pour défendre ta patrie, peut etre vous auriez souhaitez la victoire des rebelles, j’ai l’impression .Quant aux imbonakure et autres civils qui sont intervenues pour défendre la patrie je ne vois aucun problème ce n’est que normal ,quand il y a du feu dans la demeure on ne choisit pas les pompiers , tous les pompiers sont les bienvenus. Monsieur, vous êtes chez vous dans la maison, des gens entre chez vous en armes et commence à tuer est ce que tu vas les accueillir avec des fleurs ou te défendre ? Donc l’armée nationale a accompli sa mission . Bravo à elle pas de pitié pour des rebelles.

  2. Mthukuzi

    Cet acharnement de la part des medias et de la « societe civile » est une manifestation de mepris à l’endroit de nos soldats. Le plus ironique dans tout cela, c’est d’entendre les gens de Bujumbura passer à côte les besoins de securite de nos compatriotes de Cibitoke et le bon travail effectue par l’armee. Ces gens-mêmes qui reclamaient y a pas longtemps le maintien de la police de proximite dans les quartiers pour…des raison d’insecurite. Le Burundi ne s’est pas encore remis du traumatisme de guerre qui nous a dechires pendant trop longtemps, l’urgence, pour la grande majorite de Burundais n’est pas dans le traitement reserve aux gens qui cherchent à nous replonger dans la guerre. Pour une fois, representez le peuple dans vos prises de position!
    Perso, j’aurai aime entendre tout ce petit monde condamner cette rebellion et saluer le courage de notre armee avant de s’interesser au sort reserve aux assaillants.
    Quoi qu’il en soit, le message a ete fort et clair. Nul doute qu’il a ete bien percu par les destinataires potentiels.

  3. nganzo

    Drole d affaire…Tout ce monde qui cris feu ont un jour possede une armee a feu ou savent qlq un de proche qui en a. C est pas juste l a panache des imbonerakure avoir des armes a feu…grand nombre des burundais en ont et cela tout les ethnies confondue. En passant, tout pouvoir au burundi a toujours eu une aile de la jeunesse…c est pas moi qui invente le JRR ou UJRB ou encore les pioniers sous Bagaza. Peter n invente pas la roue! Je suis loin d etre un membre du CNDD-FED et surtout pas un defenseur de la corruption et vol de la chose publique mais que personne ne me dise que le pouvoir DD font ce que les autres n ont pas fait. ….oohh j allais oublie les execution extra judiciaire sous Mwambutsa en 65, Micombero ngo Ni bi mulele na mujeri, Buyoya ngo inyanka Burundi zateye 88 a Ntega…et 91…puis les armes distribue dans les quartiers apres avoirs liquide amaboro ngo abari kwirondo bakeneye kalash. C est facile de pointer les doigts surtout quand on veut faire oublier ses propres actes. Tugire amahoro et surtout twubahirize Arusha n ibwirizwashingiro. Kandi uwushize hasi ibigwanisho ga Peter…ntaca ahohoterwa no kwicwa!

  4. Gima

    Avant l’arrivée des allemands puis des belges au Burundi, les burundais s’appelaient « un peuple en armes » (lire ‘Les Barundi’ de Hans Meyer) et ils étaient craints par les pays limitrophes. Puis ils furent désarmés de leurd lances et de leur Ubugabo. Que donc la population épaule les militaires quand il y a une attaque terroriste, ce n ‘est que normal. Si votre maison brule, vous seriez vraiment attristé si les voisins (abazimyamuriro) aident les pompiers à éteindre les flammes? A voir le contenu de beaucoup d articles, il aurait été souhaitable que le Burundi s’embrase… drôle de patriotisme. Où est le Murundi d’antan?

