Politique

Une machination derrière les défections

19/08/2016 Christian Bigirimana 7

Le porte-parole de l’armée a réagi, ce vendredi 19 août, au refus de certains militaires de rentrer au terme de leur mission à l’étranger. Il accuse certains politiciens de vouloir semer le chaos.

Colonel Gaspard Baratuza : « Celui qui a peur des messages qui circulent sur les réseaux sociaux, a perdu sa qualité de militaire. »
Colonel Gaspard Baratuza : « Celui qui a peur des messages qui circulent sur les réseaux sociaux, a perdu sa qualité de militaire. »

D’entrée de jeu, le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole du ministère de la Défense et des Anciens Combattants, a fustigé des messages qui circulent à travers des réseaux sociaux présentant des listes des militaires à arrêter. « C’est surtout des candidats officiers oeuvrant à l’Iscam (institut supérieur des cadres militaires) ou stagiaires en cours de formation dans les institutions académiques des pays partenaires. Et ces listes sont farfelues.»

D’après lui, quelques membres de la FDN n’ont pas résisté à ces messages et ont préféré prendre le large vers une destination inconnue, désertant ainsi leur poste d’attache sans consulter leur commandement direct comme il est d’usage dans l’armée.

Et d’annoncer 5 cas de désertion recensés à l’Iscam pour les candidats officiers au cours de ce mois d’aout; quatre cas de candidats officiers envoyés pour des stages de formation académique en Ethiopie à partir de 2011 pour une période de cinq ans et deux cas d’abandon scolaire à l’école militaire royal des cadets en Belgique . « Les deux candidats officiers partis respectivement en août 2012 et en septembre 2014 pour une formation académique de cinq ans sont manquants à leur poste d’attache depuis le mois de juillet 2016. »

Pour le commandement de l’armée, accuse le colonel Gaspard Baratuza, ces défections résultent d’une machine qui s’active à semer la division au sein du corps en vue de créer le chaos dans tout le pays. Et ce pour des ambitions personnelles.

« Il y a des Hutu et des Tutsi parmi les déserteurs »

Et de recommander aux militaires de ne pas se laisser emporter par des messages véhiculés sur les réseaux sociaux, de ne pas tendre l’oreille aux propos divisionnistes de certains politiciens qui ne veulent que la scission du corps qui est le garant de l’indépendance et de la souveraineté nationale.

A la question des craintes liées aux messages sociaux qui poussent les militaires à la peur, le porte-parole de la FDN se dit étonner et ne pas comprendre cette peur : « Comment peut-on avoir peur des messages dont on ne sait même pas l’origine alors qu’il arrive qu’on combatte des gens qui ont des armes qui tuent ? » Et de marteler que celui qui a peur des messages qui circulent sur les réseaux sociaux, a perdu sa qualité de militaire.

Concernant les informations qui disent que les militaires tutsi sont les plus visés et craignent pour leur vie parce qu’accusés d’être proches de l’opposition, Gaspard Baratuza rétorque qu’il y a des Hutu et des Tutsi parmi les déserteurs. Bien plus, s’interroge-t-il, que peut fuir un militaire qui vient de passer cinq ans à l’étranger ? « Il faut chercher la cause ailleurs. »

Toutefois, le colonel Gaspard Baratuza reconnaît deux cas des militaires arrêtés à l’aéroport international de Bujumbura : « L’un a été détenu pendant une semaine puis a été relâché, l’autre est toujours en détention et le dossier suit son cours normal. »

FDN

Forum des lecteurs d'Iwacu

7 réactions
  1. SENYAMWIZA Jean Claude

    Mr BARATUZA, vous pouvez mentir comme vous pouvez mais de mon point de vue votre combat est perdu d’avance. Plus personne ne croit à vos dires qui consistent à nier l’évidence qu’on n’a pas besoin de répéter ici. Et puis, ne prenez pas les Burundais pour des moins que rien. Nous ne sommes pas des moutons. Nous sommes un peuple soudé, alerte et mûr en dépit des discours haineux et autres mensonges tribalo-ethnisants pour ramener au-devant de la scène politique le tribalisme dépassé. Nos ancêtres nous ont appris la dignité et nous ont inculqué leur sagesse qui parfois se résume à deux choses : se taire et observer. Vous serez ridicule et la risée du monde entier le jour ou ce système qui ne peut plus résister à la lumière du jour s’écroulera comme un château de carte.

  2. Kimaranyi

    Fofo qu’est ce que tu appelle bain de sang? Combien de litres veux tu pour te rendre compte que la case brûle ? Les cadavres qui jonchent les rivières ne te suffisent pas? Même aujourd’hui on en a eu dans la commune de Nyabenda

  3. Kayo

    Bien dit

  4. Mutama Yohane

    Fofo ! Que dites vous encore? Est ce que le Burundi est ce qu il etait avant la violation des instruments juridiques regissant la republique? Combien de morts faudra t il compter pour reconnaitre que le pays est a sang? SI tu es parmis ceux qui versent le sang des innocents, ne t en faites pas ton tout viendra. Il est clairement dit que celui qui tues avec l epee perira par l epee.

  5. KABADUGARITSE

    Réaction tardive des autorités. Par ailleurs, on ne sait pas cacher la fumée quand la case brûle!

  6. jose

    Je jure la verité nuyo Baratuza nta misi isigaye adahunze kuko barondera icitwa FAB kamwe kamwe avec l’impuisance de certains autorités babiraba nkuko batabibona hicwa, hanyuruzwa les ex FAB sans motif sans explication wait and se

  7. Fofo

    C’est vraiment étonnant! Les rapports de l’ONU de HW parlaient des Ex-FAB et Iwacu parle des jeunes officiers candidats de l’ISCAM??? C’est vraiment une machine de “diviser pour régner” qui continue son travail.

    Chapeau, FDN pour votre maturité! N’eut été votre maturité et votre unité, le pays se serait aujourd’hui transformé “étant du sang”!

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