Sécurité

Un cadavre retrouvé ce matin dans un caniveau à Nyakabiga

Nyakabiga érige des barricades

Nyakabiga érige des barricades

Après les tirs qui ont retenti dans la nuit du 20 juillet au quartier Nyakabiga, un corps a été retrouvé entre la 4è et 5è avenue à Nyakabiga III, tout près du dispensaire SOS. Des sources sur place disent qu’il s’agirait du vice-président du Msd à Gitega, habitant le quartier Ngagara. Ceux qui ont trouvé le cadavre affirment qu’il aurait été déposé là-bas par un véhicule de marque Hilux vers 2h du matin après avoir été torturé puis assassiné ailleurs. Ce jeune s’appellerait Déo Nshimirimana et serait natif de Gitega.

Nyakabiga érige des barricades

Depuis ce matin, les rues de Nyakabiga étaient barricadées pendant que des jeunes manifestaient et brûlaient des pneus. La police est vite intervenue. Actuellement, les deux camps s’observent en chiens de faïence.

  • Ce jeune s’appellerait Eddy et serait natif de Gitega.
  • Face à face entre manifestants et policiers
  • Nyakabiga érige des barricades
  8   Vos commentaires
  1. RUGAMBA RUTAGANZWA

    Ce n’est pas par la violence, les assassinats d’opposants, les tortures, les mensonges et les tricheries de toutes sortes qu’on arrivera à régler des problèmes aussi profonds que ceux que traverse notre pays depuis le 26 Avril 2015. Ceux qui conseillent à Mr NKURUNZIZA d’user de la violence y compris les massacres d’opposants et autres adversaires politiques, l’induisent gravement en erreur et se trompent de A à Z. Mais rappelez-vous du génocide des Tutsis du Rwanda en 1994 avec près de 1 million de gens massacrés mais la communauté Tutsi du Rwanda est toujours là, plus forte que jamais. Rappelez-vous du génocide des juifs pendant la deuxième guerre mondiale. Plus de 6 millions de tués, mais les juifs sont toujours là plus influents et plus forts que jamais. Rappelez-vous des massacres de centaines d’opposants du FNL, traqués jusque dans leur dernier retranchement après les élections de 2010. Le pouvoir croyait les terroriser, les décourager mais le FNL est toujours là et il reste même la bête noire et la hantise politique de Mr NKURUNZIZA qui fait tout pour ne pas le rencontrer sur son chemin électoral où il préfère aller en solo… !
    Ceux qui tuent les opposants et autres adversaires politiques du CNDD-FDD et demandent à NKURUNZIZA de les couvrir en lui expliquant qu’ils sont entrain de le protéger et de protéger son pouvoir se trompent profondément. Ils devraient se rappeler de la phrase célèbre de Feu Melchior NDADAYE. Bazokwica NDADAYE ntibazokwica ba NDADAYE. Il ne croyait pas si bien dire feu NDADAYE Melchior, parti trop tôt.
    Une chose est sûre, ces massacres, ces assassinats, ces tirs à balles réelles sur des manifestants sans aucune défense et non armés, ne resteront pas impunis. Tôt ou tard la justice frappera fort et très fort même ceux qui commettent ces forfaits inqualifiables. Le procès de l’ancien Président tchadien Hussein Habré, presque 40 ans après son départ du pouvoir devrait inspirer ceux qui sont entrain de violer massivement les droits de l’homme au Burundi, Mr NKURUNZIA en tête.

  2. Ruzi rwa Mubarazi

    « Amatora azoba meza caaaaaane!!!! »
    Oh mon pays!
    Oh mon quartier!!! Nyakaronzoooooooooo!

    • Okoca

      @Ruzi rwa mubarazi

      « Amatora azoba meza cane »: Ewe Ruzi rwa mubarazi, uriko urakindaga umuryango wa buze! Ntugire ikibazo, Imana ihora ihoze! Wait and see, nuko barica mwene wanyu urwagashinyaguro.

  3. Chaise Vide Tete Vide

    Est ce qu’on peut dire qu’on a encore le commandant supreme des forces armées?

    • Verite Guess

      Non, on en a plus. Par contre, on a bien un escadron de la mort

  4. Chaise Vide Tete Vide

    Est ce qu’on peut dire qu’on a encore la police?

    • Amédé

      Oui et non. Oui Nkurunziza a la police, non le Burundi n’a plus de police.

      • Muhuta

        Notre Mère-Patrie va mal. Les politiques sont en train de brûler le pays et on peut croire, sans grand risque de se tromper, que le pire est à venir. La fracture du tissu social burundais est déjà visible mais certains préfèrent se lancer, tête baissée, vers la mangeoire ou plutôt les restes de la « table des hommes » tout en accusant les autres de jouer la carte ethnique. L’économie est exangue. L’aide de la communauté internationale va se rétrécir encore plus, comme peau de chagrin. Mais, rien de tout ça ne compte aux yeux des Bagumyabondo. Même mon parti se déchire et il est curieux de voir que certains bonzes de Bujumbura croient encore qu’ils peuvent cacher le soleil avec leur petit doigt. Je suis déçu et inquiet. On ne peut pas voter, travailler, étudier…au rythme des coups de feu. Ressaisissez-vous chers compatriotes!

Publicité