Politique

Une meilleure communication, fer de lance de la CVR

15-10-2015
Photo des participants à l'ouverture de cet atelier

Photo des participants à l’ouverture de cet atelier

« Comment communiquer sans provoquer de nouveaux traumatismes? Quelles sont les informations à porter à la connaissance du public sans troubler l’ordre ? Quelles sont les informations pouvant être divulguées sans porter atteinte à la dignité humaine ? … », des interrogations devant attirer l’attention des communicateurs sur la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) selon Nestor Bankumukunzi, ministre en charge de la communication. C’était ce mercredi 14 octobre, à Bujumbura, lors du lancement d’un atelier de trois jours sur l’élaboration du Plan stratégique de la communication.

La CVR est un processus délicat touchant sur un contentieux de sang. Ainsi, elle ne pourra pas atteindre ses objectifs sans se servir d’une communication horizontale et verticale. D’une part, explique le ministre, elle devra communiquer avec d’autres institutions nationales et internationales. Elle devra passer par les victimes, les témoins, les présumés auteurs des crimes, … pour arriver à la vérité. « Et cela, tout en gardant son indépendance. »

A cette même occasion, Mgr Jean Louis Nahimana, président de la CVR a rappelé que cette commission a une lourde tâche : « Traiter un passé douloureux qui constitue un contentieux de sang entre les compatriotes ». Il s’agit d’enquêter et établir la vérité sur les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Et ce, pour une période allant de la date de l’indépendance, c’est-à-dire du 1er juillet 1962 au 4 décembre 2008, date de la fin de la belligérance. D’après lui, ces missions, délicates, nécessitent une transparence dans leur accomplissement.

Sont conviés à cet atelier, des professionnels des médias, des experts sud-africains en matière de justice transitionnelle ainsi que des associations des victimes.

  1   Vos commentaires
  1. La meilleure communication dépend de votre conviction: si vous aimez réellement le peuple Burundais et que vous êtes convaincu qu’il a besoin de la réconciliation et la paix alors la communication se fera facilement. Mais si vous êtes de ceux-là pour qui la paix et la réconciliation semblent être une menace et que vous parliez de paix et de réconciliation tout en ajoutant de l’huile sur le feu, la communication sera très difficile.

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