Politique

Thierry Vircoulon : «Le discours de Bujumbura est un piège qui se referme sur lui»

Thierry Vircoulon
Thierry Vircoulon

Alors qu’un bras de fer oppose gouvernement burundais et les Nations Unies sur les conclusions du récent rapport des enquêteurs de l’ONU, le Consultant Senior pour l’Afrique Centrale à l’International Crisis Group parle d’un dialogue de sourds qui va perdurer et ne permet pas d’entrevoir de solution.

Selon lui, ce rapport et la réponse gouvernementale sont un nouvel exemple du dialogue de sourds qui s’est instauré depuis le début de la crise entre le gouvernement et la Communauté internationale.

Aux investigations des seconds, constate M. Vircoulon, le premier répond en contestant les conclusions, la méthodologie, les sources et surtout en mettant en avant sa propre lecture de la crise : le régime légitime car élu est attaqué par des éléments antidémocratiques. Et ces derniers sont soutenus par des puissances extérieures :
«C’est toujours la même rhétorique que le régime utilise comme réponse quand il est mis en cause à Genève, New York ou Addis-Abeba».

Pour cet expert de la région des Grands Lacs, ce dialogue de sourds va perdurer et ne permet pas d’entrevoir de solution. En revanche, prévient-il, son effet secondaire est d’isoler davantage le régime burundais sur la scène diplomatique, de démontrer sa fermeture et donc sa dangerosité aux autres membres de la Communauté internationale.

Alors qu’on approche du seuil de 300.000 réfugiés, conclut-il, il est en effet difficile de défendre la thèse selon laquelle cette crise est due à une minorité de mécontents : «Le discours du régime est un piège qui se referme sur lui».

Forum des lecteurs d'Iwacu

28 réactions
  1. Jovit

    Monsieur Buzikukira. Vos digressions philosophiques sont si intéressantes qu’elles ont pour effet de couvrir d’un voile opaque le véritable sujet dont nos postings servent de commentaires. A savoir la situation dramatique du Burundi telle que décrite dans le rapport de Thierry Vercoulon. Contrairement à ce que vous dites, le déni du fait que la crise burundaise serait terminée ne m’intéresse guère. Je vous souhaite qu’elle le soit, sans pour autant croire une seconde qu’elle le serait déjà. Je vous remercie pour cet échange.

  2. Talos

    Un genocide en 1972? Pkoi les gens de ton espece aiment etre etre victime de genocide? Qlq affrontement avec l’armee et la repression qui s’en suit , rien d’etonnant. Par contre, en 1993 il y a eu un vrai genocide au Burundi, des milliers des femmes,enfants et vieillard extermines par les chiens

  3. Buzikukira

    @Jovit
    Le deni de l’évidence… qui fait prolonger la crise. Je pourrais vous retourner le même argument que vous avancez, le deni de l’évidence… que la crise est finie, mais que vous tenez à jouer aux prolongations… parce que vous tenez à ce qu’elle se prolonge pour pouvoir arriver à vos fins : décapiter les institutions élues par le peuple, ou à défaut, vous y intégrer sans avoir été élus.

    Quant aux critères “parfaitement” objectif et universels dont vous parlez, je vais vous donner LE seul critère universel : L’ARGENT! Plus on en a, plus on est qualifié de plus riche; moins on en a, plus on est qualifié de pauvre.

    Pour ce qui est de l’objectivité, c’est à cela que j’oppose ma subjectivité. Selon les époques et les endroits, avant il y’avait les esclaves: plus on en avait, plus on était riche, les pierres précieuses, les animaux comme les chevaux et autres troupeaux, les terres, le nombre d’enfants, de femmes, de sujets, … et même à cette époque-ci, l’argent n’est pas tout … partout!

    Il y a des pauvres qui sont plus heureux que les riches, et même des riches qui sont beaucoup plus malheureux que le plus pauvre des paivres. Maid je vous concède que cela ne constitue pas un idéal à projeter d’atteindre pour qui que fe soit.

    Arrêtons le deni, mais ne tombons pas non plus dans le piège d’un optimisme immodéré… qu’on soit du côté du pouvoir et de l’opposition… ou neutre!

