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À propos de ...

Un Pouvoir obsessionnellement clivant

Alors que la police venait de leur tirer dessus en 3 blessant grièvement 3 parmi eux, des manifestant se sont vite consolidés en moins d'une heure. Ils ont encore une barré le boulevard du 28 novembre au niveau du pont de la République Trois personnes grièvement par balles tout près du pont de la République sur le boulevard du 28 novembre ©Iwacu

Alors que la police venait de leur tirer dessus en 3 blessant grièvement 3 parmi eux, des manifestant se sont vite consolidés en moins d’une heure. Ils ont encore une barré le boulevard du 28 novembre au niveau du pont de la République Trois personnes grièvement par balles tout près du pont de la République sur le boulevard du 28 novembre ©Iwacu

Deux semaines viennent de s’écouler et le bras de fer entre le peuple burundais et son président ne connaît point de répit. On compte à l’heure qui l’est une vingtaine de morts, des dizaines de blessés et d’innombrables personnes incarcérées en dehors de toute règlementation juridique. Face à une telle situation , Pierre Nkurunziza reste sourd à toutes les sollicitations pour le retrait de sa candidature vers un troisième mandat. Pire, son pouvoir renforce la répression et surtout s’active à diviser la nation entre les « bons » et les « mauvais » citoyens selon qu’on soutient ou non ce mandat présidentiel de tous les dangers.

Clivage du point de vue de la morale politique

Des manifestants sont tombés sous les balles d’une police désorganisée dont la direction est désormais sous la botte des services de renseignement et des séides du pouvoir. Des policiers sont tombés dans l’exercice – même mauvais, mais l’exercice quand même ! – de leurs fonctions. Même un élément de l’armée a été abattu froidement par un élément des forces de répression des manifestants. Rien n’a été dit, rien n’a été fait par le gouvernement pour exprimer la compassion et la sympathie des autorités face à la mort tragique de citoyens et de serviteurs de l’état. Rien. Par ailleurs, un membre de la milice Imbonerakure est tué et c’est l’émoi total au niveau de l’état. On pleure, on s’émeut, on promet une justice sans faille, on crie au désordre et au respect de la vie. On se souvient que tuer est inadmissible, que la mort d’une personne fait mal aux siens et à toute personne éprise de compassion pour son prochain.

Clivage du point de vue judiciaire

Le moindre soupçon d’incartade d’un opposant, la moindre peccadille d’un activiste de la société civile et c’est la prison, la question, voire la mort. En revanche, tout acte suspecté d’être le fait du pouvoir n’encoure aucune poursuite même si il s’agit d’un flagrant délit, même si il s’agit d’un crime avec mort d’homme par préméditation. Aucune enquête, aucune instruction : motus et bouche cousue !

Clivage du point de vue communautariste

Les autorités du parti et du gouvernement ne cessent de rappeler que la paix règne au Burundi car ce n’est qu’ « un groupe qui ne représente que 5 % de la population » qui s’agite. « Dormez bonnes gens, les 95% du territoire national sont en paix ! »

Sans même remettre en cause ces statistiques hasardeuses du reste ; a-t-on jamais vu un parent se réjouir de la bonne santé familiale lorsque sur dix enfants, un parmi eux est mourant ? N’est-ce pas un déshonneur de se réjouir d’une paix et d’une tranquillité lorsque déjà deux dizaines de Burundais viennent de mourir dans la violence et la haine politiques?

Diviser pour régner a été tenté depuis la nuit des temps, mais cela a toujours été funeste pour les initiateurs d’une telle idéologie de la haine.

