 Thé de Gisozi : le bras de fer persiste
Par
[Jean Claude Bitsure]
mercredi 29 juin 2011 à 09 : 35 : 49

Epitace Bayaganakandi de PROTHEM affirme que les inspecteurs des finances ont estimé qu’il dit la vérité. L’OTB déclare que le rapport lui donne raison. Tiraillée, la population de Gisozi demande la tranquillité…
Ils font 10 kms à pieds pour vendre le thé à l’usine Promotion de Thé de Mwaro (PROTHEM) ! « C’est parce que l’OTB a interdit injustement à nos véhicules de prendre le thé des citoyens dans différents hangars », explique Gabriel Nzisabira, chef des plantations à la PROTHEM. D’après lui, ils viennent d’ailleurs de recevoir leur première paye au mois de Juin courant.
Simon Bimonogoje, un théiculteur de la colline Musivya, commune Gisozi est sans équivoque : « Celui qui nous payera mieux entre PROTHEM et OTB sera notre client ! » M. Bimonogoje n’a pas aimé l’attitude de l’OTB : « Il amène des policiers pour nous empêcher de vendre chez son rival. Il viole nos droits. » Pour lui, bloquer PROTHEM, c’est perturber les théiculteur.
« La meilleure solution : l’agence de régulation »
Selon Epitace Bayaganakandi, représentant légal de PROTHEM, des enquêteurs du ministère des finances ont été envoyés par la 2ème vice-présidence à Gisozi en mai : « Ils ont constaté que je n’ai pas touché sur l’argent. C’est le projet PREBU qui a fait planter le thé sur mon compte de 2005 à 2011, et l’OTB s’est chargé de l’encadrement . »
Pour lui, l’OTB s’apprête à augmenter le prix du kilo au cultivateur, passant de 140 à 220 Fbu à compter de janvier 2011 (les mois écoulés seront régularisés). M. Bayaganakandi estime que dans ce cas, il faudra faire un audit interne de l’OTB : « Cela montre que les années antérieures, ces recettes étaient disponibles mais détournées. »
La solution durable, selon lui, serait la création d’une agence de régulation comme le prévoit le décret portant libéralisation de la filière thé : « Sinon, PROTHEM pourra aussi revoir à la hausse le prix. »
Alexis Nzohabonimana, directeur général de l’OTB réplique : « Nous avons toujours augmenté le prix chaque fois que possible. » Il affirme que le rapport des experts du ministère des Finances lui donne plus que raison.
Rappel des faits
Avril 2011, la PROTHEM commence à œuvrer à Gisozi et l’OTB s’oppose à l’achat du thé de la population par cette usine. La raison : la PROTHEM n’a pas encadré la population. En plus, Bayaganakandi est accusé d’avoir planté 153 ha de thé au lieu de 635 financés par l’Union Européenne. L’OTB et le ministère de l’Agriculture ajoutent que le prix accordé par Bayaganakandi (200 Fbu/kg contre 140 Fbu/kg par l’OTB) relève d’une concurrence déloyale.
Bayaganakandi, à son tour, affirme que le thé appartient aux théiculteurs et qu’ils vendent à qui ils veulent. Il montre également des documents de l’Union Européenne attestant qu’il a planté 635 ha. Concernant le prix, il estime louable d’attribuer un bon prix à une population pauvre. Il demande sans cesse la mise en place d’une agence de régulation comme le précise l’article 2 du décret sur la libéralisation de la filière thé du 20 septembre 2007(« Dans le souci d’assurer l’harmonie, l’ordre et l’équité dans la conduite des réformes de la filière, une agence de régulation sera créée. »)
« Quand on a lancé une pierre, on ne peut plus la reprendre »
L’étroitesse du marché d’approvisionnement ! Voici ce qui divise l’OTB et la PROTHEM. Le directeur général de l’OTB a affirmé que si PROTHEM, les usines de Tora et Ijenda œuvrent dans les mêmes secteurs, l’une d’elles devrait fermer par insuffisance de matière première (le thé vert). Mais qui peut céder en faveur de qui ? M. Bayaganakandi, le « nouveau venu » dans le secteur, exploite légalement le thé au même titre que l’OTB. La production annuelle du thé à l’OTB était de 8.000 tonnes en 2010. Près de 50% (plus de 3500 tonnes) en 2010, provenaient de Mwaro sur une superficie de 1.109 ha. Et 30% de la production de thé de Tora provient de Mwaro, selon les chiffres de l’OTB. On comprend alors pourquoi l’OTB ne veut pas lâcher cette province très rentable en thé. Mais il devrait méditer sur ce proverbe français qui dit que « quand on a lancé une pierre, on ne peut plus la reprendre. » L’Etat à déjà donné feu vert à PROTHEM de se lancer dans la commercialisation du thé, à Mwaro. Pour dire que la tâche ne sera pas facile de la déroger, puisqu’elle est reconnue par la loi. L’heure n’est donc pas à la force. Il ne reste, aux deux concurrents, que de mettre en place des mécanismes de cohabitation pacifique et de cofinancer des projets de plantations de cette culture pour agrandir leur champ d’action. Et ce, avant que les premiers perdants, les cultivateurs, ne se lassent et n’abandonnent cette culture au profit d’une autre moins sujet aux conflits d’intérêts.