    • Ihorihoze Richard

      Tu compares l’ incomparable. Dans le BURUNDI ancien, la personne qui voulait posséder une arme en faisait librement une commande chez le forgéron et payait pour le cas de la lance et autres objets tranchants métalliques. La même personne se fabriquait l’ arc et une fois de plus commandait et payait le forgéron pour les flèches, etc….Ce n’ est pas le roi, les Baganwa ou autres chefs locaux qui distribuaient clandestinement des armes à une certaine catégorie de la population pour des motifs louches pouvant conduire à la guerre civile. Il ne faudrait pas non plus comparer les lances et les armes à feu. Dans le BURUNDI ancien, une personne possédait une arme principalement pour sa légitime défense, la chasse et le cas échéant pour défendre le pays ou l’ entité territoriale d’ une agréssion extérieure. C’est uniquement par coïncidence que les Imbonerakure se sont servis de leurs armes pour épauler l’ armée et la police contre les rebelles. Les armes à feu leur ont été distribuées pour une autre raison.
      Quant au fait de liquider systématiquement les rebelles qui déposaient les armes, il y a lieu de penser qu’ il s’agissait d’une stratégie de faire disparaître rapidement des témoins gênants, avant qu’ ils ne fassent des révélations qui auraient eu l’ effet d’ une bombe. Si à contrario le renseignement soupçonnait que ces rebelles appartenaient à un groupe armé créé par l’oposition, je parie que l’armée les aurait laissé parler spontanément devant les médias pour dénoncer les planificateurs de l’attaque.
      Les déclarations et autres aveux qui seront obtenus sous la torture et après des promesses mensongères faites aux rebelles en détention ne seront pas crédibles.

    • Mugabo

      Cher GIMA, Tu nous apprends beaucoup de choses. Qui a un jour empêché aux Barundi de posséder une lance? Qui les a empêchés de se comporter comme des Bagabo, mis à part que certains Barundi d’ aujourd’hui, allérgiques au concept d’Ubugabo ou Ubushingantahe, ont délibérément opté de se comporter comme des animaux sauvages et se servent des lois de la jungle dans leurs relations quotidiennes avec leurs semblables?

      • KAISER

        @Mugabo
        Lis les livres d’Histoire, c’est écrit.

  5. Furaha Ursule

    le Burundi est un pays particulier et bizarre : des rebelles attaquent armés jusqu’aux dents et les forces de défense se défendent aidés par la population pour mettre hors d’état de nuire opération réussie,une certaine opinion crie et demande qu’on les laisse entrer dans la foret tranquillement
    ils ont été déçu on le sent dans la presse et dans certains commentaires
    Qu’il y ait pas de nom pour ce groupe c’est tout à fait normal quand le rapport de force est en leur défaveur :qui peut oser dire qu’il représenté un groupe armé défait? je suis sure que si le groupe était parvenu à son objectif des voix auraient acclamées
    Quand la police occidentale tue des terroristes ou des présumés terroristes personne ne parle mais quand des forces de défense nationales d’un pays du tiers monde tuent des rebelles (ex du Burundi)ces  »organisations » parlent d’exécution extra judiciaires.

    • Kabutura

      Ne compare pas l’incomparable, tu es à côté. Un terroriste a pour mission de se suicider en emportant ceux dont il est capable d’emporter. Il faut l’éliminer avant qu’il ne fasse trop de dégâts. Les rebelles également, il n’y a pas de risques à prendre. Mais ces rebelles avaient été désarmés après qu’ils aient constaté et concédé leur défaite. Et normalement, dans un État de droit et de démocratie, ces rebelles/criminels sont confiés à la Justice, qui les jugent conformément à la Loi en vigueur. Et malheureusement, nous avons confié la gestion de notre pays à des criminels et des rebelles tâchés de sang, et on continue de payer pour cette erreur. Ce qui est déplorable, c’est l’armée qui est hors-jeu maintenant, la seule organisation qu’on estimait avoir réussie à échapper à la folie CNDD-FDD. Dommage pour les burundais et les burundaises, il faudra trouver et faire un autre Accord, Arusha est tombé.

  6. Vuvuzela

    Erega turagowe bantu! Nkurunziza agomba kwiyahura agende atujanye twese n’abiwe?

    • rwenyuza

      Vuvuzela ni nka kumwe Ndadaye yiyahura muri camp militaire.

  7. Ndiruku

    Je pense qu’il faut a tout pris faire circuler et traduire en d’autres langues si possible ce document du CNDD FDD. Il s’agit d’un document dont la direction n’a pas encore nie. Et si le document en soi emanait de la direction meme du Parti? D’ailleurs, il est fort probable que cet honorable de Bubanza travaille en etroite collaboration avec le president du CNDD FDD, qui est de Bubanza lui-meme! Wa wundi ati » Iminwe yakoze amaraso nta ciza ishobora gukora »!