  28   Vos commentaires
  1. Theus nahaga

    Maintenant le problème est que Nkurunziza et sa clique ont un problème très serieux: comment partir sans perdre leur retraite voire même risquer de se trouver devant le tribunal, accusés de haute trahison?
    Nkurunziza n’a pas su entendre les messages concordanst qui lui suggéraient de partir tranquillement. Je pense à la sortie trés peu diplomatique des Evêques Catholiques, les gens les mieux informés au Burundi. Je pense au refus du parlement de changer la constitution, je pense au l’ancien chef d’Etat major de l’armée, je pense même à certains des membres très influents du Parti CNDD-FDD. Tous ces messages essayaient de faire comprendre à Nkurunziza qu’il n’était plus accepté et qu’une grande partie de la population Burundaise ne voulait plus le supporter. Des gens qui se sont tu, tant que les formes étaient encore respectées, mais qui n’attendaient qu’une chose, mettre fin à la gabergie dans la gestion du bien public, essayer de retablir une administration moins corrumpue, remettre le Burundi en marche.
    Nous avons tous honte de voir une corruption aussi flagrante. Nous supportons de moins en moins une administration absentéiste. Nous acceptons de moins en moins l’amateurisme dans les relations du Burundi avec le monde extérieur.
    Nkurunziza aurait pu partir avec sa retraite. S’il a volé (le conditionnel est ici pure forme), on était prêt à le laisser partir avec son butin. Mais maintenant tout cela risque de lui être refusé. Voilà pourquoi il s’accroche et va tout faire pour que le pays coule. La Cour Constitutionnelle a raté l’occasion de lui offrir une issue et il est pris à son propre piège. C’est une bête blessée qui risque tout.
    Il va falloir savoir refuser les provocations du pouvoir et se munir de patience, de courage et d’intelligence pour éviter le piège qu’il nous tend: attendre que la faim nous broie ou nous diviser et voir les Burundais s’entretuer. Cet homme vit bien avec la peste.
    Nous devons tenir contre la faim, nous devons nous tenir la main, nous devons le proclamer haut et fort Nkurunziza et sa clique doivent partir, nous voulons pouvoir vivre avec un minimum de dignité.

  2. JP-K

    Je me réjouis de cette analyse combien enrichissante.
    Un pouvoir aux abois et qui s’en prend à son peuple, le divisant ! Ainsi donc:
    Clivage de la morale politique
    Clivage judiciaire
    Clivage communautaire

    Bientôt un clivage sécuritaire?

    Expliquez-nous M. JM Ngendahayo: qui a eu l’idée – en premier – de proposer la limitation des mandats d’un président burundais à dix ans ? Sincèrement chapeau! Il est vrai que, je pèse mes mots, 5 ans auraient été amplement suffisant pour Nkurunziza, mais son attitude actuelle démontre que soumettre le peuple à plus de dix ans d’un même pouvoir équivaut à l’exposer à un risque quasi-toxicologique.

    Cordialement
    JP-K

    • Jean-Marie Ngendahayo Jean-Marie Ngendahayo

      Cher JP K,
      Je l’ignore. Je n’étais pas dans les discussions d’Arusha.

      Cordialement

  3. Amani

    Monsieur Ngendahayo,
    J’ai arrêté de lire votre article à la deuxième ligne après avoir lu ce qui suit: » Deux semaines viennent de s’écouler et le bras de fer entre le peuple burundais et son président « . Quelle est donc votre définition du « peuple burundais »? Je ne m’étonnerais pas d’entendre cette phrase de la bouche d’Alexis Sinduhije ou Pancras Cimpaye. Encore moins de lire ça dans les pages de Le Soir ou La Libre Belgique. Mais d »une personalité de votre profile j’attends un minimum d’honneteté et d’integrité même dans des moments chauds comme ceux-ci. Je ne doute pas que vous êtes bien informé sur ce mouvement de manifestation/insurrection/révolution peu importe l’appellation. Nul n’ignore l’ampleur, la force et les limitations de ce mouvement surtout en ce qui concerne son étendue politique, géographique et démographique. Alors comment une personnalité autrement respectable comme Jean Marie Ngendahayo peut verser dans la désinformation et la surenchère de RPA, Marie-France Cross et autres Collette Braekman, vendeurs de mensonges pour affirmer que le mouvement en cours d’une ampleur limitée politiquement, géographiquement et démographiquement est un bras de fer entre Nkurunziza et le « peuple burundais »? Monsieur Ngendahayo alors comment allez-vous qualifier la majorité silencieuse qui n’est pas dans les rues et qui attend le moment propice pour s’exprimer par les urnes? est-ce qu’elle n’entre pas dans votre définition du peuple burundais? Si la majorité des Burundais est jusqu’à présent restée calme et sereine face aux manifestations en cours, c’est plutot parce qu’elle ne croit pas que ce qui se passe dans certains quartiers de Bujumbura constitue une menace sérieuse à son droit de s’exprimer par les urnes. Sinon on aurait déjà assisté à une confrontation directe entre deux camps opposés et la guerre civile serait inévitable dans ces conditions. En étant plus equilibré et en évitant des exagérations et surenchères à l’image des vendeurs de « Headlines » et « Breaking News » vos analyses peuvent atteindre une audience plus élargie sans porter atteinte à votre crédibilité. je ne suis du camps des pro-troisième mandat mais je pense que les élections sont la seule solution acceptable au conflit actuelle. Soutenir les manifastations c’est avancer un agenda caché et dangereux pour les deux camps et la nation.

