Économie

Un même taux pour la BRB et les changeurs

24-11-2015

La régulation des bureaux de change revient à la Banque de la République du Burundi. Une séance d’échanges à leur intention a été animée à la BRB, ce 23 novembre.

Dr Ephrem Niyongabo, expert conseiller de direction la BRB.

Dr Ephrem Niyongabo, expert conseiller de direction la BRB :  » Les devises ne sont pas disponibles infiniment… »

«Les devises ne sont pas disponibles infiniment. Cela ne doit en aucun cas être un prétexte pour les bureaux de change de modifier à leur guise les taux », martèle Dr Ephrem Niyongabo, expert conseiller de direction à la BRB.

Les changeurs présents dans la réunion n’ont pas caché leurs inquiétudes. «Nous peinons à trouver les devises, ce qui parfois justifie un taux élevé à l’achat», lance l’un d’entre eux. Ce à quoi M. Niyongabo tente de rassurer : « Les devises sont nécessairement disponibles pour toute personne qui va à l’étranger pour importer des marchandises, mais le commerce interne se fait en Fbu. Les bureaux de change ont droit de donner une somme ne dépassant pas 3000$ pour les particuliers..»

Le but de cette réunion entre la BRB et les changeurs est de rappeler que les bureaux de change ont l’obligation de travailler dans un cadre légal et qu’ils s’exposent à des sanctions en cas de délit. Il y a un taux de change de référence unique que la banque centrale fixe. « Les changeurs doivent s’y référer pour stabiliser la monnaie nationale », explique toujours M. Niyongabo.

Jean Ciza, gouverneur de la BRB, rappelle que la banque centrale doit protéger la valeur de la monnaie burundaise. Et d’insister sur son rôle de superviseur de l’activité des bureaux de change.

  22   Vos commentaires
  1. C’est rigolo quand on circule dans les bureaux de change à Bujumbura. Un citoyen étranger se mordrait les doigts en voyant le taux affiché et celui pratiqué. La différence est énorme (pas loin de 500F). Et le régulateur tourne les pouces à la BRB et se la coule douce le soir. Il ne peut pas y avoir de régulateur actuellement au Burundi. Tout comme l’ARCT est surnommée « régulateur » des télécommunications alors que les opérateurs de téléphonie mobile font la loi (voir l’implantation chaotique des antennes), la BRB est un tigre en papier lorsqu’il est question de « réguler » son secteur et pour preuve, les cadres de la BRB se bousculent dans les bureaux de change ou sur le trottoir lorsqu’il faut trouver les frais de mission. Inutile de s’agiter, l’ordre est apparent, le désordre est réel.

  2. Ubuntu

    Le rôle d’un expert n’est pas de faire plaire au politicien ou la personne qui l’a recruté. Son rôle est plutôt de donner un portrait réel du cas a traiter et de proposer des solutions afin d’améliorer la situation. Evidemment l’une des causes du sous développement dans notre pays est le recrutement des experts-charlatans qui dressent un faux portrait de la situation et de surcroît ne ne sont pas capables de faire des propositions concrètes pour améliorer la situation.

  3. melikiyoro

    Mbariza uwomu expert na BRB taux ya 1750 par 1usd ama agences de voyage harimwo na AIR BURUNDI SVP aho bayikuye

  4. Mon cher Expert,

    Je vous avez un doctorat en Economie.
    J estime que ce n’est pas un diplôme de complaisance, comme il en circule aujourd’hui (Nkabamwe bavuga ngo nahereye muri 1ere licence et j’étais forte en calcul, en ne sachant même pas qu’a un certain niveau, cela s’appelle Mathématiques).
    Ce que vous avez dit est simple démagogie.
    Ma question est la suivante, elle est courte: Entre vous DD, dans un cercle réduit, n’avez vous pas le courage de leur dire la vérité?
    Il y a un proverbe chinois, qui dit ceci.
    Lorsqu’on montre le soleil a un Im….le, il regarde votre doigt.

  5. Inamuco Kabudesiya

    Le taux de change obéit à la loi de l’offre et de la demande. S’il y a peu de devises sur le marché le taux monte, s’il y a beaucoup le taux baisse. On ne doit pas être un expert comme Dr Euphrem pour le savoir : c’est une leçon de l’école fondamentale (ECOFO). Notre expert porte les habits de politicien et nous parle du n’importe quoi. Si la BRB pense qu’il va imposer un taux de change, c’est qu’il est mal conseillé par ses « experts » comme Euphrem. Que la BRB freine la dollarisation des transactions intérieures, j’étais parfaitement d’accord mais vouloir imposer un taux de change est absurde. Les banques commerciales (BCB, ecobank, Bancobu, IBB,…) n’accordent des devises qu’à certaines catégories de clients, les autres se rabattent sur le marché parallèle ou « marché noir ». La mesure de la BRB au début octobre a eu pour conséquence que l’approvisionnement en devises (USD, EUR) a tari à cause de la spéculation. Les gens sont rationnels et ne veulent pas perdre. Je donne un exemple : Si on m’envoie 2500 USD par Western Union, si je retire dans une banque burundaise, je reçois 3 950 000 Fbu au taux de 1580. Comme le taux sur le marché « noir » est 1970, je préférai que l’on envoi comme étant à UVIRA en RDC, je paie moins 10 000 BIF de bus, je reçois 2500 USD que je convertie au taux de 1970, et j’aurai 4 925 000 BIF ce qui donne un gain de presque un million de BIF. Monsieur l’expert, sachez que les agents économiques burundais (comme d’ailleurs) ne sont pas « myopes » et vont s’adapter à toutes vos stupides décisions.