|
|
Commenter... Retour
|
Thé de Gisozi : le bras de fer persiste
Monter des documents de l’Union Européenne attestant que la PROTHEM a planté 635 ha ne veut rien dire. Seul un constant fait sur terrain par des juges habiletés peut trancher ce litige. Ce sont des burundais qui travaillent à l’Union Européenne et si c’est la magouilleuse Estella qui s’occupe de ce dossier, tout est possible.
Par ce mercredi 29 juin 2011 à 10 : 07 : 34
Thé de Gisozi : le bras de fer persiste
Laisser travailler les hommes d’affaires doués si non c’est la façon d’exclure systématiquement les opérateurs économiques qui veulent investir dans tous les secteurs de notre pays délabré par des malversations économiques et des chômages..................
Vive PROTHEM......,
Vive le représentant de cette nouvelle société
Jules César BOYAYO
Par BOYAYO Jules César ce mercredi 29 juin 2011 à 11 : 23 : 04
Thé de Gisozi : le bras de fer persiste
Tout cela c’est dû à l’ignorance de ce dont est capable un ancien officier des forces armées burundaises. Bibuze mu mashi ashira mu migere !!!
Par kabadugaritse ce mercredi 29 juin 2011 à 11 : 43 : 32
Thé de Gisozi : le bras de fer persiste
Eweee ga ye ! hari abantu bakunda induru mu gihugu.
Par Makenga ce mercredi 29 juin 2011 à 13 : 55 : 11
Thé de Gisozi : le bras de fer persiste
Abarundi baragoye,iyo bahaye libéralisation la filière thé kuberiki bagaruka kubuza prothem ko ikora ? kubera iki OTB yibutse kuduza igiciro ubu, kare rero bahora barenganya abarimyi bicayi, bagaca baduza amazu munguvu za barimyi ahubwo inspection de l’état yarikwiye kugendera OTB urabona ko yari yarafashe abarimyi ku gakanu Reta nireke abagwizatunga bakore kandi nive mu gacerere irimwo kugire abanyagihugu bashore umurima wabo mu mwidegevyo
Par dismas ce mercredi 29 juin 2011 à 14 : 37 : 29
Thé de Gisozi : le bras de fer persiste
Abarundi baragoye,iyo bahaye libéralisation la filière thé kuberiki bagaruka kubuza prothem ko ikora ? kubera iki OTB yibutse kuduza igiciro ubu, kare rero bahora barenganya abarimyi bicayi, bagaca baduza amazu munguvu za barimyi ahubwo inspection de l’état yarikwiye kugendera OTB urabona ko yari yarafashe abarimyi ku gakanu Reta nireke abagwizatunga bakore kandi nive mu gacerere irimwo kugire abanyagihugu bashore umurima wabo mu mwidegevyo
Par dismas ce mercredi 29 juin 2011 à 14 : 40 : 06
Thé de Gisozi : le bras de fer persiste
birawkiye kandi biratunganye y’uko haba conucrence commeca tuzoronka agahegnwe a la longue
Par Rugera ce mercredi 29 juin 2011 à 16 : 49 : 13
Thé de Gisozi : le bras de fer persiste
Ico ntazopfa nibagiye ni génocide yo mu Gasenyi, yakozwe na Bayaganakandi atwara ikijandarume.