    • Ndumiwe Jeannette

      Oui aux élections, mais il y a un préalable: Le CNDD – FDD doit présenter un candidat autre que Nkurunziza. La candidature de Nkurunziza viole la constitution et les accords d’Arusha.
      Amani, la majorité des Burundais ne manifestent pas, non pas parce qu’ils sont sereins, mais parce qu’ils ont peur des représailles sanglantes des imbonerakure qui sont armés et qui pullulent dans tout le pays.

    • RLH

      @AMANI
      Et les + 50.000 populations qui continue de fuir le pay ou les met-tu? Ne c’est pas une manifestation de desaccord? La masse paysanne burundaise observe impuissant vue la terreur que lance la police (a contre coeur) sur les citandins. Urazi ingene aba paysant bemera abanya bujumbura wewe! Ni waba warabaye hagati mu kirundi (mu baturage umugani w’abanyarwanda) wari kwibuka umwibutsa ngo: « abarundi basaba uwimye. » Ici pour te dire que « qu’importe qui est au pouvoir pour la masse paysane, purvue qu’on leur donne la paix. » La masse paysane s’enfoute eperdument des accords d’Arusha, de la contitution et de tout ce qui est du partage de pouvoir. Pour elle, ce qui compte c’est la paix et la pluie.

    • Patriot

      Amani,
      La verite blesse. J.M n’a rien menti.
      « la majorité silencieuse qui n’est pas dans les rues et qui attend le moment propice pour s’exprimer par les urnes »
      Les les chefs des collines, les chefs des zones, les administrateurs communaux et les gouverneurs aides pas les
      imbonerakure sont tous les CNDD qui font tout pour faire avaler a la population que « Niwe nyene ntawundi » .
      Celui qui a une autre opinion est a tuer. Cette population est tellement terrorisee que les uns ont prefere fuir dans les pays
      voisins. Ne cherche pas a convaince que ce sont des innocents qui n’attendent que voter pour Nkurunziza. Ils risquent
      meme de vous surprendre et de vous decevoir. Heureusement que Nkurunziza n’est pas eligible pour se presenter aux urnes
      Quand a l’opinion sur le mouvement de protestation que vous avez surnome comme vous voulez pour atteindre vos buts et
      que vous assayez de denigrer , cela leur importe peu. Attendons pour voir s’ils sont reellement des fous comme vous le dites.

    • JP-K

      Si vous vous êtes arrêté à la phrase que vous citez et que cela vous pousse à produire un si long texte, on aurait eu droit à une belle encyclopédie si vous étiez allé jusqu’au bout.
      Mais monsieur Amani, sachez que même « d’une ampleur limitée politiquement, géographiquement et démographiquement », cette population que déniez le droit d’être appelé « peuple burundais » dispose pourtant du droit d’exprimer son opinion par tous les moyens paisibles et légaux.
      De même que ceux que vous appelez majorité silencieuse !

      Voyez vous Amani, les gens qui fréquentent ce site sont devenus comme une communauté. Des fois, très souvent même, on n’est pas d’accord avec l’un ou l’autre, mais on respecte ses propos que l’on peut commenter ou pas. Mais la diatribe que vous nous servez ici mérite rarement qu’on s’y attarde. Vos attaques ne sont destinées qu’à une consommation externe car les burundais eux comprennent le virus de la haine ethnique qui vous ronge. Quant aux insultes, elles font pitié.

      Pour votre salut, sachez que ces jeunes qui sont dans la rue ne comprennent pas ce que vous, vous appelez « limite politique, géographique et démographique ». Ça ce n’est qu’une vue des esprits étroits, une rhétorique usée à la corde et qui pu comme une mouffette dès qu’on la ressort. Eux, ils voient plus loin que leur bout de nez, Amani mon frère.. Ils rêvent d’un peuple burundais vivant dans la paix et la prospérité au sein d’une grande Afrique unie et tout aussi prospère dans ce Monde devenu village.