  4. Bwarikukiye

    Je ne penche vers aucun cas, mais je suis contre toute propagande qui vise à nous faire gober du n’importe quoi.

    L’Afrique reste pauvre parce que les pays riches sont devenus riches en premier et ils n’hésiteront pas à corrompre des africains avides de richesse ou aux folies de grandeur démésurées, pour garder cette même Afrique dans un chaos propice au pillage de ses ressources.

    Je ne sais pas si vous avez remarqué, plus le pays est développé, plus il exploite et transorme lui-même ses propres ressources naturelles et matières premières en produits finis et biens consommables.

    Allez faire un tour au Moyen-Orient, ou plus proche du Burundi, au Nigeria… et demandez-leur combien coûte un littre d’essence et comparez avec les autres pays.

    Par ailleurs à quoi mesurait-on la richesse dans notre Burundi traditionnel? À l’étendue des terres et le nombre de vaches, ainsi que, dans une moindre mesure (les mentalités évoluent) le nombre d’enfants.

    L’argent n’a pris (prix!) le dessus qu’après la colonisation, et tout tourne maintenant autour de l’argent et les possessions qu’il permet d’acquérir : les voitures, les habits de marques, les bijoux…

    Il n’y a aucun mal à ça, sauf qu’il ne faudrait pas que nous perdions notre partie d’humanité parce que nous voulons avoir plus d’argent que nous n’en avons, que l’autre a, qu’il y a à prendre, à partager ou à donner, à voler, …

  5. kabwa

    Monsieur Buzikukira,
    Cesses cette cécité. Tu ne peux pas dire qu’un pays est riche alors que la moitié de sa population croupit dans la misère qu’il vit une situation de malnutrition. C’est le cas de la RDC et surtout du Burundi.
    Sans doute que tu fais partie des gens qui partagent les ressources limitées du pays mais songes au moins à vos parentés et à votre électorat.
    La situation du Burundi est économiquement à genoux et vous chantez les réalisations de votre système. Si le Burundi a eu la malchance difficile à réparer c’est quand il a été placé sous la gestion du CNDD FDD. Tu penses tirer profit de ce système mais je te dis que ça ne va pas durer. Le système va s’autodétruire. As-tu réfléchi sur la raison pour laquelle ton président ne se rend plus à l’étranger même pour des rencontres avec ses collègues aux Nations Unies?
    Craint-il une rébellion que nous savons soit inexistante soit naissante?
    C’est un climat interne auquel il ne va pas résister éternellement.
    Tout le monde ne tolère pas que leurs frères meurent de faim et de tortures suivis d’exécution extrajudiciaire. Un jour, cet autre camp va triompher.

  6. Bob Mwami

    Cher Ntazizana, permets-moi de te dire qu’on ne peut pas s’amuser à comparer le génocide de 1972 avec les victimes de la crise actuelle. Juges-en toi même de par le bilan: à peu près 600 victimes sur 14 mois, soit d’avril 2015 à Juin 2016, 1,42 victimes par jour contre 300.000victimes sur 3 mois, soit de mai à juillet 1972, 3.333,33 victimes par jour. C’est sans autre commentaire.
    Et quand je m’étonne que l’ONU n’a pas encore eu vent de cette immense tragédie de 1972 au Burundi pour enquêter et qualifier ce crime et dont des experts révèlent un génocide en préparation alors qu’aucune intention n’est manifesté pour un génocide réel qui a déjà eu lieu, tu parviens toi à comprendre cette démarche. Pardon, c’est le monde à l’envers ceux qui croient que le rapport produit est politique pourraient avoir raison. On voit bien que ce n’est pas tellement le souci des droits de l’homme violés

  7. Jovit

    @Bazikukira. Pauvreté “subjective”? Ce concept aurait pu faire sourire, si le contexte n’etait pas déplorable. Comme chacun sait, c’est sur les mêmes critères parfaitement objectifs et universels que le classement faisant du Burundi le pays le plus pauvre de la planète s’est basé hélas. Libre à vous d’ergoter sur la tragédie vécue au quotidien par vos compatriotes pour justifier le pouvoir de ceux qui en sont responsables, le déni de l’évidence – à coup d’arguties aussi “habiles” fussent-elles – ne fera que prolonger la crise, pour une issue pour le moins aléatoire. Une crise qui fait l’objet de tant de consultations au niveau de tant d’instances regionales et internationales que sa négation apparaît complètement surréaliste.

