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Économie

Tous à la BRB !

Tous les comptes en devises des entités et projets de l’Etat ainsi que ceux des organisations non gouvernementales ouverts dans les banques commerciales doivent être fermés au plus tard le 31 mars 2016.

Les représentants des ONG lors de cette séance d’information

Les représentants des ONG lors de cette séance d’information


Dorénavant, seule la BRB est autorisée à abriter ces comptes.
«Pourquoi cette mesure maintenant alors que nous travaillons depuis une dizaine d’années avec les banques commerciales?», demande un représentant d’une agence des Nations Unies. Une interrogation restée sans réponse.

«La question devrait être adressée au ministère des Finances.», se contente de répondre Jean Ciza, gouverneur de la Banque de la République du Burundi (BRB). Cet échange se déroule lors d’une séance d’information sur une nouvelle disposition exprimée dans la loi des finances 2016. Une séance organisée, ce mardi 23 février, par le ministère des Relations Extérieures en l’encontre des agences des Nations Unies et des organisations internationales.

La loi des finances 2016 en son article 14 stipule que «…tous les comptes en devises des entités et projets de l’Etat, et ceux des organisations non gouvernementales recevant des appuis extérieurs doivent être ouverts à la Banque de la République du Burundi, qui, sur demande des bénéficiaires mettra à leurs dispositions la contre-partie en BIF dans leurs comptes ouverts dans les livres de la Banque de la République du Burundi ou des banques commerciales… »

Le gouverneur de la BRB souligne que les banques commerciales ont déjà reçu des instructions pour fermer ces comptes en devises le 31 mars. «Ces organisations peuvent garder leurs comptes en BIF dans les banques commerciales», nuance-t-il. D’après Jean Ciza, cette mesure concerne les ONG, les associations sans but lucratif qui bénéficient des aides extérieures ainsi que les organisations internationales œuvrant dans le cadre bilatéral et multilatéral. «Les ambassades et les représentations diplomatiques ne sont pas concernées par cette mesure.»

Une mesure qui suscite des inquiétudes

Les participants à cette séance ont exprimé des inquiétudes concernant notamment les perturbations qu’engendrerait cette nouvelle mesure sur le fonctionnement de leurs organisations et le délai limite qui leur semble très court. «Il est pratiquement impossible d’ouvrir de nouveaux comptes dans cet intervalle», assurent certains participants. «Le deadline est le 31 mars. La BRB ne peut pas déloger à une loi. Il faut commencer les démarches pour éviter les désagréments», rétorque Jean Ciza. Il fait savoir que la BRB va se préparer en conséquence, avec de nouveaux services, ’ « afin de faire face à cette nouvelle clientèle’».

Malgré ces inquiétudes, le gouverneur de la BRB rassure : «La BRB aura un œil là-dessus mais les comptes restent la propriété de ces institutions gestionnaires de ces comptes.»

  9   Vos commentaires
  1. Jamahaar

    Ca c’est du banditisme/highway robbery d’Etat.Le Gouvernement met la main basse sur les comptes en devises des individus et des ONG pour controller les flux financiers des entrees et des sorties d’argent.Evidement les caisses du Gouvernement de la République du Gondwana sont vides parce qu’il n’y a pas de production pour creer des richesses, donc les impots ne rentrent plus et les aides exterieures ont tarri a cause de la dictature du 3eme mandat et de la guerre que se livrent les forces de l’ordre et l’opposition armee, malgre les « 99.9% de paix que vit la majorite silencieuse! » L’argent n’aime pas le bruit des armes comme il n’aime pas les incertitudes.Ce que le Gouvernement du Burundi est entrain de faire, c’est etouffer le secteur prive et sapper la confiance aux investeurs et des epargnants.En d’autres termes ils sont occupes a tuer la poule aux oeufs d’or au lieu de creer un climat propice aux affaires ou l’access aux devises etrangeres est facile aupres des guichets de toutes les banques privees, a la poste et les bureaux de change.

  2. Jereve

    C’est de la dictature financière de l’état: il confisque la gestion de ces comptes aux banques commerciales alors qu’il n’est démontré nul part que ces banques ont failli à leur mission. Ainsi donc, à la dictature politique s’ajoute la dictature financière.

