Sécurité

Une arrestation qui tourne court

26-02-2015

Le représentant général des étudiants de l’Université du Burundi a été arrêté et emprisonné, ce mercredi 25 février, aux bureaux de la PJ. Après des heures au cachot sans motif valable, il a fini par être relaxé. 

Les étudiants acclamant l’arrivée de leur représentant ©Iwacu

Les étudiants acclamant l’arrivée de leur représentant ©Iwacu

Suite au mouvement de grève enclenché le 24 février, Jean Marie Rurasuma est très sollicité par les médias. Le lendemain, contacté par un journaliste du Renouveau, ils décident de se rencontrer à la Police judiciaire où Jean Marie Rurasuma cherche des documents pour un parent.

Ils sont remarqués et amenés aussitôt manu militari devant le Commissaire général. Le matériel du journaliste est saisi et les deux hommes sont priés de vider les lieux. À la sortie du bureau, Jean Marie est reconnu fortuitement et identifié comme le représentant général des étudiants de l’Université du Burundi(UB). Il est de nouveau arrêté.
Escorté de policiers, il passe de bureau en bureau et vers 11h atterrit au cachot. Ni lui n’aura jamais su le motif de son arrestation, ni ses geôliers, sauf que c’est sur des ordres venus d’en haut.

L’information étant parvenue aux oreilles des étudiants, ils contactent l’administration de l’UB. L’autorité chargée de l’encadrement et de la sécurité commence par faire la sourde oreille. Les étudiants décident de prendre alors les choses en main et se mobilisent.

Au vu de la mobilisation des étudiants, le chargé de l’encadrement et de la sécurité s’active et se rend à la PJ. Après des tractations et maints coups de fils, Jean Marie est relaxé. Il arrive au campus Mutanga vers 16h, où il est accueilli par une foule d’étudiants en liesse, agitant des rameaux au dessus de la tête.

Jean Marie se dit inquiet pour sa sécurité car des mandats d’arrêt officieux seraient lancés contre lui.

  11   Vos commentaires
  1. simon

    none pouvoir ya CNDD DD ntayindi ntumbero yabonye yogutorera inyishu ingorane zihanze igihugu atari ugufunga abantu? mbe bibaza ko bobo batazohaja? ico nico cerekana intwaro itagira imigambi, igashaka gutera abwoba abantu kugira ntibagire ico bavuga kitagenda neza. baribesha, umurun di wo muri 1972 siwe wubu, ubu twese twaraciye ubwenge.

  2. Bucindika

    President Nkurunziza oublie que abarundi bayameze aho bavuga bati: « Akaryoshe ntigahora mw’itama ». Ca vaut pour lui et pour nous aussi.

  3. Jean-Pierre

    Signe des temps d’un régime en fin de règne. Le CNDD-FDD a longtemps porté dans sa tête l’arrogance du vainqueur alors que c’est juste les négociations d’Arusha qui lui ont donné le pouvoir. Comparaison n’étant pas raison, ils se projetaient l’image de l’autre rebellion du nord qui , elle, a vaincu les génocidaires. Ces gens du CNDD-FDD n’ont jamais eu la stature d’hommes d’Etat, le président lui préférant le terrain de foot, le vélo et les avocats qui n’ont jamais produit de fruit au moment où ses collabo se remplissaient les poches à qui mieux mieux. Et maintenant ils ont à dos toutes les couches de la population et vu ce qui se passe, le pouvoir est dans la rue. Il menque quelqu’un pour le ramasser. Les images que j’ai vu hier en face de la BCB et en plus cette mobilisation des étudiants en disent long, sans parler de la libération de Rugurika.

    • barumwete Alain Chris

      Non jean pierre,

      il faut dire les choses telles qu’elles sont. Le FPR n’a pas gangné seul la guère contre les Ex-FAR et ne le pouvait pas et n’en avait pas les moyens sans l’invasion de l’Ouganda contre le Rwanda et la false de L’ONU de décréter l’ambargo contre les armes du régime HByalimana et ce dans l’objectif d’ affaiblir son armée. Et l’Ouganda étaitlui-même aidé par les renseignements américains et brutaniques. Mr jean pierre, n’est ce pas les brindes burundaises qui ont pris Butare et d’autres villes limitrophes de celle-ci ? mon oiel,…
      Et pour ce qui est du Burundi, ni les Ex-FDD ni les Ex-FAB personne n’a gagné la guèrre. Ils ont seulement décider de finir à s’entretuer initilemet comme des mouches à cause des intérêts de quelques individus.
      Il faut avoir le courage de dire la véritè mr J.Pierre.

  4. MINANI

    Au début je pensais que les gens que les gens qui provoquent de tels agissements dus à la bêtise étaient eux aussi bêtes, mais je viens de comprendre. Parmi les politiciens, les Policiers et les magistrats, il y en a qui prennent des décisions consciemment, dans le but de provoquer les manifestations dans l’espoir de voir si ce qui s’est produit ailleurs peut se produire au Burundi. Qui peut vraiment emprisonner un délégué des étudiants sous prétexte que ceux-ci sont en grève? Non seulement ils en ont le droit, mais aussi, avant qu’ils soient fautifs, le premier fautif est celui qui refuse de leurs donner leur miette de bourse à temps. Que feront-ils quand tous les fonctionnaires vont descendre dans la rue s’ils manquent de salaires?
    Finalement, le Président compte plus d’ennemis que d’amis dans son entourage! Malheureusement pour lui, l’impression est que, comme Buyoya en 1993, ce qu’il a en tête est diamétralement opposé à la réalité sur terrain!!!!

  5. Kibinakanwa

    Nkurunziza nakure meza aho yakaduterey’isoni igihugu twarushe

  6. KABADUGARITSE

    Nous prenons progressivement la mauvaise habitude d’écrire et parler au conditionnel et tout rendre « officieux »!

  7. Vuvuzela

    Mbega yemwe ko aba DDs bananiye. Bamiza agati mu ntozi!!!!

  8. roza kamikazi

    ewe bantu mutwara igihugu mugeze aho umwansi ashaka mbega agakaciye kwose ni mandant d’arret erega izo mandant bazohava batakizitinya nimubandanye muzobibona uwuvuze ukuri ababwira numwansi ntahantu nahamwe mudafise abansi ari mugihugu canke bose nabansi ivyo vyerekana ico bita ubujuju yemwe uwabaroze ntiyikaravye .

    • Baobab

      @roza kamikazi
       » ivyo vyerekana ico bita ubujuju yemwe uwabaroze ntiyikaravye »
      Gabanya akarimi hanyuma mukore ibikenewe kugira mubasubirire mubereke ico mubarusha mwebwe muciye ubwenge!

      • Moteur C

        Nimwe mukwiye kugabanya akarimi, muheze neza mandat ya kabiri, ntimwicane kubera agashavu, abo mwishe barakwiye.

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