Politique

Un pour tous, et tous pour un ?

Aujourd’hui, deux principaux blocs dominent l’opposition politique burundaise, l’ADC-Ikibiri et le camp Nditije-Rwasa-Minani. Malgré les ambitions des uns et des autres, l’option d’un même candidat pour les présidentielles semble acquise.

Pancrace Cimpaye : « Je comprendrais très mal comment un des deux camps soutiendrait un candidat du Cndd-Fdd. » ©Iwacu

Pancrace Cimpaye : « Je comprendrais très mal comment un des deux camps soutiendrait un candidat du Cndd-Fdd. » ©Iwacu

Les deux coalitions ont un même objectif : mettre au placard le pouvoir Cndd-Fdd. Et même si le jeu de positionnement des uns et des autres ne manque pas dans cette dynamique, Pancrace Cimpaye, porte-parole de l’ADC-Ikibiri en Belgique, est convaincu que les deux camps devront indubitablement se rencontrer quelque part. « Cela veut dire que si le candidat ou le camp de l’ADC arrive premier dans les législatives ou les communales, l’autre camp devra soutenir le candidat de l’ADC aux présidentielles. Et si c’est l’autre camp qui arrive en premier, l’ADC-Ikibiri sera prête à soutenir son candidat. » Pour lui, insiste-t-il, ce qui est important c’est d’avoir un nouveau pouvoir en 2015. « Nous devons souhaiter qu’il y ait une complicité tacite, un accord non écrit mais qui, au bout du compte, doit aboutir au départ de ce système qui gangrène le pays. »

Pancrace Cimpaye reconnaît que l’opposition burundaise manque d’unicité dans l’action, à cause des ambitions et des ego des uns et des autres. Mais il est confiant que les gens sont prêts à faire des concessions pour faire changer les choses : « C’est une avancée et je comprendrais très mal comment un des deux camps soutiendrait un candidat du Cndd-Fdd. Et si d’aventure cela arrivait, je suis sûr que ses militants ne suivraient pas. » En effet, constate-t-il, autant le leadership se complaît dans la guéguerre des chefs, autant les militants à la base ont soif de changement. Ce qui est dommage aujourd’hui, remarque-t-il, est que la base est plus avancée que les leaders politiques à ce niveau-là.

L’idéal, une entente au préalable…

Charles Nditije : « La logique élémentaire sera de soutenir l’un des deux camps qui aura eu plus de votes au premier tour. » ©Iwacu

Charles Nditije : « La logique élémentaire sera de soutenir l’un des deux camps qui aura eu plus de votes au premier tour. » ©Iwacu

Charles Nditije, président de l’Uprona contesté par le ministère de l’Intérieur, reconnaît que l’objectif des deux coalitions est de sauver le pays en mettant dehors le Cndd-Fdd. Pour lui, l’idéal serait d’avoir une même coalition et les mêmes candidats pour tous les scrutins. « Si cela n’est pas possible, le plan B serait de s’entendre sur un candidat pour les présidentielles. De toutes les façons, les contacts continuent. » Ainsi, explique M. Nditije, au deuxième tour, pour battre le Cndd-Fdd, la logique élémentaire sera de soutenir l’un des deux camps qui aura eu plus de votes au premier tour. D’après M.Nditije, même s’il n’y a pas d’entente avant les scrutins, celui qui refuserait ce rassemblement au second tour serait un traître au pays. « Mai l’idéal serait une entente au préalable, sinon nous risquons de nous heurter à des spéculations à cause des ego ou des ambitions de certains. »

Léonce Ngendakumana souligne qu’il n’est pas possible d’éparpiller des votes lorsqu’on a un même objectif : « Nous allons continuer les pourparlers puisque rien ne nous sépare jusqu’ici. Même s’il y avait une mésentente sur les noms, rien n’empêcherait une mise en commun si nous avons le même objectif et une même plateforme politique. » Pour le président de l’ADC-Ikibiri, dans ce cas, le nom du candidat ne serait pas un problème. Il reconnaît que les ambitions et les ego de certains risquent d’être un handicap. Il indique, cependant, que des équipes des deux camps travaillent ensemble pour réfléchir sur trois choses : une plateforme politique commune, la question du leadership et les listes communes pour les communales et les législatives. Pour lui également, l’idéal serait une entente dès le départ.

