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RIP annales et primes!

Les fonctionnaires peuvent dire adieu aux annales, primes et autres indemnités conjoncturelles. Le gouvernement parle de suppression des disparités salariales. Les syndicats parlent plutôt d’une mesure qui risque de paralyser davantage l’économie nationale.

Thérence Gahungu : « Il aurait fallu une large concertation.»

Tharcisse Gahungu : « Il aurait fallu une large concertation.»

«Tous les instruments de l’Organisation internationale du travail (OIT) et la législation nationale du travail ont été violés avec cette mesure». Extrait d’une lettre envoyée au Deuxième vice-président de la République par la Confédération des syndicats du Burundi (COSYBU) et une vingtaine de syndicats non confédérés. C’est suite à une ordonnance ministérielle conjointe des ministres des Finances et de la Fonction Publique portant octroi d’une indemnité d’ajustement des disparités salariales.Dorénavant, plus d’annales ni de primes et autres indemnités conjoncturelles pour les fonctionnaires. Et ce durant quatre ans (2016-2019).

De l’avis de ces syndicats, le gouvernement ne devrait pas prendre cette décision sans avoir modifier d’autres textes, comme le Statut général des fonctionnaires, le Code du Travail et ses textes d’application. «Est-ce qu’une ordonnance ministérielle peut remplacer une loi?», s’interroge Tharcisse Gahungu, président de la COSYBU. De surcroît, poursuit-il, une loi ne peut pas être rétroactive. «C’est anormal qu’ils veulent reprendre les annales déjà octroyées en janvier 2016. C’est une ordonnance qui vient paradoxalement suspendre les droits acquis des travailleurs.» De plus, s’exclament certains syndicalistes, cela n’existe nulle part au monde où les travailleurs financent les salaires ou les augmentations salariales des autres.

« Une mesure à multiples conséquences »

Selon ces syndicats, cette décision va handicaper le fonctionnement de certaines institutions, comme la Mutuelle de la Fonction Publique (MFP), l’ONPR et l’INSS. «Ces institutions perçoivent leurs cotisations sur base du salaire. Si ce dernier est revu à la baisse, les cotisations suivent aussi», souligne Tharcisse Gahungu. D’après lui, le gel des annales va se répercuter sur la trésorerie de l’Etat dans la mesure où les impôts professionnels sur les rémunérations représentent une part importante des recettes nationales.

Une autre conséquence de cette mesure est la rentabilité des travailleurs. «Avec ce gel, les fonctionnaires ne seront plus motivés. Qu’on travaille bien ou mal, ça ne change rien.» Et de souligner que cette mesure va se répercuter aussi sur les engagements déjà pris par les travailleurs auprès des institutions financières. « Cette ordonnance a déjà commencé à mettre les gens en difficulté. C’est presque tout le monde qui va perdre avec cette mesure », assure S.B., un fonctionnaire.

Déshabiller saint Pierre pour habiller saint Paul

Le gouvernement burundais explique cette mesure par l’ajustement des disparités salariales. Pour les syndicats, le gouvernement a voulu honorer les engagements pris avec les enseignants. Tharcisse Gahungu trouve que le gouvernement n’a pas tenu compte de toutes les catégories des travailleurs censés bénéficiés de cet ajustement. Car il y a un bon nombre de travailleurs qui ont des salaires inférieurs à ceux des enseignants. «C’est vrai que les disparités salariales doivent disparaître, mais ce n’est pas comme ça qu’on s’y prend. Il aurait fallu une large concertation.»

Les syndicats demandent l’arrêt sans délai de cette mesure, sinon « les syndicats vont se réunir prochainement pour prendre des décisions appropriées conformes à la loi.» Iwacu a tenté de joindre le porte-parole du ministère des Finances, mais il était en mission à l’étranger.

  14   Vos commentaires
  1. ZAIRE JAMES

    Adieu aux annales, primes et autres indemnités conjoncturelles et dans quelque mois,le gouvernement des gangs ne sera plus à mesure de payer ses fonctionnaires!Cependant,les primes vont remplacer les salaires comme chez le géant voisin, la RDC!!!

    Cordialement

  2. Love Burundi

    C’est la faute au Rwanda !
    Le Rwanda, nous doit des explications.

  3. Putschiste du mandat de trop

    Tout ça parce qu’il y’a un homme, un seul et sa clique qui veulent s’éterniser

  4. Bintu

    None ko twebwe dufise imishahara mito tutidoga. Izo ngorane zirandamutse he? Nukuraba neza ko atazindi ntumbero ziri mu mitwe y’abo ba syndicalistes kuko abafonctionaires benshi bashima cane iyo ngingo Leta yafashe.