    • Merci Madame Inamuco. Il ne savait pas qu’il allait en avoir plein la gueule! Ce Dr perd son temps à la BRB certainement parce qu’il a des avantages pécuniaires mais franchement que fait-il? Il veut cacher la fumée alors que la maison brûle? Il a vraiment un costume de politicien et de politicien burundais car les autres ont des lignes rouges qu’ils ne franchissent pas même si le mensonge est toujours au menu! « Wait and see » comme disent les anglophones, mais j’ai peur que ce discours ne soit de courte durée.

    • Inanzoza

      Bravo Madame pour ce commentaire.

    • Theus Nahaga

      @Inamuco
      Merci pour votre illustration. Je crois que le gouvernement Burundais sais désormais pourqoui il n’y a plus de devises qui rentrent.
      Au passage je voudrais souligner que les devises qui rentrent par les transfèrs de la daspora dépassent de loin les aides internationales. Comme maintenant une bonne partie de ces transfers passent par Uvira, Butare ou autres villes frontalières, le manque à gagner pour l’économie Burundaise vont de plus en plus se faire sentir.
      Ce gouvernement tue le Burundi pour se maintenir, il gouvernera des cimetières

  6. Lewis Kana

    Depuis bientot une annee, l’economie de notre pays se deteriore de jour en jour. Pourtant, chaque fois que j’envois de l’argent à partir du Royaume Uni, je constate que le taux de change du livre sterling n’a pas beaucoup change vis a vis du franc bu. Je suis surpris meme de constater une legere hausse de la valeur du franc bu. Je ne suis expert en la matiere et j’aimerais quelqu’un m’expliquer ce phenomene. Merci.

    • Bakara

      @Lewis Kana
      « Pourtant, chaque fois que j’envois de l’argent à partir du Royaume Uni, je constate que le taux de change du livre sterling n’a pas beaucoup change vis a vis du franc bu. »
      J’ai la même question: en 2004 je suis à Buja et j’échange un euro à 1700fbu.
      En 2015 j’envoie un peu de sous par WU et me propose un taux de change de 1720 fbu!
      En même temps on me dit que le fbu perd de la valeur is-à-vis des monnaies étrangères! J’y perds mon latin!!!

    • Bakara

      @Lewis Kana
      « Pourtant, chaque fois que j’envois de l’argent à partir du Royaume Uni, je constate que le taux de change du livre sterling n’a pas beaucoup change vis a vis du franc bu. »
      J’ai la même question: en 2004 je suis à Buja et j’échange un euro à 1700fbu.
      En 2015 j’envoie un peu de sous par WU et me propose un taux de change de 1720 fbu pour un 1 euro!
      En même temps on me dit que le fbu perd de la valeur is-à-vis des monnaies étrangères! J’y perds mon latin!!!

      • Dié

        Si tu me dis ou tu fait l’echange, je deviens millionnaire, le dollars est a 1920, l’euro a plus de 2100!

  7. BurundiBwacu

    Combien s’échangent les dévisses chez les échangeurs et quelles différences avec la BRB actuellement?

  8. Jereve

    Sans être un grand expert, on peut comprendre que l’entrée des devises au pays a sensiblement baissé. D’une part, les bailleurs de fonds ne veulent plus mettre la main à la poche pour des raisons connues; d’autre part les touristes et burundais de l’étranger, qui apportent des montants non négligeables en devises, boudent ce pays où la sécurité n’est plus garantie. Au lieu de calmer la situation, le gouvernement vient de l’aggraver de plus belle en déclenchant le mouvement de séquestre des comptes de certaines associations sans but lucratif. Maintenant, tout le monde redoute la suite qui pourrait être le séquestre des comptes (en devises ou pas) des particuliers soupçonnés d’être anti 3ème mandat. La peur s’installe partout.