Par Kabutura ce mercredi 29 juin 2011 à 17 : 24 : 07
Thé de Gisozi : le bras de fer persiste
AU LIEU DE S’ATTAQUER AUX GENS QUI VOLENT ET UTILISENT MAL LES BIENS DE L’ETAT ON S’ACHARNE SUR UN CITOYEN QUI CREE DES EMPLOIS.
HUMMM PEUT-ETRE A T-IL OUBLIE DE CORROMPRE CERTAINS CNDD-FDD
Par KIRAHIYE ce jeudi 30 juin 2011 à 22 : 29 : 05
Thé de Gisozi : le bras de fer persiste
avant de dire que ce sont des citoyens qui créemt des emplois, on devrait enqueter surtout sur les sources de son enrichissement, c’est aussi la lutte contre la corruption non. son passé est connu de tous, mais p-e qu,il est temps de recycler ayakamwe mumaraso nicuya cabana babahutu dans le thé.bandanye mumukomera amashi basha. ils sont combien ces anciens officiers du sud bafise ibigenda nibitagenda, pendant ce temps combien des pauvres hutus qui vivaient de l,exclusion et de l,apartheid.si olucome deconce abasahura itunga ryigihugu, pourquoi il nattaque pas ceux monseurs la ?ngira uva aho rufyiri agomvye uduga wsunzu rynzu nama materiel militaire defecteux akabona contre offensive mediatique pour proteger ce general du sud ex ministre wa defense yaciye atekereza..mais umbure que les anciens pauvres mandiants d.hier iyo batiburutse umuanda ngra bica biboneka cane ko batamuye ariikkkko abamye bikorera mukigega kuva aho hambere hahise nibatayegegayezwa.
Par emile guy ce vendredi 1er juillet 2011 à 12 : 38 : 04
Thé de Gisozi : le bras de fer persiste
kuri wewe rero ubona ko abahutu boronka nabo umwanya wo kwiba ? None turiko tuva he tuja he ?
Par julus ce vendredi 8 juillet 2011 à 15 : 52 : 08
Thé de Gisozi : le bras de fer persiste
je comprend très bien la réaction de l’ O T B en particulier ses dictateurs représentants et ses employés peseurs du thé dans les différents hangars qui torturent la population de MWARO depuis la création de ce monstre OTB.ces bandits qui se cachent derrière l,ETAT construisent des maisons de temps en temps,enseignent leurs enfants dans le sangs de nos parents,nos frères et soeurs cultivateurs du thé et leurs ventres se gonflent du jour le jour comme un ballon bien pompé.D,où vient alors cet argent que l’OTB vient d’accorder aux cultivateurs du thé ? Peut être que la mise en oeuvre de PROTHEM enrichisse l,OTB !Amategeko y’abakozi ba OTB twarayahaze (Ee mama ngo sesa,Ee mama ngo ndafuse ibiro vyawe,ngo muva aha mupakiye,ngo ca pfuye naho batebeje kugitwara,...),emera ihiganwa mumenyere kurya ivyo mwabiriye akuya !
NDAVUGA SIMVURA IKIBARIRWA NI ICUMVA ICEREKWA NI IKIBONA !!
Par Gérard ce dimanche 4 septembre 2011 à 12 : 25 : 06
|
|
|
|
|
-- Les articles les plus lus
Changements à l’aéroport international de Bujumbura : le RSA devient l’AACB (popularité : 100 %)
De la politique burundaise à Kayanza : du concret, du concret, martèle Parfait Onanga-Anyanga (popularité : 96 %)
Aimé Magera, des FNL d’Agathon Rwasa : « Le temps des comédies politiques est terminé » (popularité : 53 %)
Albert Kulu, un troubadour (popularité : 49 %)
Burundi : la vérité au pluriel (popularité : 46 %)
Nos politiques à Kayanza : 2015 sur la table, et la température monte (popularité : 41 %)
90 golfeurs de l’EAC dans le tournoi Burundi Open 2013 (popularité : 41 %)
Centre Culturel de Gitega : le plus dur reste à faire … (popularité : 38 %)
L’Onatel préfère le pré-paiement pour éviter de nouvelles dettes (popularité : 34 %)
Olonnes (France) : le Burundi brille encore une fois en athlétisme (popularité : 32 %)
|