  20   Vos commentaires
  1. Terimbere

    je vais me repeter:
    S’il n’y a pas d’union de l’opposition, je veux dire ici les vrais grands partis effectifs de l’opposition, precisement FNL Rwasa, Frodebu, UPD, MSD, Uprona Nditije, mes chers amis, oubliez deja le changement!!!!
    Si l’un de ces partis manque a l’appel, c’est au tour des DDs de mener la balle!
    Cela ne veut pas dire que les DDs vont gagner, mais plutot le manque de cohesion de l’opposition donnera une marge de manoeuvre aux DDs de refaire ce qu’ils ont fait en 2010.
    Tumenera ku rutoke rero:
    Aujourd’hui, il y a un seul candidat de l’opposition qui est capable de courcircuiter le moteur cnddfdd!
    Ne cherchez donc pas inutilement les autres candidats!
    Je lui suggererais plutot de se montrer ouvert et comprehensif face aux recommandations et suggestions de ses collegues!
    Car croyez-moi, il faut eviter toute chose susceptible de generer un pretexte a ces gens!
    Les noms de Frederic Bamvunginyumvira, que j’admire beaucoup pour sa maturite politique, Sinduhije pour ses talents de propagandiste et les autres, je les souhaite au second plan!
    Ce debat devrait etre clos aujourd’hui, UN POINT C’EST TOUT!
    Canalisons nos energies utilement!

    • FnL Rwasa

      Détrompez vous chers amis, l’union est déjà là. c’est juste la dernière minute qui n’a pas encore sonné et vous verrez combien les bagumyabanga seront humiliés. Aujourd’hui ils sont pris en otage par un seul homme en fin de mandat qui refuse de céder la place à un autre mugumyabanga. Ils sont distraits par cette candidature qui n’en est pas une! Oyéé pour un cndd fdd foutu et enterré dans l’histoire!

  2. pdf

    je crois que c’est dommage pour l’adc.esk l’adc serait manipuler par le parti au pouvoir?la est la question.je m’etonne que pancras continue a joue a ce jeu avec un ngendakumana instable,un sinduhije imature,un chevineau qui a la moindre occasion ira dans sa base cnddfdd.l’adc est un ensemble vide qui n’existe encore que grace a la radio qu’il a cree.seul l’axe nditij-rwasa-minani peut esperer en decoudre avec le cnddfdd.en attendant qu’1 foi rwasa au pouvoir on reface la meme chose

  3. Abi

    Moi ce qui m’inquiète c’est plutôt le conditionnel que tout ce beau monde utilise. Cela veut dire une chose: jusqu’à présent l’opposition n’a pas de stratégie fixe. Le tâtonnement continue. Or, le temps presse. En attendant que l’opposition nous dise quels hommes elle met sur l’avant scène, elle peut déjà parler de ses projets et inviter nos contributions. Nous tous voulons un changement pour notre pays et il est grand temps que l’opposition établisse tout au moins une stratégie de communication à elle. Il faut utiliser les outils à la portée de main. Disons que par exemple les médias privés sont muselés….quel autre option resterait à l’opposition pour communiquer?

    Pourquoi par exemple l’opposition ne peut pas créer une plateforme d’échanges sur le web?
    Pourquoi ne pas commencer déjà a élaborer un projet de société unique car les problèmes à résoudre sont bien connus:
    1. L’énergie ( Hydro, éolienne; solaire, bio)
    2. Infrastructures (routes, immeubles gouvernementaux, immeubles pour habitation, urbanisation planifiée etc)
    3. Assainissement de l’administration dans son ensemble
    4. La création d’emplois par l’attraction des investissements dans le tourisme, le transport,les services,le commerce, l’éducation, le sport etc….tout cela dans un climat qui inspire confiance)
    5. L’accroissement de la production agricole et d’élevage

    En travaillant sur ces éléments avec des experts; on peut présenter un projet de société fiable

    Mais maintenant que voit-on? Une opposition incapable de se décider sur quoi que ce soit de concret…..peut lui faire confiance vraiment??????? Qu’en pensez vous les amis?

    • MNF

      Je crois que ni l`Opposition Radicale ni l`Opposition Modérée n`a un Projet de Societé à vendre aux Electeurs ! Elles sont toutes animées par la même Idéologie à la Burundaise: « OTE-TOI, QUE JE M`Y METTE« .