  8. Muhima Mweru

    Mr. ou Mme Buzibukira, par fanatisme ou royalisme au CNDD FDD, vous avez votre lecture de la situation. Votre parti n’a rien rectifier, mais pure il a ramer le Burundi a ses vieux démons. Depuis l’avènement de ce dernier le déni de droit, la corruption et la criminalité sont devenuent coutume de l’Etat. Pour n’importe qui, le bilan du CNDD FDD est fortement négative dans n’importe quel domaine, la communauté internationale n’a rien à se reprocher. Nkurunziza est le seul responsable du malheur que le Burundi est entrain de subir!! Mais il est champion dans la recherche des bouc émissaires.

  9. Buzikukira

    @Jovit
    Je conviens que le pays est pauvre mais tout cela est subjectif. Quand vous dites pauvre, j’espère que vous vous limitez seulement à l’argent. Et même côté argent, partout au monde on retrouvera beaucoup de gens qui sont pauvres, même si leurs pays sont riches.

    Mais là n’est pas le débat. Jetez un coup d’oeil au Congo voisin. Pourrions-nous nous mettre d’accord si je disais que le Congo est l’un des pays les plus riches du monde?… Non pas en argent, mais en ressources naturelles et minières. Pourtant, il est aussi classé parmi les pays les plus pauvres au monde.

    Et pourquoi pensez-vous que les pays que vous appelez les “plus” riches font en sorte que notre région reste dans le chaos? Parce qu’ils ne veulent que nous nous organisions pour nous développer, ce qui les forcerait à acheter leurs matières premières à des prix équitables, au lieu de les avoir à bon marché parce que pillés dans la turbulance.

    Si nous voulons nous développer, mettons-nous ensemble et travaillons-y en conséquence. Ngo uwusenya urwiwe bamutiza umuhoro.

  10. Jovit

    @Buzikukira. OK. Il n’y a pas que les réfugiés hélas. Cette espèce d’autisme qui vous fait croire qu’il vous suffira de peindre en rose la tragédie en cours dans le pays classé le plus pauvre au monde pour que la réalité aussi vire au rose bonbon, cette espèce d’autisme, disais-je, est en lui-même un problème.

  11. Ntazizana

    Mr Mwami, Le Burundi n’est pas en 72 maintenant, pourtant des gens sont arrêtés par des forces de l’ordre: certains sont retrouvés morts, d’autres ne sont pas retrouvés, d’autres sont torturés, violés. A ton avis tu veux que cela s’arrête ou pas? Veux-tu que les auteurs répondent de leurs actes ignobles ou pas?

  12. Ntazizana

    Mr Mwami, Le Burundi n’est pas en 72 maintenant, pourtant des gens sont arrêtés par des forces de l’ordre: certains sont retrouvés morts, d’autres ne sont pas retrouvés, d’autres sont torturés, violés. A ton avis tu veux que cela s’arrête ou pas? Veux-tu que les auteurs répondent de leurs actes ignobles ou pas?

  13. Ayuhu Jean Pierre

    “Pour cet expert de la région des Grands Lacs”…..
    Ce mot expert me fait toujours rigoler. En 1993 pour ceux qui étaient déjà nés, un autre expert dont je ne cite pas le nom, a qualifié de décompte ethnique les résultats des élections de juin 1993….slogan qui a été repris par Buyoya pour commenter sa défaite. Avec l’assassinat de Ndadaye, le même expert a qualifié les massacres de “nazisme tropical”..comprendre qui veut comprendre de qui il s’agissait !
    Quelques années plus tard, alors qu’une certaine partie de la population, la mal aimée de l’époque était “stockée” dans des camps, sans assistance au moment où des élus de 1993 se terraient quelques parts ou alors choisissaient l’exil pour survivre “physiquement”, les mêmes Nations Unies ont dépeché des enquêteurs..pour conclure que le Frodebu a commis un génocide ( ndrl Léonce me fait marrer quand je l’entend s’emprendre au pouvoir que plusieurs qualifient à tord de Hutu)….
    Alors que le monde affichait son hostilité contre “les tribalo terroristes et génocodaires ( comme quoi cela ne date pas d’aujourd’hui) du CNDD puis du CNDD-FDD, la raison a triomphé.
    Mais voilà, les mêmes Nations unies envoient de nouveaux “les experts” au Burundi pour accuser qui?

