 Aides : 2011, ça va encore
Par
[Roland Rugero]
mercredi 22 juin 2011 à 19 : 08 : 32
La hausse du coût de la vie serait due à un tour de vis du gouvernement en mal d’aides. Pas tellement faux, car les prévisions budgétaires pour 2011 sont trop confiantes, selon des diplomates à Bujumbura...
Si l’on vous demande quelles sont les principales formes de financement du budget de l’État burundais, sans trop vous tromper, citez trois voies : l’Office Burundais des Recettes, les dons en projets et l’aide bilatérale. Sur les mille milliards de Fbu prévus comme charges dans le budget général de l’État de 2011, l’OBR projette d’apporter 450 milliards de Fbu. Pour les dons en projets, l’État burundais prévoit 282,2 milliards de Fbu de différents bailleurs (Union Européenne, Belgique, Royaume-Uni, France, Japon, Banque Africaine de Développement, Pays-Bas, Suisse Allemagne, ...). Quant à l’aide bilatérale, le gouvernement burundais s’attend à recevoir 186,9 milliards de Fbu, dont 83,9 milliards comme décaissements des promesses budgétisées pour 2010. Ce qui porte à 103 milliards de Fbu de dons directs les projections du ministère des Finances... Ces promesses seront-elles tenues ?
Pour ce qui est de l’OBR, que ce soit au niveau de l’État ou des bailleurs bilatéraux, grosse confiance : « Il n’y a pas de raisons de croire que les projections de l’Office ne soient pas atteints », souligne un diplomate en poste à Bujumbura. Pour les dons en projets, début juin « les promesses étaient loin d’être concrétisées, même si certains bailleurs comme la Banque Mondiale ont donné ce qui qu’ils avaient promis en 2010 », précise Emile Nimpaye, du Comité national de coordination des aides, qui se veut optimiste.
Pour l’aide budgétaire générale, trois acteurs interviennent : l’Union Européenne, la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement, auxquelles s’ajoutent les Pays-Bas qui paieront 10 millions $ comme arriérés de salaires de 2010. L’UE s’est engagée par exemple pour 2011 à décaisser 14 millions d’Euros, soit plus de 22 milliards de Fbu (5% du budget), l’autre axe important de financement étant les 19,8 milliards de Fbu prévus pour le Fonds Commun de l’Éducation (dons de la France, de la Belgique et du Royaume-Uni). Plus généralement, autant pour l’aide budgétaire que pour les projets, « les projections prévues pour le budget 2011 sont au delà de ce qui va être effectivement décaissé », souligne un diplomate en poste à Bujumbura.
Pour les projections à plus long terme des contributions des bailleurs, prudence : financer les activités du gouvernement burundais reste lié à la conjoncture interne des pays donateurs et à la perception dont on se fait du Burundi en matière de corruption. Avec des gouvernements européens qui doivent gérer crises d’emploi, déficits publiques et aides à des nations-soeurs en détresse comme la Grèce ; il devient de plus en plus dur de convaincre les députés du Nord de donner de l’argent aux pays du Sud sans garantie que l’aide accordée sera effectivement utilisée pour les objectifs annoncés...
Même si certains pays gardent l’enthousiasme pour soutenir le Burundi,comme la Belgique. Là aussi, la prudence s’impose. Ainsi, pour décaisser les 50 millions d’Euros supplémentaires promis, certaines conditionnalités avaient été posées. Il faudrait entre autres, d’ici quelques mois, prouver le début de la mise en œuvre du Plan stratégique de bonne gouvernance, en publiant notamment l’audit de l’Autorité de Réglementation des Marchés Publics. Un document finalisé depuis belle lurette mais qui dort dans certains tiroirs...
L’importance de l’image...
Le 2ème vice-président a créé des Commissions chargées de plancher sur les indicateurs internationaux de corruption au Burundi, afin de modifier la perception du pays à l’étranger. Initiative très appréciée dans les milieux diplomatiques. Mais certains faits brouillent cet engagement qui s’inscrit dans l’esprit de la ’tolérance zéro’. « Comment interpréter qu’une personne qui a signé un contrat illégal de 500 millions $ pour le compte de l’État burundais se retrouve promu Conseiller principal du Président chargé des questions économiques ? », s’interrogent deux diplomates. D’autant plus, continuent-ils, que certains signes de crispation envers cette emblématique lutte contre la corruption soulignée à longueur de journées se font sentir. En témoigne l’attitude du gouvernement envers l’Olucome : « Si cette ONG perdait sa reconnaissance, cela coûterait énormément au pays » souligne-t-on dans les couloirs d’une importante ambassade à Bujumbura.
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Aides : 2011, ça va encore
Ces avanturiers qui nous gouvernent sans rien comprendre de la gouvernance.
Par Kilimbiro ce mercredi 22 juin 2011 à 19 : 18 : 41
Aides : 2011, ça va encore
« Comment interpréter qu’une personne qui a signé un contrat illégal de 500 millions $ pour le compte de l’État burundais se retrouve promu Conseiller principal du Président chargé des questions économiques ? ».
