Gatumba : le Gouvernement et les médias divisés sur la gestion des infos
Bien joué nos journalistes, ce gouvernement ne sais pas ce qu’il fait. Laissez le gens s exprimer par la bouche sinon ils vont s exprimer par les armes ou autre forme de violence ; c est une question de temps. Nous avons vu les anciens gouvernements qui ont empêché les familles des victimes des années 72 de s exprimer, ils se sont exprimés en tuant les gens en 93 (agashavu). Aujourd’hui, ce que vient de se passer à Gatumba, c est en partie lie à la mauvaise gouvernance, la muselation de l’opposition. L’Uprona et les DD ont envoyé un message comme quoi si tu n a pas d armes, tu ne peux pas gouvernement ce pays, alors tout le monde est tente de chercher cette force qu lui permettrait d être au pouvoir.
Par ce jeudi 22 septembre 2011 à 18 : 11 : 19
Gatumba : le Gouvernement et les médias divisés sur la gestion des infos
Q’est ce qu’on aura pas vu au Burundi, interdire les medias parce que ce sont les gens proche du pouvoir qui sont morts ? Abapfuye i Muyinga ubwo butegetsi bwakoze iki canke abo bose bagenga bapfa hirya hino murico gihugu n’abana bib’imonyo ?
Par Bahati ce jeudi 22 septembre 2011 à 20 : 10 : 59
Gatumba : le Gouvernement et les médias divisés sur la gestion des infos
Comme votre journal (qui est mon préféré au Burundi soit dit en passant semble botter en touche sur le massacre perpétré par le FNL à Gatumba, je vous propose cet article du journal "LE MONDE".
Du sang pour rien
A Gatumba, au Burundi, la mort a été donnée pour rien. Une nouvelle fois. A sept années d’intervalle, le sang d’innocents a été versé. La toute dernière fois, c’était dimanche 18 septembre au soir, non loin de la capitale, Bujumbura, et tout près de la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC).
Vers Gatumba, il suffit de lever les yeux pour admirer l’un des endroits les plus enchanteurs de toute l’Afrique. Les rivages du lac Tanganyika, avec sa plage de sable, ses baignades le week-end, son vent d’après-midi qui chasse la chaleur...
Dimanche soir, des hommes en armes ont surgi et ont ouvert le feu sur des clients attablés Chez les amis. Au Burundi, le dimanche est une affaire sérieuse. Un jour où il serait socialement hasardeux de fuir les cabarets, comme on nomme avec grâce les débits de boisson où s’élabore le véritable journal parlé du pays, tandis que descendent les bouteilles d’Amstel, la version burundaise de la bière hollandaise, bien meilleure que toutes les autres Amstel du monde, soit dit en passant.
Dimanche, certains des membres d’une petite équipe locale de football faisaient partie de la clientèle de Chez les amis. Les joueurs de l’Espoir FC fêtaient une victoire trop facile, leurs adversaires ayant déclaré forfait, mais qu’importe. Les tueurs, décrits par certains des rescapés comme un groupe de "plusieurs dizaines" d’hommes, se sont approchés du cabaret. Certains étaient vêtus d’uniformes de l’armée ou de la police, ce qui ne constitue pas une preuve d’appartenance à ces deux corps, tant s’en faut.
Les tueurs ont ouvert le feu avec leurs kalachnikovs et jeté des grenades. En moins d’une demi-heure, tout était fini. Près de quarante morts au milieu des tables renversées, du verre cassé, des flaques de sang. Des blessés graves agonisant dans les hôpitaux. Un massacre. Et ils ont disparu. Plusieurs sources s’accordent pour considérer que les hommes en armes qui évoluent dans les cercles de l’ex-rébellion, les Forces nationales de libération (FNL), ou d’un groupe armé qui en serait issu, font figure de suspects. Le gouvernement parle de "bandits armés" pour qualifier les auteurs des attaques récentes, qui ressemblent de plus en plus à celles d’une rébellion renaissante.
Le 13 août 2004, il y a presque sept ans jour pour jour, des hommes des FNL avaient participé à un massacre plus terrible encore à Gatumba. Plus de 150 personnes, des réfugiés banyamulenge venus de la région congolaise du Kivu et installés dans un camp, avaient été assassinés par un commando. Quand il a fallu enterrer les morts de dimanche, des tombes ont été creusées à côté de celles des victimes de 2004.