  8. BENDANKEHA

    Le webmastering au point. Bravo

  9. Les propos tenus par le député de Babanza et soutenu officiellement par son parti d’origine prouvent que le parti au pouvoir est aux abois et que ses dirigeants ont carrément perdus le nord à l’idée qu’ils vont perdre leur postes (surtout les incompétents et non-qualifiés),pour les autres les faveurs du système et la main mise dans les caisses de l’état alors qu’ils se croyaient au pouvoir jusqu’au retour de Jésus sur terre
    Je suis sure que les bagumyabanga capables de raisonner correctement se sentent humilier par de tels agissements et savent surtout que de tels faits ne feront qu’enfoncer une fois de plus leur parti et surtout que les divisons à caractère ethniques étaient le virus principal à combattre dès leur arrivée au pouvoir en 2005.
    Ils y sont parvenus et je les félicite pour ça car les conséquences de tels propos pouvaient certes être dramatiques en 93 mais pas maintenant n’en déplaisent à ces déstabilisateurs de la paix car ce ne sont pas les 7% de tutsi qui menaceront le parti au pouvoir lors des élections et je suis sure à 3000% que le prochain Président sera d’ailleurs hutu où est donc le problème ?
    Veulent-ils rester au pouvoir simplement parce qu’ils sont nés hutus peu importe leur bilan et compétences ? Risible !
    Ce qui est le plus désolant est d’imaginer qu’une personnalité qui réfléchisse comme cela en 2015 est parlementaire et il devrait se poser la question de savoir pourquoi il a produit et révélé des sottises qu’Onesime et Nyamitwe ne pourraient raconter alors qu’ils sont porte-paroles .Hahaha
    Cela montre à suffisance le niveau réel de nos chers honorables qui nous dirigent depuis 10 ans.
    Les hutus et les tutsi et même les nombreux DD qui n’approuvent pas ces dérives suicidaires sauront leur remercier convenablement dans les prochains mois

  10. borntomakelovenotwar

    La loi c’est terrible, elle est dorée : crimes de guerre quand on tue les criminels guerriers ! Et quand c’est un soldat qui est tué ça s’appelle quoi ? Ndaguye ndagarutse, oui il fallait donner à ces criminels la chance de se repentir.

    • Ndiruku

      Un rebel qui tue un soldat qui s’est rendu commet aussi un crime de guerre! Malheureusement, lorsque le CNDD FDD etait au maquis, aucun combattant DD n’a jamais ete inquiete apres avoir meme tue des civils non armes. A quelques difference pres, surement que les ex-fab faisaient la meme chose! Maintenant, les anciens maquisards reconvertis en armee national continuent de faire la meme chose. N’est-il pas vrai que pendant les 10 dernieres annees, la force de brutalite et l’injustice (genre militaire) ont characterise certaines situations? Que l’armee et la police aidees par les Imbonerakure osent tuer des enfants qui acceptent la defaite en se rendant ne fait que confirmer la politique DD. Et puis, l’armee a ete deja accusee de semblables crimes en centrafrique et en Somalie.

  11. Citoyen(2)

    Merci JP-K. Les choses prennent une allure tellement inquiétante que le monde ne devrait plus se permettre de rester indifférent. On ne peut cautionner les agissements d’un gouvernement qui affiche ouvertement l’institutionnalisation de la division et de la haine. Tout le monde doit avoir le courage de dire « assez » avant qu’il ne soit trop tard.

  12. Citoyen(2)

    Et enfin cher Antoine pour vous compléter, le rôle des imbonerakure dans dans ce qui semble être un plan d’instauration de la terreur se précise au jour le jour…..et désormais il serait malsain de ne pas nommer ouvertement la responsabilité du parti au pouvoir qui ne cherche même plus a s’en cacher. Les faits sont entrain de donner raison a Pierre Claver Mbonimpa qui a longtemps crié au secours et …qui a même failli le payer de sa vie!

  13. duciryaninukuri

    mon commentaire svp

  14. Cher Monsieur Antoine Kaburahe,

    Votre éditorial « Une synergie inquiétante » est une bonne sonnette d’alarme qui devrait être entendue par les burundais. Bien que tous les DD – individuellement – ne soient pas mauvais, le système, lui, est complètement pourri. Militaires, policiers et imbonerakure, c’est déjà trois ministères (défense, sécurité et intérieur) les plus importants de la République qui sont en synergie du crime.