    • Stan Siyomana

      @Bintu: « None ko twebwe dufise imishahara mito tutidoga. »
      1. Normalement vous devriez vous plaindre/kwidoga car s’est sur que votre petit salaire ne vous permet pas de subvenir aux besoins de votre famille. Militer au sein d’un bon syndicat pourrait proteger vos droits de travailleur.
      2. Vous ne vous plaignez pas parce que certains droits des travailleur ne sont pas respectes par le pouvoir de Bujumbura (comme manifester contre la vie chere! Ahandi ho wihaye amabarabara ya Bujumbura, abapolisi ngo bokumesa!).
      3. Vous ne vous plaignez pas parce que vous essayez d’etre pragmatique et de tenir compte du taux (eleve) de chomage au Burundi. Bien heureux ces burundais qui peuvent decrocher un boulot.
      Vyontangaza numvise ko utamba ugatarika iyo uronse ako gashahara kawe.

  5. Gakara alphonse

    ndagize yambu mwirirwa mu vuga yuko nta kibazo u Burundi gifite,none se guhagarika imfashanyo nu Rwanda rubitera?mbabwire burya igihugu iyo gifite milice nuko (armes) itaba ikomeye urugero mu Rwanda hali interahamwe zigeze kuli million byatanze iki? nta nakimwe ni mwumvikane neza mureke kuvuga ngo kanaka ntacyo bizatanga.

  6. Gasozi

    Notre super ministre des fiances est tres patriote et super intelligent!! A un probleme reel pose, il en cree d’autres plus nombreux et compliques! Shut, il est la matiere grise du parti, personne ne peut poser une question apres sa decision. Je demande au syndicats de demander de participer au negociations. Si jamais elles auront lieu un jour bien sur.
    PS: Ntarindi ry’aba bohewe mu nzigo, mu urwanko n’ukwihora gusa.

  7. Kissinger

    Ariko muratwenza ngo  » la loi, la loi !! Ubu nta vyamategeko muzohembwa ayo babahaye ! vous prenez ou vous ne prenez pas ibintu ni vurugu vurugu none ko mbona ata na grève mwogira mwoca mumeswa

  8. KABULO

    Nuko basha natwe bishomeri turatekereje  » havuga uwo bubezwe nayo uwo buterurenwe n’ icibo ntakakaza »

  9. Bagaza

    Ces gens ne sont pas du tout serieux, ils veulent combattre toute bonne initiative du Gouvernement. Nous sommes prets a les combattre avec lda derniere energie. La formation patriotique doit continuer pour surtout eduquer cette clique de syndicalistes.

    • Stan Siyomana

      @Bagaza: « pour surtout eduquer cette clique de syndicalistes »
      SOUS D’AUTRES CIEUX, L’UNION FAIT LA FORCE
      En Afrique du Sud par exemple, quand les organisations politiques ont ete autorises a fonctionner librement dans le pays au debut de 1990, l’African National Congress-ANC (= parti au pouvoir actuellement) a cree Tripartite Alliance avec les syndicats (=Congress of South African Trade Unions-COSATU) et avec South African Communist Party (SACP).
      Le but de cette Alliance (qui existe toujours entre ces grands partenaires!) est l’etablissement d’une Afrique du Sud qui est democratique et non-raciale, et la transformation economique du pays.
      (Voir Tripartite Alliance, http://www.cosatu.org.za).

      • Akeze Lagrace

        Le Président COSYBU s’appelle Tharcisse Gahungu et non Thérence.

    • Putschiste du mandat de trop

      @Bagaza: Dommage que tu te permets de prendre le pseudonyme du seul chef d’Etat Burundais qui a avancé le Burundi malgré l’impuissance de ses prédecesseurs. Et pour t’achever cher hypocrite, ceux qui ont besoin de la formation patriotique sont ceux là meme qui veulent remplacer une loi par une simple ordonnance de la meme façon qu’ils tentent de remplacer notre constitution écrite pour 9 Millions de Burundais par le souhait d’un très petite clique composée de quelques hommes.

      • Bakari

        @Putschiste du mandat de trop
        « Dommage que tu te permets de prendre le pseudonyme du seul chef d’Etat Burundais qui a avancé le Burundi malgré l’impuissance de ses prédécesseurs »
        S’il t’a avancé, il ne faut pas prendre ton cas pour une généralité! Moi j’ai quitté ce pays depuis son règne jusqu’à ce jour! Et je ne m’en porte pas plus mal!

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