    Sans commentaires

  14. congo

    Bob ,vous dites le ONU s est fait prie’: par qui? Personne. Plus de 12 ans de règne des hutu sur le Burundi, personne n’a jamais rien demandé en rapport avec 1972. Si vous avez des écrits alors sortez les. C’est un gouvernement qui doit demander que les NU qualifient les tueries de génocide ou pas. Pourquoi ne le font ils pas?

  15. Maya

    @Jovit,
    Surement que tu n’est pas aricain. Si tu l’étais, tu aurais compris ce que je voulait dire. Je ne veux pas dire que les 300,000 ne valent rient. Si tu veux ma mère et mes deux petits frères sont parmi ceux réfugiés dont on parle mais je dois affirmer qu’ils n’ont pas fui dans les mêmes conditions que les années précédentes. La plupart de ceux qui ont fui l’ont fait à cause des rumeurs. Chez nous dans notre province, il n’y a jamais eu de conflit ni incident lieu à ce fameux 3ème mandat mais suite à des rumeurs, certaines personnes y compris certains membres de ma famille ont eu peur et ont fui vers les pays voisins. Par ailleurs, je dois vous dire qu’ils sont déjà revenus ici plus d’une fois. Ils n’attendent que le HCR organise leur rapatriement mais ce dernier semble ne pas prêt pour le faire!

  16. Buzikukira

    @Jovit
    Sur ces 300 000 réfugiés, vous pouvez déjà enlever 90 000 qui sont déjà retournés volontairement au Burundi. Il nous reste 210 000. Mais le HCR ne publiera jamais ce chiffre. Non pas qu’ils ne le veulent tout simplement pas ou qu’ils ne les voient pas rentrer chez eux, mais simplement parce qu’ils verraient leur budget diminuer et les sources des dons tarir.

    L’une des raisons pour lesquelles on continue à diaboliser le Burundi, c’est purement pour maintenir cette peur parmi ces réfugiés et d’autres personnes qui seraient tentées de fuir. Avouez vous aussi que vous ne retourneriez pas ou ne resteriez pas dans un pays où il se prépare un génocide!?

    De plus, les pays qui accueillent ces réfugiés reçoivent de l’aide internationale dans leur budget, pour la gestion de “la situation” et la rémunération du personnel assigné à cela.

    Par ailleurs, n’oublions pas qu’il y a une importante proportion (sinon une majorité) de ces réfugiés, qui y voient une belle occasion d’être sélectionnés pour immigrer vers les pays occidentaux. Pour ces derniers, nous comprenons et pardonnons. Pour tous les autres victimes, nous aimerions qu’on les libèrent de cette psychose qu’est la peur, dans laquelle on veut continuellement les enfermer.

    Pour terminer, la peur est une business. Mais la seule entité qui en enregistre les profits, c’est celle qui choisit d’y investir… avant, pendant, ou après. Et les perdants seront toujours ceux qu’on accusera (à tort ou à raison) d’en être la source, ainsi que les victimes qui vont y succomber.

  17. Jovit

    Mr ou Mme Maya. A supposer que plus personne ne parle des réfugiés qui ont fui la démocratie et la prospérité que le monde entier vous envierait selon vous, pensez-vous que ces 300 000 personnes cesseraient d’exister pour autant? Cette attitude qui rappelle celle d’une autruche qui se cache la tête dans le sable en croyant que le chasseur ne la voit pas si elle ne le voit pas elle-même, elle est totalement dérisoire. Vous aurez beau attribuer la responsabilité de la crise qui ravage votre pays au Rwanda et au reste du monde, peine perdue. Impossible de ne pas faire face aux conséquences d’une tragédie que vous vous êtes méthodiquement construite vous-mêmes. Impossible.