      MNF

    • Jean-Pierre

      @ Abi.
      Je suis d’accord avec toi Abi. On ne voit rien venir de l’opposition. Pour moi, le mandat du prochain président et de sa coalition doit être clairement celui-ci:
      1. Une guerre sans merci contre la corruption sans quoi le développement serait impossible. La corruption est un cancer qui, à la fin, tue les nations.
      2. La restructuration de fond en comble de l’appareil judiciaire sans quoi la justice et donc la paix sociale est impossible. On doit faire de la justice un troisième pouvoir indépendant de l’exécutif.
      3. Séparer les postes politiques des postes administratives et techniques pour lutter conmtre la particratie qui engendre la médiocrité à la fonction publique.
      4. Sur le plan agricole, faire du Burundi un pays de production biologique pour avoir une place dans l’économie de demain. Le Burundi peut le faire en éliminant l’usage des angrais chimiques et des pesticides chimiques. Le Burundi étant trop petit et par conséquent petit producteur, la production biologique du thé, du café, des légumes et autres peuvent avoir un marché lucratif en occident avec une plus-value importante. Nous vivons en occident et nous voyons les tendances. A cause de l’obésité, du cancer et du diabète, les gens se mettent à consommer des produits naturels et surtout certifiés biologiques. Le processus swerait long mais possible. On ne s’imagine même pas ce que cela entrenairait comme tourisme et bien ête de la population à long terme.
      5. Faire une campagne de lutte contre l’érosion sur toutes les collines ce qui, temporairement diminuerait le chômage à l’intérieur du pays.
      6. Embarquer dans la production de l’éléctricité sans quoi le développement est impossible.
      Voilà quelques unes de mes idées, aux intrnautes de donner les leurs.

      • MNF

        Merci J. Piere, de vos propositions.
        Moi, je suggère que les bonnes idées des internautes inspirent tout le monde: les Dirigeants actuels et à venir. Je regarde souvent les bonnes idées qui circulent dans les Médias mais que les Décideurs burundais n`exploitent pas et cela me fait mal au coeur.
        Revenant sur vos propositions, je suis pour une production « bio«  là ou la densité de la population est encore basse par exemple les régions de KUMOSO, BUTUTSI, une partie des MIGWA, BURAGANE, BWERU, … .
        Les Regions surpeuplées peuvent appliquer les méthodes « bio«  progressivement au fur et à mesure que l`autossufisance alimentaire augmente dans les dites régions en particulier, voire dans tout le pays en général. Il n` est pas nécessaire que l`utilisation des pesticides et Engrais chimiques soit vulgarisée dans tout le pays au moment où d`autres méthodes plus bio peuvent nous aider à augmenter la production.
        Je souhaterais que l`agriculture soit mécanisée dans tout le pays: la contrainte de terrains accidentés n`est plus valable au 21 ème siècle; il ya moyen d`utiliser les tracteurs à chaines (capables d`escalader les montagnes) au lieu des tracteurs à pneus.
        Il nous faut une loi protegeant les terres fertiles comme dans d`autres pays démocratiques; il nous faut aussi un développement urbain planifié, axé sur la réhabilitation des zones deja occupées et l`augmentation du coefficient d`occupation du sol par les constructions en hauteur.
        Voilà quelques idées pour completer ou enrichir les propositions déjà émises.
        Que Dieu vous bénisse!

        MNF

    • @ Abi
      En 5 points t’as bien résumé ce dont le Burundi a besoin pour sortir du gouffre …
      Marre de tout ce cirque. Notre paradis a un potentiel immense !
      Ex : SN Brussels Airlines qui y vient plusieurs fois par semaine et en vol direct ! … pour un petit pays comme le notre. c’est-à-dire quu’il a quelque chose ce pays.
      Pray 4 Burundi.

  4. Mutima

    @Nzobandora… « Izina ni ryo muntu »?…

    Est-ce que j’ai dit quelque part que je suis au CNDD-FDD, ou membre de la CENI?… J’ai donnê une prédiction… Qu’elle se realise, tant pis pour l’opposition, et tant mieux pour le CNDD-FDD; qu’elle ne se réalise pas, tant mieux pour l’opposition, et tant pis pour le CNDD-FDD.

    Si le Gouvernement n’a pas participé au lancement des activités de cette MENUB, il a ses raisons, tout comme la CENI d’ailleurs. Que vous soyez d’accord avec eux ou pas ne change rien…

    Mais si vous devriez rester alerte, je vous dirais de plutôt vous rappeler que la plupart des missions de l’ONU se sont souvent soldé par des catastrophes. Le Rwanda de 1994, la Côte d’Îvoire tout récemment, sont des exemples éloquants. Ces événements rappellent qu’on marche toujours sur des oeufs avec les engagements qu’on prend avec ces organisations. Rester vigilent s’impose et ne se négocie pas!

