Religion

Un hommage ému à Olga, Lucia et Bernadette

11-09-2014

Mercredi 10 septembre a eu lieu la messe de réquiem des trois sœurs italiennes tuées dans la nuit de dimanche dernier. L’église catholique recommande la poursuite des enquêtes.

Mercredi, 10 septembre 2014 - Larmes aux yeux, elles sont venues rendre hommage à leurs consœurs © A.K/Iwacu

Mercredi, 10 septembre 2014 : larmes aux yeux, elles sont venues rendre hommage à leurs consœurs © A.K/Iwacu

Des prêtres, des sœurs, et une foule des chrétiens étaient venus rendre un dernier hommage aux disparues. Tenant ses joues marquées par les années, une veille maman est dépassée par ce qui est arrivé aux sœurs qu’elle surnomme tendrement « Abavyeyi bacu » (Nos parents). Et montre le pagne qu’elle porte : « C’est un cadeau d’Olga », hoquète-t-elle, les yeux en larmes.
Tout autour, des pleurs, des cris de douleur, des soupirs alors que, là-devant, l’exhortation se fait plus forte : « Continuez les enquêtes pour que la vérité éclate sur ces assassinats », appelle Mgr Gervais Banshimiyubusa, évêque de Ngozi et président de la Conférence épiscopale des évêques. « Seule la vérité pourra nous amener à une paix durable. Ces crimes devraient inquiéter tout le monde », mentionne-t-il. Il signale que celui qui n’est pas inquiet par cette situation n’est pas normal : « Il faut prier pour lui. »

« Que le Seigneur touche son cœur ! »

Dans son homélie, l’archevêque de Bujumbura, Mgr Evariste Ngoyagoye, soulignera que l’église catholique ne met pas en avant les sanctions : « Nous ne demandons pas la mort du criminel, mais qu’il soit converti et que le Seigneur touche son cœur ». Pour ce qui est de la question foncière évoquée par le bourreau présumé, Mgr Evariste Ngoyagoye affirme que l’église catholique dispose tous les documents de la propriété occupée par cette paroisse.
Pour Albert Mbonerane, un fidèle du Mont Sion, « les missionnaires ne devraient pas plier bagages. C’est dans ces moments de souffrance et de difficultés que les Burundais ont besoin de soutien contre le mal », martèle-t-il.
Un appel repris du côté gouvernemental, avec la présence fort symbolique de Prosper Bazombanza, premier vice-président de la République : « Restez au côté de la population », demande-t-il aux Xavériens, en promettant que les coupables seront sérieusement punis.

C’est l’horreur

« Pourquoi ces missionnaires ont-elles été tuées de cette manière horrible ? Aucune réponse ne me vient à l’esprit. Seule la foi rassure le cœur », avait écrit le Père Luigi Menegazzo, Supérieur Général des Missionnaires Xavériens, dans un message lu lors de la cérémonie. Pour lui, leur assassinat est un événement « terrible, inexplicable et atroce. » Il mentionne que la douleur que ce meurtre a causée n’est pas facile à assumer. Le Père se demande pourquoi face à l’amour, « on répond par autant de violence », un acte inhumain.
Néanmoins, Père Luigi Menegazzo encourage les âmes charitables : « L’amour ne meurt jamais, l’amour est éternel ».

Il faut noter qu’après la messe et la bénédiction des corps, les dépouilles des trois sœurs ont été transportées vers Bukavu en RDC, où elles sont inhumés ce jeudi.

  7   Vos commentaires
  1. Mutabazi

    Il faut demander à la population si l’assassin de ces 3 bonnes soeurs avait de la famille ou parenté au Burundi ou en RDC pour qu’ils nous disent réellement comment ils le connaissaient ou le percevaient, ça peut aider à mieux comprendre le geste odieux qu’il a commis.