      Si vous aviez compris cela, peut-être vous seriez-vous libérés de ces chaines qui vous entravent pour rejoindre leur mouvement.

      Cordialement
      JP-K

    • Méthode

      @Amani: «Quelle est donc votre définition du « peuple burundais »? »

      Amani toute personne honnête et intègre peut répondre à ta question moi-même y compris.
      Alors, le Peuple burundais comme Nation burundaise, c’est bel et bien, nous tous ENSEMBLE barundi aho turi hose. Ceci dit, si, ne fusse qu’une seule personne ou groupe de personnes parmi nous est malmené sur la scène surtout internationale, vyitirigwa Uburundi n’abarundi bose. Bihe rero intumbero y’imyiyerekano, ubwicanyi canke abahunga urabe ico bitanga. Bavuga ko Uburundi buri mu myiyerekano, ko Abarundi bariko barahunga umutekano muke, ko mu Burundi hari ubwicanyi. Ngendahayo l’a même évoqué en ces termes: « a-t-on jamais vu un parent se réjouir de la bonne santé familiale lorsque sur dix enfants, un parmi eux est mourant ? ». None ntiwumva ko yavugiye bose mugabo agatangazwa nuko Nkurunziza et sa clique bihutira kuvuga que TOUT va bien, kandi Communauté internationale iriko irabafatira Uburundi ibihano kugira ibintu bisubire mu buryo. Emera rero ko ibintu vyayangaye mu Burundi kandi ko bigomba gutoregwa inyishu kugira habe amatora atekanye kuri bose ata nyagupfa ata nyagukira.Amabwirizwa arahari et les Accords d’Arusha, ntiduce ukubiri navyo rero…

    • mandela

      pourquoi tous ceux qui sont pour le troisième mandat quand ils font leur commentaires ils finissent touuujoouuuur par nier qu’ils ne sont pas pour le troisième mandat ! Assumez vos points de vus Mr et dames.

    • RUGAMBA RUTAGANZWA

      @AMANI,
      Le problème est très simple : NKURUNZIZA a terminé ses 2 mandats et il en doit plus se présenter… ! Il a triché et continue de tricher sur toute la ligne. Ce Monsieur, ainsi que la clique (un gang violent inculte et corrompu) qui le soutient a tenté de faire modifier la Constitution par voie parlementaire en mars 2014 et il a lamentablement échoué. Vous qui le soutenez, vous êtes des menteurs des courtisans et croyez-moi, vous risquez de vous retrouver avec les NSHIMIRIMANA Adolphe, ce tuer en série, BUNYONI ce corrompu infatigable, KAZUNGU et autres NDAKUGARIKA un jouer à La Haye et y finir vos jours.
      Tirer à balles réelles sur des manifestants qui font haut les mains ne vous honore pas, loin de là et le monde entier vous observe. Mais quand est-ce que vous allez quitter la Kibira pour devenir des hommes et des femmes modernes, moins complexés, ouverts aux technologies de l’information et de la communication ? Remplir les commissariats de polices (que vous avez transformés en véritables camps de concentration nazis où vous torturez à volonté des innocents sans aucune défense) de manifestants innocents qui n’ont commis aucun délit sauf exprimer leur droit ne vous honore pas, non plus et croyez-moi toutes ces morts, toutes ces tortures que vous infligez aux gens ne resteront pas impunis. En vérité, je vous le dis, continuez seulment, il y en a qui risquent de finir leurs jours à La Haye comme Milosevic.

    • Jean-Marie Ngendahayo Jean-Marie Ngendahayo

      Cher Amani,
      C’est une tragédie plutôt que de négliger les réclamations qui peuvent provenir de ceux ou celles qui peuvent paraître ne pas appartenir « à la vaste majorité de la population » comme cela est dit souvent. La démocratie se mesure, non pas seulement sur sa diligence au respect des attentes de la vaste majorité, mais surtout dans sa façon d’accomoder la sécurité et les attentes des minorités. Ainsi, voyez-vous, je ne discute même pas sur l’ampleur de ce mouvement opposé à la candidature du président sortant, je dis qu’il est partie intégrante du peuple burundais. A ce titre, ce qu’il réclame émane bel et bien de celui-ci.