  9. Theus Nahaga

    Ces gens rêvent la BRB est une machine politique et la politique burundaise est un bateau ivre. Dans ces conditions croire qu’on peut stabiliser la monnaie burundaise par rapport aux autres monnaie relève d’une ignorance totale des notions les plus basiques de l’économie. Devant tant de bêtises et d’inepties, on est en droit de questionner le niveau de formation de ces soi-disants experts. Le régime Nkurunziza est un régime de médiocrité. le 90% dont nous parle Bunyoni qui seraient prêts à s battre pour ce régime, s’ils existent, sont des gens qui se complaisent dans la médiocrité. Nous devons nous demander comment nous en sommes arrivés là

  10. rita

    Le rôle de stabilisation de la monnaie n’est pas du ressort des échangeurs. Il revient au service public, ici BRB, en disponibilisant des devises en quantité suffisante. Et ces dernières, on n’en fabriquent pas, elles proviennent de l’extérieur, via les exportations, aides & dons, visiteurs étrangers & tourisme. Si l’Etat est capable d’agir sur tous ces paramètres pour disponibiliser ces devises, il n’a qu’à le faire. Au cas contraire, un particulier qui en aura besoin, et qui n’en trouvera pas à la BRB, ne fera que se rabattre aux échangeurs qui eux pratiquent la loi de l’offre et la demande. Ces échangeurs trouvent généralement ces devises dans la voie que l’Etat ne peut pratiquement pas contrôler, celle des bdais vivant à l’étranger qui envoient de l’argent à leurs parentés, de mains à mains!
    Mr l’expert, il ne faut pas se voiler la face, prenez le courage de dire la science! il n’y a pas de devises parce que le climat politico-sécuritaire n’est pas sain! Ce qui a réduit presque à zero tous les leviers susmentionnés. Le climat d’affaire n’est pas propice, bitumwe n’umugabo umwe! narekure iyo mandat, amahoro agaruke, abanyagihugu tuje kukivi,umwimbu wongerekane, dushore umusesekara, igihugu kibe nyabagendwa (bareke kugihunga canke tureke kubirukana),ibibanza vy’iratiro bitunganywe ku rugero rushemeye, imigambi y’iterambere itegurwe kandi ishirwe mu ngiro, izo devises zizoba zije kuyiranguura zizoheza zifashe ‘stabilisation de la monnaie », kuko hari ibikoresho bitari bike biri ngaha iwacu bizokora muri iyo migambi! Sindi umuhinga wavyo, ariko intumbero nyamukuru ndafise urugero rwo kuyibona. Giramahoro.

    • Dié

      Ne croyez pas qu’il ne comprenne pas l’economie, mais c’est plutot un geste pour ransonner tous les echangeurs non-DD! en les accusant de ne pas respectez les consignes de la BRB, et deslors, contre le troisieme MANDAT!

  11. Le Gouverneur de la Banque nationale qui a vite oublié tout ce qu’il a etudié a cause du bain de sang!!!

  12. BIZOZA

    la stabilisation de la monnaie burundaise dépend du niveau économique de notre pays. Avec une économie à genoux, comment voulez-vous stabiliser la monnaie?

  13. Tango

    La BRB, elle aussi croit que l’on peut fixer tout probleme par la force, la farce, le manque de transparence, la manipulation, la menace et la corruption??? Au Burundi, on n’oublie jamais de pointer du doigt les autres (seuls a l’origine et responsables de tout gachis) comme la Belgique, l’UE etc…Les puissants cadres (par ailleurs membres influents du parti) de la BRB ne font que « copier et coller » le systeme DD. Cette logique va-t-elle pourtant sauver le Burundi pendant combien de temps?

  14. NIBAMBANZE

    Oui, Il y a un taux de change de référence unique que la Banque centrale fixe. « Les échangeurs doivent s’y référer pour stabiliser la monnaie nationale », Mai, la BRB pourra-t-elle réussir dans ce combat pour le respect de la réglementation de change au moment où, le peu des devises qui entrent au pays proviennent des aides et non pas des produits exportés???? je doute!!!!! Il faut d’abord mener de politiques d’investissement pour avoir des produits à exporter afin de permettre l’entrée en masse des devises. Comme ça, le taux de change pourra être respecté étant donné qu’il n’y aura plus des problèmes liés au manque de devises, et par conséquent, il n’y aura plus de spéculations dans le vente et achat de devises. Parallèlement à la Banque Centrale, l’état a donc, à travers sa politique économique, un grand rôle dans ce combat.

  15. Burka

    Mon cher Euphrem, expert conseiller, ce taux fixé par la BRB est lié à quoi? tu peux nous donner la précision. Est-ce que la BRB pourvoit en devise ces bureaux de change? si oui pourquoi les bureaux de change se soustrairaient-ils à la démarche de la Banque centrale. Cela à mon avis signifie que la BRB cherche des intérêts sur chaque devise donnée aux Bureaux , mais beacoup plus, la BRB ne contrôle pas ces agents en interne. Si non comment expliquer l’existence d’un taux réel (BRB et toutes les banques) qui devient apparent au niveau des Bureux de change?

    En espérant que vous lisez les commentaires de ce journal

    Burka

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