  2. Jean Pierre

    C’est bien dommage ce qui s’est passé. Mais si on analyse comment les choses se sont passé, ce malade mental ne serait pas l’auteur de ce crime. Selon les reportages fait par la RPA, les gens de Kamenge qui connaissent cet homme affirme que cèst un malade mental. Or, si j’ai bien compris, son frère jumeau souffre de la même maladie. Selon ce que les gens disaient, on comprend que ceux qui les connaissent depuis 10 ans ont été très étonnés d’entendre qu’un malade soit l’auteur de ce crime. Ils ont affirmé que ce garçon parle peu et que quand il parvient ♪ parler, personne ne comprend ce qu’il dit. Alors, comment a-t-il pu dire qu’il a assassiné ses sœurs pour des raisons foncières? Une autre chose troublante, comment un malade mental qui se vautre dans la boue et qui mange la poubelle a-t-il eu l’intelligence de retourner sur les lieux du crime pour tuer la troisième sueur? Encore plus troublant, les veilleurs affirmaient avoir vu un fou se sauver torse nu avant que ce malade ne soit appréhendé. Comment ont ils su que quelqu’un qui courait était un fou? Pire, ces veilleurs n’ont pas alerté l’entourage pour les aider à rattraper l’assassin. Ici il y a un hic! On annonce qu’un détraqué mental a tué les sœurs et on l’appréhende la même nuit. Il y a beaucoup de zones d’ombres. Une chose est sûr et certaine, le commanditaire de ces crimes vas savourer bientôt l’amertume de son acte sans tarder. Sa vie va basculer dans l’horeur et il le regrettera fort. Ce crime ne passera pas inaperçu devant les yeux de Dieu. Et ce n’est pas un fou qui a fait ça.

  3. gihugo

    Personne ne comprend l’objectif visé par les assassins de ces sœurs. Si c’était une question foncière, ce ne sont pas les vieilles sœurs qui sont venus lorsque la paroisse était déjà construite sur cette parcelle. Par ailleurs, le « génie » qui a caractérisé l’exécution du crime n’est pas l’apanage des fous. Ce sont des spécialistes du crime qui ont exécuté ces sœurs. Mais pour quelles raisons, impossibles de répondre, je crois que mêmes les enquêteurs ne parviendront pas à répondre!
    Ce n’est pas la première fois que l’inexplicable frappe l’église catholique au Burundi, des uns évoquent des raisons fétichistes, il faut chercher aussi de ce coté!
    Il y a des gens qui usent de tous les moyens, même sataniques pour se pérenniser au pouvoir.
    Nous souhaitons que tout le monde (la presse: Iwacu, RPA, Isanganiro, Bonesha, la société civile même si le vieux spécialiste en la matière est malade et en prison, une ressource de moins pour les enquêtes fiables et indépendantes ) aide à trouver la vérité à coté de la police!

    • Rupande

      Mes condoleances a l,église catholique,a la congregation xaverienne et a la famille des disparue,c,est vraiment regrettable que des innocents puissent disparaitre,par ailleurs après avoir appris que le presume auteur de l,assassinat des ses trois soeurs était un malade mental,la faute incombe au gouvernement,parceque que c,est ne pas normal qu,un malade mental puisse continuer a vire avec lles gens normaux,les malades mentaux doivent vivre dans un centre psychiatrique et doivent être encadres,tel était le cas avant,les malades mentaux du type de Butoyi on partait les rendre visite a l,hôpital prince regent charles,si il y’a pas encadrement de ses malades mentaux attendons nous a d,autres degats causes par les malades mentaux non encadres.

      • Stan Siyomana

        @Rupande: « …les malades mentaux DU TYPE DE BUTOYI »
        Y aurait-il (deja?) des preuves que c’est un malade mental?
        Les gens qui commettent les crimes les plus crapuleux ne sont pas necessairement des malades mentaux.
        Merci.

      • IRAKOZE ODILON

        Et les crimes antérieurs qu’à connus l’église du Burundi, tu les met aussi au service des malades mentaux?

    • Fétichisme??? Possible, 3 têtes blanches pour 3e mandats!!! N’y aurait-il pas des marabouts ouest-africains qui auraient séjourné à Bujumbura ces derniers jours? C’est une piste à explorer.

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