      Maintenant, quel que puisse être sa dimension, ce mouvement se matérialise dans les sphères sociales suivantes:
      – les partis de l’opposition;
      – les associations de la société civile;
      – les media;
      – les confessions religieuses du pays;
      – la population de la capital;
      – l’administration publique;
      – les forces de l’ordre du pays;
      – les provinces du pays comme Bujumbura, Mwaro, Muramvya, Bubanza, Ngozi, Bururi, Rumonge, et bien d’autres endroits non encore bien répertoriés;
      – plus de 100.000 paysans et paysannes des provinces de l’Ouest, du Nord et de l’Est qui se sont réfugiés dans les pays frontaliers…
      Si tous ces filles et fils du pays ne sont pas dignes d’être considérés comme faisant partie prenante du « peuple burundais », je ne sais plus alors ce que cette expression recouvre comme concept.

      Enfin, faut-il rappeler que personne ne s’oppose aux élections? Il faut seulement qu’elles soient organisées dans des conditions acceptables. Je sais ce que cela signifie, j’ai personnellement participé à l’organisation des élections de 2005 comme ministre de l’Intérieur.

      Cordialement

  4. Muhanuzi Jean Baptiste

    Des manifestants sont tombés morts (…); des policiers sont tombés dans (…) l’exercice de leurs fonctions. Même un élément de l’armée a été abattu. Rien n’a été dit, rien n’a été fait par le gouvernement pour exprimer la compassion et la sympathie des autorités face à la mort tragique de citoyens et de serviteurs de l’état. Je crois que vous ne suivez pas les émission de radio, Monsieur: j’ai entendu à mainte reprise les autorités du pays, les ministres, et même le Président de la République en personne ont exprimé combien il est regrettable que les fils/filles de notre patrie meurent. Il est important de varier notre source d’information.

    • Jean-Marie Ngendahayo Jean-Marie Ngendahayo

      A Muhanuzi Jean-Baptiste,

      Sur cette question tout au moins, j’ai suivi avec attention et à travers les différents media le contenu des messages officiels: les discours de compassion et d’empathie n’apparaissent que après la mort du jeune Imbonerakure. Pas avant. Du reste, à voir les qualificatifs donnés aux manifestants, on se demande comment ils peuvent aller de pair avec cette empathie declare fort tardivement…

      Cordialement

  5. Muhanuzi Jean Baptiste,
    Je ne reviens pas sur la raison à la base des manifestations. J’ai un avis contraire au tien. c’est un droit reconnu à chacun d’entre nous. Ne culpabilise pas ces manifestants qui ont commencé à être agressifs après avoir été tués gratuitement par la police alors qu’ils exerçaient leur droit élémentaire reconnu par la constitution pour défendre son respect ( une double légitimité) . Si la police s’était bien comportée, si la police avait été professionnelle, ces manifestants seraient restés pacifiques. Mais aujourd’hui, comment le rester avec vingt morts tués par la police? la police n’a rien retenu des formations dispensées grâce à l’appui financier des belges et des hollandais, raison pour laquelle ces deux pays ferment les robinets par rapport à cet appui précis à la police. Le président a violé la loi fondamentale et le climat politico-sécurtiaire est mauvais et pas propice aux élections c’est pourquoi les belges suspendent leur appui financier au processus électoral. Ce n’est qu’un début, d’autres pays vont leur emboîter le pas. Pourquoi tant de mesures onfligées au pays, tant de conséquences au pays, tant de pertes en vies humaines, recettes de l’Etat, perte de crédibilité sur le plan internationale à cause d’un seul homme, qui viole la loi fondamentale et les accords d’Arusha et surtout qui, après 10 ans au pouvoir, n’est pas de nature à développer le pays mais l’appauvrir davantage? C’est quoi l’enjeu des gens qui sont pour Nkurunziza à part les spéculations personnelles des uns ( peu) et le faible niveau d’analyse ( pour beaucoup)? Aidez-moi pour que je puisse comprendre.Sincèrement je vous écoute.

    • Nahayo C.

