Le Burundi chante

Steven Sogo, une fusion du traditionnel et du moderne

Stève Irambona, alias Steven Sogo est décidé. Sa musique qui n’était jusque là connue que dans certains pays européens (Allemagne, Belgique,…) et africains (Bénin), va être conquérir le monde. Il est à Londres pour chanter lors des jeux olympiques.

Steven Sogo  ©Iwacu

Steven Sogo ©Iwacu

Ce natif de Kamenge (1er avril 1983), se tourne vers la musique alors qu’il fréquente le lycée du Saint Esprit, en 2003. Il est le bassiste de la chorale et compose même des chansons pour cette dernière avant de rejoindre un groupe de musiciens du Centre Jeune Kamenge (CJK). Il y évolue avec son groupe Hope Street, fondé en 2005, qui mélange des sonorités traditionnelles avec une guitare basse et un d’accompagnement sur fond de synthétiseur.
Fin joueur des instruments traditionnels l’ « ikembe » de l’ « umuduri » et de l’ « indonongo », Sogo atteint rapidement le sommet du hit parade lorsqu’il sort son troisième l’album « Il est beau mon pays ». Outre une chanson portant le même titre, il anime les boîtes de nuits et autres clubs de danse avec « Nanka agatirano » (Je déteste l’emprunt). La jeunesse, surtout celle de Bujumbura, retourne aux sources de la culture en dansant au rythme de l’ « umukebanyo » (Est du Burundi).

En 2009, ce père de deux enfants remporte le premier prix du ’’talent show’’, la meilleure récompense nationale pour les musiciens burundais. La même année, il s’envole pour Cotonou (Benin) où il décroche le trophée du meilleur album moderne d’inspiration traditionnelle, dans un concours qui réunissait une quinzaine de pays africains. Une sorte de visa pour des tournées en Europe avant de s’offrir le ’’Pam Awards’’ 2010 (Compétition de musiciens des pays de la communauté est-africaine), comme meilleur chanteur.

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