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Sécurité routière : chiffres alarmants

04-08-2011

Selon les procès verbaux établis par la police de roulage, les accidents de la route connaissent une forte augmentation depuis l’année 2000. Les causes diffèrent et une association, l’Aseravr, prône pour la lutte contre cette insécurité routière grandissante

« 1.094 accidents en 2000 ; 2.000 en 2005 ; 2.500 en 2008 en mairie de Bujumbura et 3.305 sur les routes du Burundi au cours de l’année 2009 », lance d’une voix alarmiste Emmanuel Sengiyumva, président de l’Association pour la Sécurité Routière et l’Assistance aux Victimes de la Route (Aseravr).

En mairie de Bujumbura, la moyenne des accidents est estimé à 8 par jour et 277 par mois. Sans compter les cas d’arrangement à l’amiable qui ont lieu en dehors de Bujumbura et dont les statistiques ne sont pas connus.

Sengiyumva énumère quelques causes de ce fléau qui ne cessent d’emporter des vies humaines : « Le non respect de la priorité, les excès de vitesse, l’étroitesse des chaussées, le manque de signalisation, la conduite en état d’ivresse, le téléphone au volant, le cafouillage entre piétons, cyclistes, automobilistes et motards,… »

Il pose la difficulté, par exemple, d’attraper une personne en infraction d’excès de vitesse parce qu’il n’y a rien qui en montre la limite: « Les policiers sont corrompus. Si le chauffeur est fautif, un billet de deux milles francs Bu lui permet de continuer sa route » déplore-t-il

Le Burundi devrait suivre l’exemple des pays voisins, en matière de lutte contre les accidents routiers. En 2008, selon Syfia Grands Lacs (un journal sous-régional), ces accidents ont chuté de 30 % au Rwanda grâce à l’augmentation des contrôles de la vitesse et de l’alcoolémie, le contrôle technique des véhicules obligatoire tous les six mois, les caméras de surveillance installées dans les villes, etc.

Selon toujours ce journal, les amendes lourdes ont un effet dissuasif. Les chauffeurs qui dépassent la limite de vitesse de 80 km/h dans les provinces et 40 km/h en ville doivent payer 50.000 Frw, soit 100 $. On met à la fourrière les véhicules des fautifs qui doivent débourser au moins 100.000 Frw (200 $), plus les frais de transport du véhicule, et parfois encore plus s’ils ont occasionné des dégâts.

Le journal Iwacu a contacté le commissaire de la police de sécurité routière, sans succès.

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