Pourquoi cette horreur ? On estime que les tueurs voulaient envoyer "un message" par le sang. Il semble que Paul, le patron du bar tué dans la fusillade, ait eu des sympathies pour le parti du président burundais, Pierre Nkurunziza. Les petites équipes de football locales tournent aussi dans l’orbite d’un pouvoir dont le chef est un ancien professeur de gymnastique qui tape lui-même dans le ballon dès qu’il en a l’occasion. Rien de bien important. Jusqu’à nouvel ordre, le football n’est pas obligatoire au Burundi.
Pierre Nkurunziza sait ce qu’une rébellion signifie. Il a été le chef du principal mouvement rebelle hutu pendant la guerre civile (1993-2003, près de 300 000 morts), démarré par l’assassinat d’un président élu et suivi d’"actes de génocide" selon les Nations unies, sans parler d’innombrables tueries. Un processus de paix a permis de mettre fin à la guerre et d’organiser des élections, que son parti, le CNDD-FDD, a remportées sans contestation en 2005.
L’un des derniers groupes rebelles à avoir rejoint le processus de paix était les FNL d’Agathon Rwasa, d’ex-compagnons de lutte des hommes de Pierre Nkurunziza devenus leurs rivaux dans la paix.
Agathon Rwasa a abandonné la lutte armée en 2009, lors d’une cérémonie au cours de laquelle il déclarait : "Les Burundais peuvent être tranquilles. Nous n’allons pas reprendre la guerre." L’année suivante, les FNL sortaient du processus électoral au beau milieu des élections générales en invoquant, comme le reste de l’opposition, des "fraudes massives" dont la preuve reste à faire, prélude à une escalade des violences et tensions.
Au pouvoir, la manière forte : arrestations d’opposants, morts aux allures d’assassinats, obligation de passer à la clandestinité ou de se résoudre à l’exil, comme pour Alexis Sinduhidje, personnalité charismatique devenue chef d’un petit parti d’opposition.
Depuis quelques mois, un nouveau mouvement armé tente des coups, s’organise. Vient-il, à Gatumba, de délivrer son premier "message" ? Cela fait peur, d’autant qu’en face, les forces de sécurité, aidées par les milices Imbonerakure du parti au pouvoir, éliminent dans les collines des hommes suspectés de liens avec les FNL. L’un des derniers en date, ex-responsable de la sécurité d’Agathon Rwasa lors des élections de 2010, a été tué début septembre. D’autres "cadres intermédiaires", selon une source bien informée, ont perdu la vie dans des circonstances analogues.
Faut-il s’attendre à d’autres atrocités dans les collines ? Il est temps de sortir du dérapage incontrôlé entamé lors des élections de 2010. La paix au Burundi n’a été gagnée qu’en mettant fin à la scission entre responsables politiques hutu et tutsi.
Dans l’immédiat, cette utilisation de l’ethnisme à des fins politiques a été mise en sommeil. La meilleure preuve en est que les ennemis d’aujourd’hui sont hutu. Ce qui n’importe pas plus que le fait qu’ils soient footballeurs ou basketteurs.
Source : lemonde.fr par Jean-Philippe Rémy(jpremy@lemonde.fr)
Par Kadogo ce jeudi 22 septembre 2011 à 20 : 51 : 08
Gatumba : le Gouvernement et les médias divisés sur la gestion des infos
J’invite les journalistes burundais et le monde des médias de faire preuve de plus de professionalisme dans ce genre de dossiers. Car, s’il y a aussi un autre problème grave au Burundi, c’est franchement le manque criant de professionalisme chez les gens des médias et les journalistes. Evitons des polemiques inutiles en faisant des émission quelque part provocateurs, évitons de se comporter comme de la police ; aidons les enqueteurs toute fois à élucider ce drame et cherchons à apaiser les esprits meurtris par ce cycle de violances. Là nous serons des vrais patriotes, sinon on peut aussi bien agir criminellement sans le savoir, car la langue et les écris peuvent bien massacrer des ésprit de pauvres gens...