C’est parce que celui qui l’a nommé se trouve être celui-là même qui l’avait envoyé signer le contrat illégal.
Qui ne peut pas répondre à cette question ?
Décidement, Pierre Nkurunziza devrait être jugé pour haute trahison. Tôt ou tard, il faudrait qu’il réponde à ses actes de corruption sinon il narguerait toujours la population.
Par Kilimbiro ce mercredi 22 juin 2011 à 19 : 23 : 54
Aides : 2011, ça va encore
Ayo biba asumba ayategekanijwe kukoreshwa nigihugu. Ils sont riches plus que l’Etat qui est obligé de quémander !
Par Kiragowe bagabo ce mercredi 22 juin 2011 à 22 : 16 : 32
Vyabindi nababwira
Voilà un fait alors. ces révélations sont correctes et exactes. Le journal IWACU est un grand journal.
A vous les commentateurs, ... qu’en dites-vous encore....
Merci beaucoup IWACU.
Par amatohoza ce mercredi 22 juin 2011 à 22 : 43 : 30
Aides : 2011, ça va encore
Rugira vyose ni wewe Waremye ako gauhugu k,u Burundi kandi Wari Warakagize ak,amata n,ubuki vya kweli none abatovyi ba nsumirinda badutse baza biyita ngo ni Wewe bashir imbere baragatembeje abana bawe nabo babapfukamye munda,barabica bongera babafungir ubusa ata kinya bafise, sijuwi hata kama wana hakili timamu kabisa ; iyo numvise rurya ruririmbo ngo"Warakoze Mana,integuro yawe ni nziza"ndababara siyo sili ! Ariko bitinde bitebuke Imana Yacu Izoturenganura kuko n,Imana Idakangwa na biracitse kandi n,inyuma ya zero ngo Irakora !!! Petero Nkurunziza mwenedata, ikebuke usubirane ako gakiza wiyambuye please erega mugenzi uvumwa na benshi ugatinda ugatota, sorry ariko sindaguciriy urubanza seulement urazi we peke ko normalement twari twarahamagariwe kuronder ubugororots,so, how about you ?
Par ` keza ce jeudi 23 juin 2011 à 00 : 56 : 23
Aides : 2011, ça va encore
Basha kurya umunwa nibibi , Ibintu vyose , ubuzima bwigihugu , bwishwe na nyakubahwa Petero nkurunziza . Kandi bitinde bitebuke azorengustwa avuge ico yamaze mumyaka cumi. Constitution imuha ububasha bwose bwokugorora ibigoramye , bwogukingira ibintu nabantu vyigihugu, mugabo siho ari ..... none atabishoboye ntiyotanga imihoho ???
Par Nkunduburundi Faridos ce jeudi 23 juin 2011 à 04 : 34 : 15
Aides : 2011, ça va encore
Merci roland voilà un article qui nous infirme avec objectivité contrairement à cette presse manupilée par sinduhije pour ses ambitions
Par ciza ce jeudi 23 juin 2011 à 09 : 28 : 54
Aides : 2011, ça va encore
None ko tutabona les infrastructures zubakwa ayo mahera ajahe ? Certainement dans les poches de quelques égoïstes. Nous demandons aux bailleurs de faire un suivi trop rigoureux.
Par umva ce jeudi 23 juin 2011 à 13 : 25 : 09
Aides : 2011, ça va encore
Ca va encore. Ce titre me depait.
Ne cherchez pas de midi a quatorze heure, le pays est deja offert au diable, pourvu que le diable donnent aux autorites actuels LES CHOSES....
En un seul mot PAS DE RESPECT DE LA CONSTITUTUION, PAS DE DEVELOPPEMENT.
Qu’ on ajoute dans la constitution que les corrompus doivent etre subir le meme sort que les Genocidaires ou autres criminaires.
Par gikona ce jeudi 23 juin 2011 à 15 : 27 : 56
Aide fatal
l’aide n’a jamais été utilé chers ambassadeurs donnent un exemple d’un pays qui a reçu cet aide pour enfin sortir de la pauvrette je sais la réponse est aucun. Sans l’aide c’est mieux de vérifier et contrôle la croissance et l’épargne à longterme sans oublier que cette aide ne fait qu’on augmente le fardeau de notre dette extérieur Pour applique cette politique il faut Etre près à faire des sacrifices majeur
Par ce jeudi 23 juin 2011 à 23 : 16 : 30
Aides : 2011, ça va encore
Hello,we need to know this :"aid to Africa in not part of solutions for the problems we have,in fact aid is the problem itself.It fosters corruption,limits private investments n competition,causes conflicts,....".
Et surtout l’aide entraine un manque d’imagination dans l’entreprenariat.
Par KIRAHIYE ce mardi 28 juin 2011 à 23 : 45 : 05
Aides : 2011, ça va encore
Comment peut on expliquer un budget de mille milliards pour un pays comme le notre (Burundi) où les investissements à terme ont disparu ? C’est inouï !! Quelle gouvernence !!!!!
Par gaga ce vendredi 1er juillet 2011 à 00 : 55 : 39
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