  18. Bob Mwami

    Il s’est pourtant passé un génocide au Burundi en 1972. Malgré le temps, les preuves ont résisté à l’usure. L’ONU s’est fait prier à maintes reprises pour enquêter et qualifier les crimes commis par le bourreau Micombero qui a englouti pas moins de 300.000 victimes de mai à juillet 1972. Maintenant, on se met à pavoiser qu’un génocide est en préparation. Les satellites aperçoivent de vraies fausses communes on ne saura jamais où. L’Administration découvre de réelles fausses communes à Mutakura et l’Onu et ce Monsieur restent muets.
    Dans quel monde sommes nous vraiment?

  19. Sylvestre Gahungu

    Effectivement ils sont extremement dangereux ces pretendus experts de la Région des Grands Lacs Africains. Chose étonnante, personne ne peut se faire prévaloir d’ une région où il n’ est même pas né, une région où meme les populations semblent ne pas se connaitre à fond. Il faut se dire que certains intellectuels ont perdu leurs qualités d’ hommes guidés par des preuves scientifiquement prouvées pour se fonder sur une rhétorique creuse telle une prostituée désespérée qui veut se vendre aux enchères.

    On se fait des preuves sans fondement, nous accusent de ce qu’ ils souhaitent voir se passer chez nous. Ces artisans du nouvel ordre mondial, cette volonté de s’ apprivionner de nos resources après nous avoir tous massacrés, que ces soi-disant experts de notre région sachent que nous en sommes au courant.

  20. Maya

    Quand on répète de ce 300,000 refugiés on dirait qu’ils sont soucieux d’eux, pourtant plusieurs centaines des syriens, lybiens, … ne cessent de périr dans la mer au eux de tout le monde??? Les réfugiés burundais sont-ils plus préoccupants que les millions des congolais, sud-soudanais, rwandais, ect? Ou c’est business pour Thierry? Nous savons que l’entreprise de Thierry s’appelle “CRISE INTERNATIONALE”. Cette internationale veut dire tout simplement la Région des Grands Lacs dans laquelle ses produits sont vendus!

  21. Fofo

    [Ndlr: Pour cet expert de la région des Grands Lacs], sincérement ça m’étonne quand certains occidentaux se font pour experts de notre Région plus que nous qui y sommes nés et vivons. Quand ils passent même une nuit dans un pays, ils peuvent décrire toute une histoire d’un pays plus que ses citoyens. Cher Mr Thierry, non pas parce que vous nous avez colonisés que vous connaissez notre région plus que nous! D’où vient ce fameux “génocide” qui est devenu la chanson de tous les detracteurs? Vous affirmez qu’il est encours de préparation, cela veut dire que vous connaissez les planificateurs. Et si vous les connaissez et que vous ne les dénoncez pas, quand il aura lieu vous serez accusés de complicité comme l’a été pour la France et la Belgique au Rwanda en 1994.

  22. Buzikukira

    Si on recule en arrière jusqu’à 2006, la plupart des membres de l’establishment des régimes Buyoya et Feu Bagaza – entendez par là l’UPRONA – ne s’attendaient pas à ce que le CNDD-FDD leur fasse faux bond en prenant le pouvoir.

    Ils s’attendaient surtout à ce que le CNDD-FDD rentre dans le moule laissé par le FRODEBU qui a pris le pouvoir après l’Accord d’Arusha. Nul n’ignore à quel point les Burundais s’attendaient à ce que le Frodebu fasse quelque chose pour eux (des programmes sociaux pour la population), mais ils n’en ont rien fait… et c’est cela qui les a probablement fait perdre les élections de 2005 : le laisser-aller et l’immobilisme… Ntirumveko!

    Quand le CNDD-FDD a pris le pouvoir, il a tout de suite rompu avec les pratiques des régimes précédents. En à peine une année, l’establishment de l’UPRONA et leurs réseaux régionaux et internationaux ont tôt fait réaliser que les nouveaux maîtres de Bujumbura n’entendaient pas du tout se laisser manipuler comme des pions sur cet échiquier qu’est la région des Grands Lacs africains.

