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 Théâtre : la beauté de la mise en scène

Par [Freddy Sabimbona]
vendredi 20 avril 2012         à 16 : 13 : 00

Un stage d’une semaine pour metteur en scène est organisé en Ethiopie, à Addis-Abbeba par le Sundance Institute East Africa, depuis ce lundi 16 avril. Ce mardi 17 et mercredi 18 avril, place aux exercices de mise en scène avec « Misterioso- 119 »… une pièce brillante autant qu’énigmatique.

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Deborah Asimwe et Aida Mbowa en plein exercice. ©Iwacu

Philip Himberg, directeur artistique et producteur de sundance a tenu à insister « que l’on n’est pas venu enseigner la façon de faire du théâtre mais d’exposer notre façon de faire, partager nos expériences et connecter l’Amérique à l’histoire si riche de la culture Est africaine. »

A ce sujet, Liesl Tommy, metteur en scène sud-africaine qui vit aux Etats–Unis d’Amérique, n’a vraiment pas été choisie pour rien. On s’attendait à recevoir le texte en complet mais non, trop facile. Nous n’avons reçu que les premières pages avec comme devoir de dire ce que l’on en pensait, nos premières impressions sur les personnages, de quoi parle l’histoire…autant chercher une aiguille dans une botte de foin.

L’auteur de la pièce ne donne que très peu d’indications sur la route à suivre. Il faut justement bien suivre pour ne pas perdre le fil. « Ne jamais tout donner dès le début » ; première leçon donnée par notre metteur en scène dans un souci justement de faire monter le suspense, « tout doucement par étage, ne jamais laisser le public deviner la fin. »

L’exercice était fort intéressant car il poussait à s’imaginer la suite, à nous perdre dans des dédales de pensées dont honnêtement beaucoup n’avaient rien à voir avec la pièce. Mais un chouette exercice qui nous a plongés dans les brumes de l’imagination de l’auteur.

Application

Un devoir nous avait été donné la veille également. Trouver un poème ou une chanson que l’on devait interpréter. On pensait innocemment que l’on se contenterait de le lire, mais non. Encore trop facile.

A notre grande surprise, sans aucune préparation, Liesl prend au hasard deux candidats, Habiba Issa (Tanzanie) et moi-même (Burundi) pour mettre les textes en scène et les jouer devant tout le monde : fébrilité, ambition, motivation ont pris le pas sur notre esprit. Que dire à part que c’était géniale de travailler en groupe et de présenter le fruit de notre travail.

Chacun s’est ensuite exprimé sur le travail de l’autre dans des critiques plus que constructives. Pour demain au programme, un autre texte « Our Lady of 121 Street » de Stephen Adly Guirguis. Hâte d’y être.

Signalons que six pays d’Afrique de l’Est sont à l’honneur pour ce stage : le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda, le Kenya, la Tanzanie et bien entendu l’Ethiopie. Chaque pays étant représenté par un artiste qui a été au préalable sélectionné sur 65 artistes provenant d’Afrique de l’Est.

Le stage est animé par Liesl Tommy qui enseigne un peu partout dans le monde.


Depuis 1981, le Sundance Institute a évolué pour devenir une organisation à but non lucratif reconnu internationalement qui fait activement avancer le travail de prise de risque des artistes à travers le monde. Fondée à l’origine par Robert Redford dans les montagnes d’Utah, le Sundance Institute a toujours fourni un espace pour les artistes indépendants à explorer leurs histoires, à l’abri des pressions commerciales et politiques. En fournissant toute l’année un soutien créatif et financier pour le développement d’histoires originales pour l’écran et la scène, le Sundance Institute reste fidèle à sa mission de découvrir et de développer des artistes indépendants à travers le monde.

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