    Les deux autres aspects de la synergie font partie des signes précurseurs de la préparation de la violence collective à caractère politique et subsidiairement ethnique. Le pouvoir caresse cette corde sensible pour tenter de discréditer ses opposants hutus. Ici, le gouvernement a déjà franchi plusieurs étapes.
    D’abord la catégorisation de « l’ennemi ». La déclaration de Bubanza n’est que la pointe de l’iceberg. Les récents propos du Président Nkurunziza sur l’unité nationale versus la société civile sonnent à mon avis comme un lancement officiel de cette catégorisation. À cela il faudrait ajouter une certaine polarisation malicieuse. C’est ainsi qu’on remarque, depuis des moins, des propos à peine voilés diffusés ici et là (sur facebook notamment) par l’entourage présidentiel et accusant nommément certains acteurs de la société civile. L’amplification des fausses accusations contre Pacifique Ninihazwe par l’entourage du président en est un bon exemple. Entre temps, les modérés du CNDD-FDD se taisent au risque d’être exclus ou mis à l’index. Tous ces faits mis ensembles font froid au dos.

    L’autre étape est l’organisation qui incombe très souvent aux milices gouvernementales. En réalité, tuvuganye ukuri, les JRR étaient des amateurs par rapport aux « Imbonerakure » actuels. Imbonerakure sont devenus « une force » aux pouvoirs parfois plus étendus que ceux de la police. Plusieurs policiers et imbonerakure semblent cumuler par ailleurs les deux rôles tellement la collaboration est étroite.
    La présence de tants d’armes et la collaboration « instantanée » avec les imbonerakure est un signe d’une préparation avancée à de possibles tueries massives. On prend cela à la légère, mais il suffirait de peu de chose pour que, dans ce pays où tout le monde connait tout le monde, l’irréparable soit commis. Le passé n’est pas encore très loin.

    Heureusement, ce n’est pas trop tard pour corriger la donne: une synergie cette fois-ci positive peut stopper la démarche dangereuse. Nous devons « kwiyamiriza », dénoncer toute tentative de division ethnique. Comme les DD eux-mêmes disaient, « Ntihica ubwoko, hica intwaro mbi ». Les hutus sont bien plus que menacés sous Nkurunziza que sous Bagaza et Buyoya réunis. Et Rwasa disait récemment qu’il n’aurait pas pris les armes s’il avait su que les armes ne réglaient rien.

    Toutes les forces vives, la société civile et les médias en tête, doivent refuser et condamner les discours et comportements haineux. Il ne faut pas embarquer dans la logique cndd-fddiste. AU demeurant, les modérés DD devraient sortir de l’ombre, tel ce Richard Nimbesha.
    Enfin, je prône personnellement les sanctions contre certains politiciens. Attention, je dis bien politiciens et non le Burundi. Que les pays qui aident le Burundi ne s’y trompent pas : les sanctions contre le pays en termes d’arrêt des aides financières ou d’embargo tuent UNIQUEMENT le pauvre. Il n’y a pas longtemps, les burundais l’ont appris à leurs dépens. Par contre, ces politiciens qui prônent la violence pour se maintenir au pouvoir, ces policiers véreux, ces individus criminels et ces magistrats corrompus devraient se voir refuser des visas pour les pays étrangers. Leurs familles aussi. Les comptes de ces gens devraient être gelés. Je vous jure que si un jour l’Union Européenne par exemple publiait une liste d’une dizaine de personnes indésirables sur leur territoire, les choses changeraient au Burundi.

    Cordialement
    JP-K

  15. KAGISYE Bed

    Murarabire no murutara kwa Inarunyonyonga. Un article intitule Quand ON nous fabrique des rebelles a quelque chose a voir avec ce courant.

  16. mutima

    ont-ils tuer les membres de la societe civile?

    • Jean-Pierre

      Nivyo wipfuza ? Uzohava ugwara akabonge kuko uvyanka uvyemera iyo société civile uzokwama uyibona. Burya bwoko nabwo muvuga ngo ni bumwe muri société civile bameze nkinka. Abantu ntibasiba kurya inyama mugabo inka ziguma zigwira.

Publicité