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 Baisse d’activités au port de Rumonge

Par [Christian Bigirimana]
vendredi 22 juillet 2011         à 10 : 38 : 04

Les commerçants de Rumonge se plaignent de la baisse d’activités au port de Rumonge à cause de la taxation de l’OBR (Office Burundais des Recettes). Emile Sinzumusi, Commissaire général adjoint rejette toutes ces allégations.

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Port de Rumonge. Deux bateaux sont sur le point de lever l’ancre pour la Tanzanie ©Iwacu

Port de Rumonge. La place grouille de monde. Des vendeurs étalent leurs marchandises à même le sol. Non loin de là, des voyageurs embarquent petit à petit à bord de deux bateaux en partance pour Pemba en Tanzanie. Ceux-ci ont déchargé, la veille, plusieurs sacs pleins de poissons séchés, acheminés le jour même vers Bujumbura.

Pourtant, des commerçants présents affirment que depuis quelques mois les activités tournent au ralenti : « Peu de marchandises arrivent ici depuis l’avènement de l’OBR. » Chose inhabituelle, alors que ce port frontalier est l’une de principale voie d’entrée des importations venues de la Tanzanie, selon un des commerçants rencontré sur place.

L’OBR pointé du doigt

C.H, un des membres de l’ADECOPORU (association pour le développement communautaire au port de Rumonge) n’y va pas par quatre chemins : « On ne peut plus travailler à cause de la hausse des taxes de l’OBR. »

Il dit payer une taxe de 58 mille Fbu pour un sac de riz de 100 Kilogrammes en provenance de la Tanzanie alors que le même sac paie 4$(soit près de 5300 Fbu) au port de Kalundu en République démocratique du Congo. « Ces taxes poussent les Tanzaniens à acheminer leur riz au Congo où ils sont sûrs d’avoir plus de clients que chez nous », affirme-t-il.

A côté de cela, ce même commerçant fustige l’ordre de l’OBR de dédouaner au port de Bujumbura des marchandises dépassant un coût de douane de 1million de FBU. Pour lui, cette décision freine aussi les commerçants par qu’ils ont peur de travailler à perte : « A combien peut-on vendre un kilo de riz si pour avoir un petit gain on doit calculer les frais de transport pour aller dédouaner à Bujumbura ? »

K.M, un autre commerçant de la place affirme que cette situation pousse beaucoup de ses collègues commerçants à préférer la fraude : « Ils amènent souvent leurs marchandises la nuit pour échapper à l’OBR. »

Des informations recueillies sur place confirment ces propos. Plusieurs marchandises d’une valeur des dizaines des millions de francs ont été saisies dans les eaux du lac Tanganyika par des agents de l’OBR et de la police.

Afin de leur faciliter la tâche, ces commerçants demandent à l’OBR de dresser la liste des marchandises et les tarifs correspondants afin qu’ils comprennent bien et évitent les malentendus. « Nous avons déjà soumis cette doléance mais les autorités de l’OBR refusent de s’exécuter. »

Un bureau des douanes à Rumonge comme solution...

Emile Sinzumusi, commissaire général adjoint de l’OBR, est formel. Selon lui, il n’y a pas des statistiques prouvant la baisse des activités au port de Rumonge. « Ceux qui avancent ces informations ne se fondent sur aucune preuve scientifique. Ce sont des affirmations gratuites », insiste-t-il.

Concernant la taxation en vigueur, M. Sinzumusi explique que ce n’est pas l’OBR qui la fixe : « Nous ne faisons qu’appliquer les lois en vigueur sur la taxe de la valeur ajoutée, les droits de douanes, etc. » Le numéro deux de l’OBR donne la même explication par rapport à l’obligation pour les commerçants de dédouaner au port de Bujumbura des marchandises d’une plus grande valeur : « Chaque marchandise dont la taxe est plus de 500 mille Fbu doit être acheminée au port de Bujumbura. C’est la loi et notre office ne fait que l’appliquer. »

A ceux qui demandent l’établissement d’une liste des marchandises, M. Sinzumusi répond que cela est impossible car le livre des tarifs douaniers est très gros, fait des codes impossibles à traduire en Kirundi. Toutefois, il tranquillise ces commerçants. L’OBR s’apprête à mettre en place un bureau de dédouanement pour leur faciliter la tâche. Seulement, signale-t-il, ils doivent comprendre que cette tâche demande beaucoup de moyens humains et financiers. Il leur demande d’être patients.

Occasion aussi pour le numéro deux de l’OBR de mettre en garde contre les tentatives de fraude : des sanctions sévères attendent ceux qui seront appréhendés.

Un commerçant de la place se demande pourquoi l’OBR refuse d’afficher la liste des marchandises et leurs tarifs.

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Baisse d’activités au port de Rumonge

"le livre des tarifs douaniers est très gros, fait des codes impossibles à traduire en Kirundi". Il faut au moins que les Barundis aprennent a respeceter la constitution. Voici ce qu’elle en dit.

Article 5 de la constitution de la republique du Burundi

La langue nationale est le kirundi. Les langues officielles sont le kirundi et toutes autres langues déterminées par la loi.

Tous les textes législatifs doivent avoir leur version originale en Kirundi.


Par Laurentovich   ce  vendredi 22 juillet 2011   à 13 : 01 : 39


Baisse d’activités au port de Rumonge

Lorsqu’il y a souvent et beaucoup de problèmes rencontrés sur terrain, le technicien fait un rapport détaillé et propose des solutions à sa hiérarchie ! Le commissaire général adjoint de l’OBR donne l’impression d’être spectateur ! Il constate et c’est tout ? Non les lois en vigueur doivent évoluer en fonction des nouvelles situations. La stagnation tue le développement et asphixie le monde des affaires. Il faut s’adapter !


Par BB   ce  vendredi 22 juillet 2011   à 13 : 54 : 46


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