Prenons cette résponsabilité consciemment, mes cher compatriotes, et oeuvrons pour un Burundi meilleur.
Nongeye guhoza imiryango yabuze, mpoza n’abarundi bose.
Thomas, Italie
Par Thomas ce jeudi 22 septembre 2011 à 21 : 00 : 44
Gatumba : le Gouvernement et les médias divisés sur la gestion des infos
@ Thomas d’Italie, ariko c’est incroyable ukuntu abantu muvuga ibiborohereza nukuri.
Aha rero waravye usanga ama media yo muburundi ari immature, nta professionnalisme afise. Wagize comparaison avec quel autre pays ?? Haraho urabona bagira incitation a la haine comme ca s’est vu ailleurs ?? Ivyo wita polemique ni ibiki ? Les multiples scandales ba denonca ?? ikikubabaza ni igiki ?? ko ivyo bavuga atarivyo ?? abagirijwe ntiturigera twunva bisigura nagato ?? Ko canke ivyo bavuga arivyo, ariko abababikora batari inquiété, kubera bo nyene bivugira ngo amaso y’ibikere ntabuzi umuvomyi kuvoma ??? Ico ni co kibabaje.
We uba muri Italie, ukaba uzi traitement berlusconi la presse imugirira ari le principal employeur dans le secteur des médias, tu n’est pas sensé dire cela vraiment. Quel dommage, abarundi nubwo mwoshaka mukamara imyaka 100 iburayi ntaco muhigira, wawundi ngo "ahuva ntihakuvako".
Birababaje !!!. Arrêter les positions partisanes, de grâce.
Par @thomas italie ce jeudi 22 septembre 2011 à 22 : 55 : 48
Gatumba : le Gouvernement et les médias divisés sur la gestion des infos
Voilà un bon message de reconfort, merci beaucoup monsieur Thomas pour tes bonnes idées . iyo abarundi twese twomera nkuwo mushingantahe, umenga u burundi bwoca buronka amahoro !!!Et je n’en dis pas plus aujourd’hui, ko mbona umenga ibintu vyose iwacu birarekuriwe.(No kuvigira kuwapfuye ?) juste pour avoir le poids politique ? turagowe kandi birababaje.
Par kazehe ce vendredi 23 septembre 2011 à 03 : 07 : 40
Gatumba : le Gouvernement et les médias divisés sur la gestion des infos
Ivyo vyose umwicanyi akora, Umukama azobishira mumaso yiwe uko bikurikirana, hanyuma aronke impembo imukwiye.
Par Bizohinyuka ce vendredi 23 septembre 2011 à 09 : 56 : 15
Gatumba : le Gouvernement et les médias divisés sur la gestion des infos
Ici Thomas
Pour repondre a ce cher monsieur apparemment mal informé sur les pratiques journalistiques en Europe : ce que tu entend sur Berlusconi sur les ondes ne sont que des éléments en provenance de la justice. Jamais l’inverse... Salut !
Par Thomas ce vendredi 23 septembre 2011 à 10 : 20 : 51
Gatumba : le Gouvernement et les médias divisés sur la gestion des infos
Monsieur Thomas, désolé, je ne suis pas avec toi, quand tu traites quelqu’un de malinformé..... ; je ne crois pas que tu sois le plus informé, et quand tu dis que les journalistes burundais ne sont pas professionnelle, c’est ton opinion que tu partages bien sur avec le pouvoir DD. c’est vrai qu’il y a des journalistes qui carburent pour les partis politiques au Burundi, mais ils le font sciement. quand tu dis que les infos en rapport avecles dossiers de Berlusconi proviennent de la justice hein, quelle justice avons nous au Burundi, ... imaginez depuis le mois de juin 2011 plus 100 cas d’exécution extra judiciaires sont repertorié, as tu déjà entendu le procureur général de la république s’exprimer à propos ? moi je vis enEurope depuis 8 ans, je sais ce que la justice ici. Pourquoi la justice poursuit des personnes sur bases des dénonciations de la Radio REMA FM qui n’est jamais inquiété par les organes régulateurs. La violence malheureusement appelle la violence !!!!
Par ce vendredi 23 septembre 2011 à 11 : 39 : 57
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