Éducation

Trois mois après l’inondation, l’E.P Kamenge II n’a pas encore été réhabilitée

15-05-2014

Depuis la nuit des inondations du nord de Bujumbura (9-10 février dernier), les traces de cette catastrophe restent intactes à cette école. La direction demande une aide consistante pour réhabiliter les locaux.

Trois mois après,  la boue est toujours là, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des classes  ©Iwacu

Trois mois après, la boue est toujours là, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des classes ©Iwacu

Le bureau de la direction a été détruit complètement, tous les manuels scolaires, les bancs et pupitres, les chaises, les tables ont été emportés par l’eau, toutes les latrines sont bouchées. Les écoliers, de la 1ère à la 6ème année, ont été transférés dans d’autres établissements : lycée municipal de Ngagara, lycée municipal de Kamenge, Ecole fondamentale Kamenge II, E.P Mirango en attendant la réhabilitation. Chaque jour, deux personnes tentent, sans trop de succès, à enlever la boue entassée à l’intérieur des classes. Dehors, la fange dépasse les 30 cm. Cette nuit-là, raconte M. Seseka, l’eau avait dépassé un mètre de hauteur. Tout le monde dormait chez lui et personne n’était capable de faire quoi que ce soit.

Dominique Seseka, le directeur de l’école, regrette la baisse des résultats scolaires. « Certains écoliers sèchent les cours et le trajet pour se rendre à l’école, est devenu long pour eux. » Il remercie la direction provinciale qui leur a donné de nouveaux manuels scolaires qui restaient dans son stock, la municipalité de Bujumbura qui leur a prêté des camions pour dégager la boue, un parlementaire élu en mairie de Bujumbura pour l’octroi des kits scolaires (des cahiers et des crayons).

Toutefois, le directeur de l’école précise que les besoins sont encore nombreux et lance un appel à tout bienfaiteur et, surtout, au ministère de tutelle. « Nous sommes impatiens de voir le retour de nos écoliers. » La représentante du comité des parents, Eugénie Ndikubwayo, se plaint qu’ils sont fatigués. « Chaque parent a déjà donné 1000 Fbu comme contribution pour payer les travailleurs mais, les travaux avancent très lentement. » Iwacu n’a pas pu joindre le directeur provincial en mairie de Bujumbura pris dans une réunion.

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