Société

Une partie des sinistrés des inondations retrouvent du travail grâce à Caritas Burundi

300 personnes parmi les sinistrés des inondations de février dernier travaillent pour aménager une pépinière de 2,2 millions de plants forestiers et agro-forestiers. C’est dans le cadre d’un projet de Caritas Burundi de réinsertion socioéconomique des victimes et de la contribution à la prévention des catastrophes naturelles.

Abbé Jean Bosco Nintunze, secrétaire général de la Caritas Burundi ©Iwacu

Abbé Jean Bosco Nintunze, secrétaire général de la Caritas Burundi ©Iwacu

«  C’est une aubaine pour moi d’avoir trouvé ce travail, se réjouit Gloriose Nimbesha, une mère de quatre enfants et qui était locataire à Gatunguru.  Mes enfants sont très jeunes, poursuit-elle,  et j’étais dans l’incapacité de les garder sous ma charge. Elle a tout perdu dans l’inondation. Grace à ce job, Célestin Karemera, père de 7 filles et de deux garçons, continuera tant bien que mal à nourrir sa progéniture dans une maison qu’il loue à Kamenge grâce à Caritas Burundi. Les critères de choix pour ces 300 personnes sont entre autres le degré de vulnérabilité.

« Ils touchent chacun cinq mille Fbu par jour dont trois pour la consommation quotidienne et 2000 qu’ils épargnent, chez nous, pour payer le loyer à la fin du mois », fait savoir l’abbé Jean Bosco Nintunze, secrétaire général de la Caritas Burundi. Nous faisons, explique-t-il, une plaidoirie pour les victimes à l’endroit des autres bienfaiteurs, mais aussi nous sensibilisons la population à arrêter de mendier et nous les aidons à trouver une activité génératrice de revenu. Ces arbres, cèdres, eucalyptus… seront plantés sur les collines surplombant la ville de Bujumbura pour prévenir une quelconque autre catastrophe naturelle.

Dans ce même projet, ajoute M. l’abbé Nintunze, il y aura une distribution de kits AGER ( activité génératrice de revenu), après une enquête minutieuse pour éviter les spéculations. Sas oublier ce qui a été réalisé depuis le début du projet le 1er mai 2014. Celui-ci prendra fin le 30 avril 2015. Le secrétaire général a tenu à remercier Catholic Relief Services, Caritas (Belgique, Italie, France, Espagne) pour leur soutien au projet.

  5   Vos commentaires
  1. Merci beaucoup Mr Patrice Moundelé pour vos conseils. Il nous faut maintenant une force internationale de sécurité qui viendra s’intercaller entre les Burundais et leur pouvoir qui se comporte en bélligérant contre le peuple Burundais et les valeurs démocratiques. La force de sécurité que nous avons aujourd’hui est une police qui manque le courage de dire non aux exactions commises par le régime!

  2. J’aimerais dire à mes amis du Bouroundi que votre société civile est une chance pour votre nation. Elle est là pour promouvoir votre liberté d’expression chèrement acquise depuis la signature des accords de paix à Arusha les années 2000.

    C’est vrai que le parti au pouvoir actuel fait tout son possible pour supprimer ces valeurs démocratiques acquises avant son arrivée au pouvoir, mais je conseillerais aux Bouroundais de continuer à persévérer et de mener une lutte commune contre toute dictature qui viendra détruire ce beau pays de l’Afrique de l’Est. Sachez bien que le monde entier a désormais les regards sur votre pays et les actions de votre pouvoir surtout que le Bouroundi est connu comme le pays le plus socialement fragile et dont l’échéance électorale est la plus proche par rapport à celle des autres pays africains. L’ONU, l’U.A, l’U.E, etc…tous sont derrière le peuple bouroundais et non la dictature au pouvoir! Démocratie oblige.

    Que ça soit en Centrafrique, à Darfour ou ici à Abidjan, tout le monde apprécie le comportement des soldats bouroundais qui sont en mission de paix. Mais ce que nous trouvons de bizarre c’est le comportement des soldats bouroundais sur leur propre territoire: Une fois je discutais avec un soldat bouroundais rencontré dans une conférence de paix à Yamousoukro, et je lui ai demandé ce qui se passe au Bouroundi avec leur police, c’était lors d’une rafle policière à la permanence d’un parti politique d’opposition.

    Le policier que je nommerai pas ici pour raison de sécurité me répondait avec angoisse que voilà , le problème de la police Bouroundaise c’est qu’elle est trop politisée. Il m’a avoué que plus de 95% d’hommes de troupes et officiers supérieurs sont contre les ordres donnés, et qu’un jour le pouvoir sera surpris comme Hosni Moubarack ou Ben Ali quand ils vont donner l’ordre et qu’il est rejeté.

    • Stan Siyomana

      @Patrice Moundele
      Je crois que vous etes le meme qui persiste ou s’amuse a se payer la tete des gens avec cette histoire de Bouroundi/Bouroundais.
      Je vous parie (mille francs congolais? ou CFA?) que si vous cherchez sur toutes les cartes du monde, vous ne trouverez aucun pays appele « Bouroundi » ou aucun peuple appele « Bouroundais »

  3. Tu as parfaitement raison mon frère Melchiade. Je constate d’ailleurs que l’efficacité de la société civile burundaise se fait démarquer partout comme dans les droits de l’homme, dans la bonne gouvernance, etc… Les Ministères étatiques en charge de ces portefeuilles se démarquent par leur passivité complice ainsi que leur médiocrité d’action. Vive Caritas Burundi!

  4. J’ai l’impression que si le Burundi n’avait pas la société civile, il serait comme la Somalie! regardez comme cette ONG Caritas- Burundi qui créé des emplois aux victimes en lieu et place du Ministère de la solidarité nationale malgré les milliards de budget annuel qu’il reçoit! C’est révoltant surtout quand j’entends certains dignitaires qui se ridiculisent en critiquant la société civile Burundaise!

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