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Elevage

Rutegama : pourquoi pas lui ?

Il s’appelle Cyrille Bivugire. Sur sa colline natale de Munanira, il est le premier mutwa à penser à l’élevage. D’une truie, il espère être un grand éleveur.

Cyrille Bivugire dans la porcherie à côté de sa truie ©Iwacu

Cyrille Bivugire dans la porcherie à côté de sa truie ©Iwacu

« On nous accuse toujours d’être incapables de faire l’élevage. Ils seront déçus quand ils trouveront quatre ou cinq porcs chez moi. Avec ma femme, nous avons juré de nous occuper de cet animal comme nous le faisons pour nos enfants », déclare Cyrille Bivugire.

D’après lui, il a toujours eu envie de pratiquer l’élevage. A chaque fois qu’il demandait aux associations et ONGs qui distribuent les vaches et les chèvres dans sa commune, tout le monde se moquait de lui : «  L’élevage exige des terrains où doivent être érigés les bâtiments d’élevage, des terrains pour cultiver les cultures fourragères pour le bétail. »

Ils lui conseillaient plutôt de garder les vaches de ses voisins. Il ne s’est pas découragé, ses prières ont été exhaussées. Il s’est confié à une association de la commune Rutegama. Il a aujourd’hui une truie qu’il garde jalousement. M. Bivugire s’en réjouit : «  La poterie ne sert plus aujourd’hui à grand-chose car la mode est à l’usage d’ustensiles de cuisine en aluminium. Je veux cultiver la terre et avoir du bétail comme mes voisins.»
Dans son projet, il est soutenu par sa femme Christiane Ntabangana. Celle-ci espère avoir dans quelques années plusieurs porcs et des champs fertiles.

Le petit bétail est approprié aux familles modestes

L’association Dutabarana qui lui a donné ce porc promet de faire soigner ce mammifère jusqu’à ce qu’il ait des petits. D’après Onésphore Nshimirimana, président de l’association Dutabarana, c’est une méthode qu’ils ont adoptée pour donner une chance à toute personne qui le désire d’avoir le petit bétail chez lui. « Il suffit que la personne en question manifeste la volonté d’entretenir un porc ou une chèvre. Mais pour l’instant, nous privilégions les porcs parce qu’ils se multiplient très vite»,a-t-il indiqué.
Toutefois, le bénéficiaire doit s’engager à respecter le contrat de l’association : « La première personne qui reçoit la truie doit l’entretenir jusqu’à ce qu’elle ait des petits .Il doit donc accepter de partager en deux avec les autres les porcelets issus de la première truie. Et le processus continue. M. Nshimirimana indique qu’aucun bénéficiaire n’a droit de vendre le porc reçu.

  5   Vos commentaires
  1. Komera Bivugire, nushigikirwe

  2. Racso69

    Excellente initiative. Mais comment la truie va-t’elle faire des petits s’il n’a pas de verrat? Et puis j’espère qu’il n’y aura pas de prédateur pour dépouiller ce monsieur de ce don…

  3. biranejereje cane

  4. Ukuri

    Iyo atari politike nta komantere … ?

    • Gigi

      Nuko vyama bimez ncuti

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