    Leurs missions officielles ne sont pas pour autant mauvaises. Mais, quelque part dans la chaîne de décision, il se trouve une personne-clé qui, à titre individuel ou pour son pays (espérons pas!), joue dans les coulisses pour avancer «ses pions»!… en faveur d’une personne rt/ou d’une partie plutôt que d’une autre! L’erreur dans ce genre de situation serait de croire que c’est parti d’en bas pour arriver en haut!… C’est tout le contraire à mon avis…

    L’en bas n’est là que pour garantir l’exécution et les résultats!… Que ceux qui ont à comprendre comprennent!… Quelqu’un a parlé d’un Cheval de Troie… Moi aussi j’en avais parlé!…

    Cela ne doit être en aucun cas toléré, et il en va de la vie et de la sécurité de la population, et de la souveraineté du pays!…

    Il faut exiger que ce jeu avec la vie de nos citoyens cesse. Mais rester toujours alerte!… Parce que la promesse de ce qu’on fera est toujours différent de ce qu’on fera!

    Ma prédiction tient toujours, peu importe votre accord ou désaccord!

    • Mw’ijambo rimwe uti hako MENUB idufasha tworekera akazi CENI akaba ari CENI yonyene ibikora??
      Tu m’amuses trop mon ami!!!

      • Mutima

        @Nzobandora
        – J’avais prédit que l’opposition allait perdre en 2010, c’est ce qui est arrivé;
        – J’avais prédit que l’Uprona allait se retirer des institutions quand Busikoza a commencé a faire des siennes après le vote de la loi sur la CNTB, c’est ce qui est arrivé;
        – J’avais prédit que l’opposition veut perturber les élections, regarde ce qui vient ou est en train de se passer… Et ce n’est pas fini;
        – Enfin, lis par toi-même mes commentaires ce qui suit, et peut-être que… :
        http://www.iwacu-burundi.org/cooperation-burundi-usa-remise-officielle-des-panneaux-de-sensibilisation-sur-les-echeances-electorales/

        Bonne lecture!!!

    • KABADUGARITSE

      Vous avez totalement raison cher Mutima.

      Une petite analyse du passé récent sur notre continent devrait pourtant éclairer les esprits les plus sceptiques. Souvenez-vous de la mission de protection de la population de Benghazi à l’Est de la Libye. Au départ de couverture essentiellement aérienne, elle s’est finalement étendue au sol, et nombreux sont ceux qui ne le savent pas, pour abattre le Président libyen et les siens. Et quel sort est réservé à ce pays naguère prospère jusqu’à dépasser, dans certains secteurs, nombreuses nations occidentales!!!

      Qui s’y frotte s’y pique. Et gars aux responsables (les vrais) politiques du Burundi.-

  5. KABADUGARITSE

    Rien que des rêves!

    Quand j’entends les analyses des « déplacés » dans un camp pas loin de chez moi et dans les bistrots d’Urwagwa sans oublier le jour de marché ou encore lors des rencontres dominicales, je me demande de quel mandat disposeraient les patrons de l’ADC-Ikibiri pour amener leur base à élire un candidat de l’Uprona ou encore ce dont disposerait Sieur Nditije pour amener les quelques Upronistes qui restent derrière lui à élire un Rwasa du FNL ou encore un Minani du Nyakuri.

    Nul n’ignore en effet la radicalisation des deux camps. Car disons-le, s’il en était autrement, ces déplacés auraient déjà regagné leurs villages ou encore, des campagnes et/ou rencontres communes seraient déjà organisées afin de préparer les deux bases à adhérer aux idéaux de leurs dirigeants respectifs. Pourtant, rien n’est encore fait, du moins à la lumière du jour. Parlons aussi des milliers de hutu frodébustes qui ont longtemps croupi dans les geôles du pays pour avoir suivi « les conseils » de « Guhagarara bwuma » de Minani sur radio Kigali. Observons qu’un grand nombre d’entre-eux n’en est pas sorti vivant. Pourront-ils donner des voix à un Nditije symbole de l’Uprona qui a longtemps malmené le pays avant de mener la danse macabre avec ses pelotons de « sans-échecs » pendant toute la crise d’à partir du 21 octobre 93?

    Oui, nous burundais sommes naïfs et de mémoire courte. Nous voterons calmement pour Minani/Rwasa et l’ADC; nous vôterons pour Nditije et l’Uprona.