  3. Mutima

    « «La question devrait être adressée au ministère des Finances», s’est contenté de répondre Jean Ciza, gouverneur de la BRB ».
    En d’autres termes, ntimumbaze, s’ils dilapident votre argent, ne me demandez rien, je vous dit tout de suite qui est/ser le responsable.

  4. «Pourquoi cette mesure maintenant alors que nous travaillons depuis une dizaine d’années avec les banques commerciales? » Ahhhhhh! Maintenant parce que le pays n’avait jamais été aussi dans le besoin. Vous aussi! Pourquoi maintenant nous demandons que l’Union Européenne nous paye frais de mission et tickets alors que le Burundi le faisait depuis la nuit des temps? C’est puisque, actuellement, nous ne pouvons le faire nous-même. Quand le pays est en difficulté, « Hejuru » peut vous demander de consentir un effort, y compris celui de financer, autant que faire se peut, un budget colossal voté par Pascal Nyabenda et ses députés. « «La question devrait être adressée au ministère des Finances», s’est contenté de répondre Jean Ciza, gouverneur de la BRB. » Le Ministre des Finances se contentera de répondre:  » «La question devrait être adressée à la Deuxième Vice-Présidence de la République», et le Deuxième Vice-Président de la République se contentera de répondre: «La question devrait être adressée à la Présidentce de la République» et le tour sera joué.

  5. Stan Siyomana

    Si je vivais a Cendajuru (= tres loin du siege de la BRB), et que je creais une petite ONG, et que je parvenais a avoir quelque financement de l’etranger, c’est possible qu’avant j’aurais pu ouvrir un compte en devises dans une branche d’une banque commerciale au chef- lieu de ma province.
    Je doute fort que la BRB ait des branches dans les provinces. Donc desormais je vais depenser beaucoup de sous pour me rendre a Bujumbura pour avoir acces a l’argent dans le compte de mon ONG.
    TIME IS MONEY/Mal utiliser son temps, c’est gaspiller de l’argent.
    A PENNY SAVED IS A PENNY EARNED/Quand vous parvenez a epargner un centime, vous avez bien gagne/merite ce centime (par Benjamin Franklin l’un des anciens presidents americains don’t l’image est sur certains billets bancaires du dollar americain).

  6. Stan Siyomana

    1. Si une banque commerciale peut me donner un certain interet annuel sur l’argent de mon ONG (que je ne vais utiliser que petit a petit au cours de l’annee ou du temps) et si la BRB n’est pas capable de m’offir un interet comparable, je vais encourir un manque a gagner.
    2. C’est une injustice de la part de la BRB, a moins qu’il y ait force majeure comme sauver l’economie nationale, effort de guerre (et le Gouvernement burundais/Gouverneur de la BRB ne devrait pas avoir peur d’informer les gens si reellement le pays est confronte a des problemes-UN HOMME AVERTI EN VAUT DEUX).
    3. Par exemple en Afrique du Sud (dans son discours a la nation?) le president Jacob Zuma a fait appel au secteur prive/homes d’affaires pour sauver l’economie du pays qui risque d’avoir une tres mauvaise note/junk status de la part des agences internationales de notation (les bons de tresor du Gouvernement d’Afrique du Sud n’attireraient plus les acheteurs/investisseurs).
    Paré i

  7. Mpebentwenge

    La réponse est simple:

    La république du Gondwana est a genoux.
    Il faut que toutes les devises soient rapatriées au BRB.
    Le propre des dictatures: On fait ce qu on veut et au moment ou on le veut.
    Point Final

    • Bakari

      @Mpebentwenge
      « La république du Gondwana est a genoux. »
      Peut-on être à genoux et faire ce que l’on veut et quand l’on veut? Ces genoux doivent être fameusement habiles!

      • Stan Siyomana

        @Bakari
        Partout au monde, il y a des gens qui se croient « fameusement habiles », comme vous dites.
        Mais ils peuvent finir par etre depasses par les evenements et cette mesure de la BRB en est l’exemple.
        Ni nko muri ca gikino ca Ninde umengo bavugamwo ko imisi y’umwizi ari sinzi ingahe.

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