    C’est à partir de cette année 2006 qu’on a commencé à se déchaîner contre le pouvoir de Bujumbura. On dira ce qu’on voudra sur les événements qui se déroulent au Burundi depuis 2005 jusqu’à aujourd’hui. Mais le fait est que tout ce que le régime actuel fera de bon pour la population, tous ceux qui se sont senti floués, trahis ou laissés de côté chercheront toujours les moyens de faire de l’ombre à ses réalisations et de se venger.

    Et ils y’en a d’autres, surtout provenant des organismes internationaux, qui cachent des cadavres dans leurs placards… et qui feront tout pour que le Burundi ne soit jamais perçu comme un “success story” parce que justement on en fabriqué un, qui est plus malléable volontiers!… et qui tient aussi à ce que les cadavres en question restent “bien” là où ils sont!

    Quelqu’un a dit un jour : “Tant que je vis, il n’y aura jamais de génocide.” J’aurais aimé qu’il complète en disant : “Et meme après ma mort, si c’est un assassinat, j’exige de tous les Burundais que personne ne soit tué pour me venger!” Peut-être que là, la communauté internationale va commecer à comprendre. Mu maguru mashasha!

  23. Orignal

    Je suis burundais et connais suffisamment la mentalité burundaise actuelle. Au début ce n’était intéressant seulement qu’ aux intellectuels .Mais aujourd’hui tout le monde veut aller aux USA à tout prix. C’est la raison pour laquelle , même les miens essayent de fabriquer toutes sortes de montages pour salir le gouvernement. Néanmoins , nous sommes sans ignorer que le même gouvernement est aussi corrompu jusqu’au moelle des os . Si vous voulez bien me comprendre , je vous demanderais de répondre à cette petite question : Comment un policier qui est supposé protéger les institutions , accepte de se prendre en photos en train de torturer un civil à cause de quelques bouteilles de bière ? Et il sait pertinemment que les mêmes photos vont être présentées à ces mundele ( blancs) qui savent rien de notre pays.

  24. Happy

    @Dr J.Isaac Bizimana, vous insinuez que la paix règne au Burundi, qu’il n’y a pas de réfugies , ni de déplacés, pas de disparitions forcés, pas de tortures, pas d’exécutions extrajudiciaires??? Le rapport parle des faits, il ne les invente pas. Pauvre Burundi, plus aveugle que ça, on meurt! Quelle mauvaise foi!!!

  25. Micombero

    Ce Directeur aime vraiment les Burundais et/ou le Nickel Burundais.

  26. JN

    Quelques repères utiles:
    * Ce rapport est la première etape d’un processus en 3 phases.
    * La phase 2 (explicite dans le rapport) est l’envoi d’une commission internationale d’enquête judiciaire avec mandat onusien. Et le gouvernement n’a pas d’instruments juridiques pour s’y opposer. Le fameux slogan “souveraineté” est sans effet dans ce cas précis.
    * La 3eme phase est les poursuites pénales internationales.
    Les démentis et autres manifs intempestifs du régime de Nkurunziza n’y changeront rien. Que ceux qui croient que la communauté internationale est impuissante dans le dossier burundais révisent leur copie.

  27. Rwenyuza

    Le jour où le Burundais commencera à croire en lui même et non dans des rapports pondus par des voyageurs d’un jour; nous serons sortis de l’auberge.

  28. Dr J.Isaac Bizimana

    Quand les paramètres d’un rapport sont erronés et quand on utilise une méthodologie manifestement penchée, notamment dans les sources consultés et quand de surcroit, on évite sciemment d’équilibrer le débat les conclusions ne peuvent qu’être contestables. Et si d’aventure les conséquences d’un tel rapport est de mettre l’huile sur le feu pour que l’on dépasse le seuil de 300 milles réfugies (pourquoi ce seuil ?) le Burundi a le devoir de combattre avec les dernières énergies ces oiseaux de mauvaise augure qui crient aux loups sans raison. On se demande même si les rédacteurs de ce rapport sont des experts dans le domaine ou s’ils étaient de simples touristes en mission recommandée! Dommage

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