      Mon cher Kabwa,
      Uti: Si la police s’était bien comportée, si la police avait été professionnelle, ces manifestants seraient restés pacifiques? Mbe none ko uno musi aba manifestants batanguye guturira imodoka n’igiporisi kitarahashika, wovuga gute ko babikora nabi kubera basomborekejwe n’abaporisi? Mbega ko baturira imoto y’umuntu bamuhoye ngo nuko atifadikanije nabo muri manifestations kugira idée contraire ni icaha? Nitubone ibintu uko biri ntiduhave dusanga turiko turashigikira ubugizi bwa nabi.

  6. Muhanuzi Jean Baptiste

    Monsieur J.M Ngendahayo,
    Avec tous le respect que vous méritez, je constate que votre article et bien vide et tendancieux. Vous dénoncez ce que vous qualifiez de « clivage » mais vous tombez exactement dans le même erreur en vous montrant penchant à un côté: celui des manifestants. Il n’a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Les manifestants sont entrain de bruler des maisons, des véhicules et des motos mais vous n’osez même pas en dire un mot. Des discours visant à diviser la police et l’armé sont prononcés par les organisateurs des manifestations et vous semblez ne pas les avoir écouté ni ne voyez l’impact qu’ils peuvent avoir sur le pays. Les organisateurs de ces manifestations voient qu’il y a des dérives importantes commises par les manifestants mais ils n’osent pas les dénoncer publiquement pour cadrer ces manifestations « pacifiques ». Vous agissez de même en classant sans suite ces barbaries. Croyez vous, cher Monsieur, que l’opposition et la société civile (organisateurs) sont saintes? Si les sages comme vous ne donnent pas des conseils neutres, la situation pourra se détériorer. Voyez: une personne de Bujumbura qui vient de passer une ou 2 semaines sans travailler, de quoi va-t-il vivre? Ne va-t-il pas commencer à piller? Croyez-moi: quant les manifestants comme ceux qu’on voit actuellement à Bujumbura vont commencer à piller, tous le monde serons en danger, vous inclus.
    Je suis absolument contre les bavures policières mais je suis également opposé à la manière dont ces manifestations sont entrain de se dérouler. A mon avis, il existe un agenda caché. Je lamente le fait que ces jeunes gens sont entrain d’être utilisés dans les actions qui vont ruiner, détruire leur avenir.

    • Jereve

      La réponse est celle-ci: la faute incombe à celui qui a provoqué ces manifestations, et persiste. Une seule parole de sa part « Je renonce » et tout rentre dans l’ordre. Oui, nous sommes des millions de burundais en danger, à cause d’un seul homme!

    • Ntazizana

      Les questions que Tu poses devraient être répondues par peter.
      L’auteur de l’article a tout dit. C’est toi qui es myope quand tu ne lis pas ce qui est dans ta tête!

    • Pacy

      @Muhanuzi JB
      Muhanuzi, dites-nous au moins un seul passage de ce que Ngendahayo a écrit qui ne coïncide pas au contexte politique actuel du Burundi à cause d’une et une seule candidature de Nkurunziza dite «maudite» pour tous les burundais, si les victimes sont de tous horizons comme évoqué dans le propos que tu défies?

    • rita

      @Muhanuzi, j’aimerais faire qlq obs para rapport à ton commentaire:
      Ce que M.Ngendahayo a soulevé est une pure réalité qui est toutefois pire,amère!
      Je te rappelle ou te fais savoir que toute revendication qui n’a pas de cause profonde ne peut pas durer, ce qui est applicable à la subversion-insurrection. Cette dernière comporte en gros cinq étapes dans sa phase de dvpt:
      1.raison valable ou cause profonde de mécontentement généralisé
      2.enracinement de l’idéologie ou de l’état des faits dans les esprits des gens par la propagande
      3.admn parallèle
      4 Sabottage des actions du gvt & att pts stratégiques
      5.Conquete du pouvoir
      Donc, il ne faut pas se faire des illusions, tant que la cause profonde est là ,le mvt doit (va) continuer et aboutir à une issue favorable, quel qu’en soit le prix! Il en a été de même pour la réhabilitation de la démocratie après la mort de notre cher prsdt en 93.
      De ce qui précède, si le mvt vient de durer plus de deux semaines, c’est que la raison est fondée, et à chacun d’évaluer l’étape déjà franchie! J’insiste, si la solution intermédiaire ou la conquête n’est pas atteinte, le mouvement doit absolument continuer quelle que soit sa durée, c’est le principe naturel! Byya l’a à un certain moment compris, et a dû procéder aux négociations que l’on veut actuellement nier, en omettant sciemment le principe de la continuité de l’Etat, à en croire à nymtwe qui a dit que les accords Arusha ne les engagent pas! Ahubwo twararamvye kubona twari tumaze imyaka cumi dutwarwa n’abantu biyumvira ukuraho! A bon entendeur salut!