    Et si je reviens sur la naïveté de certains de nos dirigeants de partis politiques, je conseillerais à Monsieur Rwasa de se retirer de ce groupe qui veut encore profiter de son action après l’avoir semé en cours de route en 2010. Il devrait plutôt penser à organiser une structure susceptible de lui permettre de mener légalement son action et remettre à la réalisation de ses rêves en 2020. La raison est simple: « Imbwa yarihuse ivyara ibihumye! » Il reste le plus fort du groupe et au lieu d’accumuler des erreurs mortelles, un repli tactique lui serait profitable. Ce serait le temps de se créer de vrais alliances même en dehors des structures dirigeantes et pourquoi pas se choisir de vrais amis. Il deviendrait encore plus fort qu’il ne l’est actuellement.-

  6. mami

    Sinduhije we yaramaze kutwereka aho ahagaze. Numvise ngo ku ma listes y’abashingamateka hazojako aba MSD bonyene. Batanguye ama divisions butaranaca, akari imbere karahinda!

  7. Mutima

    […]En effet, constate-t-il, autant le leadership se complaît dans la guéguerre des chefs, autant les militants à la base ont soif de changement[…]

    Vous voulez dire que les militaants à la base de vos partis respectifs ont soif de changement?!… Il y a une très grande nuance! Les militants à la base du CNDD-FDD, même s’il se peut qu’il y ait parmi eux qui souhaitent un changement, n’iraient pas jusqu’à dire qu’ils ont soif que leur parti perde les élections.

    Personnellement, je prédis « une débandade » déconcertante de l’opposition (tous partis confondus) aux élections de 2015. Je l’avais prédit en 2010 et c’est arrivé. Attendez-vous à pire!… Mais j’espère que cette fois-ci qu’ils accepteront les résultats, comme des grands…

    • On verra bien!

      • Cette soi-disante serenité si elle était réelle mwari kwakirana urweze aba MENUB baje kubaterera no kubafasha amatora hako mushavuzwa n’uko batabibahebeye mwenyene.Tube turaretse CENI yerekanye aho ihagaze.
        Sacrés voleurs des élections hahaha…………..

    • KABADUGARITSE

      … Et qu’ils iront jusqu’au bout pour connaître la défaite bien méritée.-

      • kabugu

        M. Kabadugarutse.. Je ne peux pas passer sans commentaire. Tu as de bons conseils à donner à Rwasa, mais tu oublies que au fond de toi’ ce n’est pas par amour que tu le fais. Quand tu accuse les autres des sans échec ou hagarara bwuma, tu blanchis les imbonerakure ou les anciens assaillants fdd qui n’ont pas eu honte d’attaquer et massacrer les réfugiers, qui ont tué beaucoup d’hommes de Dieu dont Ruhuna, les étrangers, etc. Et pourtant ils sont des donneurs de leçons aujourd’hui. Qui est saint

    • Joe Jorris

      Quand on était a l’école primaire, l’enseignante nous demandait de la suivre sans penser. A l’école secondaire, le professeur nous demandait de penser et exprimer nos pensées. Apres le secondaire, on enseigne, en général, d’utiliser ses pensées, et celles des autres, pour la gestion saine de nous-mêmes, de notre environnement immédiat et/ou lointain.
      Nous les Burundais, excusez-moi, sommes encore treeeeeeeees loin de cette simple réalité de faits. L’école qu’on a fréquentée ne nous a pas appris, qu’on peut faire mieux ailleurs qu’en politique. C’est comme si on pensait que, seule la politique est la seule porte de salut.
      J’ai vu des mécanos, des commerçants, des agriculteurs aussi heureux que nous, pauvres intellectuels, qui passons notre temps a guetter la moindre occasion pour quémander ne fusse qu’un regard de nos chers hommes et femmes forts de la république.
      Aujourd’hui, l’opposition se bat pour chasser le parti cndd-fdd au pouvoir. La politique étant ce qu’elle a toujours été, même si elle réussissait, cela ne constituera qu’un changement de décors . On fait du bruit, du tapage et des cris pour que ces « gens » partent mais, on verra qu’une fois sur ce « sweet seat » les nouveaux venus ne penseront d’abord qu’a s’y maintenir, sans plus.
      Mon point ici est que; il est temps que les mentalités changent. Tout le monde ne doit pas faire de la politique. Inventons-nous d’autres moyens de survie et rendons-nous indispensables autrement. Apprenons a regarder ailleurs, le jour ou les politiciens verront qu’on a pas nécessairement besoin d’eux, ils vont changer aussi dans leur façon de faire pour enfin mieux gérer le patrimoine public et » servir ».

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