  7. Jereve

    Il ne faut pas minimiser : les manifestants sont dans la capitale, et la capitale c’est la tête d’un pays. Visiblement le pouvoir a perdu la tête, au propre comme au figuré.

  8. cleanPP

    Bien dit, malheureusement bahava bakurara Ku mugono. Kubera uvuze ukuri badashaka kumva, uberetse ivyo badashaka kubona. Nawe warazimurutse, nabone bazotinda babone!

  9. Pierre Nkurunziza Doit Partir

    Des manifestants sont tombés sous les balles d’une police organisée pour tuer. […]. Des policiers sont tombés dans l’exercice – même mauvais, mais l’exercice quand même ! – de leurs fonctions. Même un élément de l’armée a été abattu froidement par un élément des forces de répression des manifestants du SNR et de la PNB. Rien n’a été dit, rien n’a été fait par le gouvernement pour exprimer la compassion et la sympathie des autorités face à la mort tragique de citoyens et de serviteurs de l’état. Rien. Par ailleurs, un membre de la milice Imbonerakure est tué et c’est l’émoi total au niveau de l’état. On pleure, on s’émeut, on promet une justice sans faille, on crie au désordre et au respect de la vie. On se souvient que tuer est inadmissible, que la mort d’une personne fait mal aux siens et à toute personne éprise de compassion pour son prochain. Tristement vrai, c’est triste, Nkurunziza a trahi son peuple et ses lois.

  10. komera

    Impunzi nazo ziri en paix?? ko numva ari umwana umwe kwicumi ari nyagupfa!Quand on arrive a profiter de l’analphabetisme…Le ridicule ne tue pas.
    Ce pouvoir a perdu la confiance de son peuple qu il a fdiriger dix ans avec a la fin tours les indicateurs de pauvrete en hausee, incompetence et mauvaise gouvernance.Qui va les laisser nous diriger encore cinq ans!Suicide collectif

  11. Ruzi rwa Mubarazi

    Mbe Mushingantahe nko ntarakubona mw’ibarabara?
    Kera narinzi ko Uburundi bufise aba Leaders, none nasanze uwanyuma ashobora kuba yari Ndadaye!
    N’abo ba jeunes peut-être…….

    • Jean-Marie Ngendahayo Jean-Marie Ngendahayo

      Kuri Ruzi rwa Mubarazi,

      Mbe ncuti aho utazubona Ngendahayo Jean-Marie uzohazira utazi icamusibije? Ntiwibagire: « Ingendo y’uwundi iravuna ».

      Ntushobora kuba warakwiragiye aho abari mw’ibarabara bari hose kuva uru rwamo rutanguye. Kiretse woba uri umugendanyi wanje lero ntuzi iyo nja niyo mva. Ivyiza wokwirinda gusamazwa ni vyo abandi bakora wewe ukarangura ivyo ushoboye kandi umutima wawe ubikubwiye.

      Komera

      • Ruzi rwa Mubarazi

        Nivyo Mushingantahe Nabumvise!

        Mugabo, niyumvirako naho nabwiye mwebwe nashatse kubwira benshi!
        Ivyo urwo RWARUKA rusaba nivyo twese dusaba kandi dufashijwe n’abakunda Uburundi kw’isi yose. Un’umunsi « ABATWONKEJE » n’abo bahagurutse, mbe ubona « abanyapolitiki » barahagurutse bikwiye? Iyo bavirahasi rimwe nkabo muri « SOCIÈTÉ CIVILE » uwabwigwa aba yarumvise kandi Igihugu ntikiba kigeze ahatemba. Gen. Gaciyubwenge, iyaza gushigikigwa n’abanya politiki, ntaba yarisubiyeko! Murambabarira, mukubatura ibi bibazo n’uko mwari mubo nita « IMBONEZA », muntunge! Bati; « bibwigwa benshi bikumva banyenevyo! »

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